La migraine est une maladie neurologique qui porte le cerveau à produire des crises en réponse à certains déclencheurs. La fréquence et la sévérité de ces crises varient d'une personne à l'autre.
Une crise migraineuse est plus qu’un simple mal de tête car elle s’accompagne d’autres symptômes neurologiques comme des nausées, des vomissements, une intolérance aux sons et à la lumière. On peut rencontrer des difficultés à se concentrer et la douleur est pulsatile et peut être précédée d’auras visuelles. La personne est dans un véritable orage inflammatoire chimique et électrique qui l’empêche de mener à bien ses activités professionnelles ou personnelles.
Plusieurs catégories d'aliments sont identifiées comme des déclencheurs possibles, mais pas pour tous les patients. En fait, le pourcentage de migraineux sensibles à des déclencheurs alimentaires est assez faible (moins de 10%) sauf pour l'alcool. L'alcool est le déclencheur le plus puissant. Le chocolat, au contraire, est souvent blâmé à tort.
Si on présume que le cerveau migraineux est sensible aux états inflammatoires, il devient logique de diminuer les causes d'inflammation dans le corps autant que possible.
Le jeûne est un déclencheur de migraine, et la prise de sucres raffinés peut produire un pic d'insuline suivi d'une diminution de la glycémie qui pourrait, en théorie et chez certains, déclencher une crise. La consommation de sucres est liée à d'autres problèmes de santé, donc en théorie la diminution de ces sucres est souhaitable.
La caféine est un traitement reconnu des crises de migraine, et ceci est bien démontré. Cependant, la prise régulière de caféine peut rendre le cerveau sensible et dépendant, ce qui peut entraîner des crises si la caféine est cessée. Aussi, on recommande de limiter la prise de caféine chez les migraineux, surtout si les crises sont fréquentes. Si la personne souffre d'anxiété et d'insomnie, alors raison de plus de limiter, car la prise régulière de caféine peut produire de la fatigue chronique.
Pour la prévention, certains produits naturels, comme la vitamine B2, le citrate de magnésium et la coenzyme Q10, ont montré une certaine efficacité dans des études médicales. Ceci dit, leur effet n'est pas toujours impressionnant, il faut prendre de fortes doses, et aussi payer les suppléments qui ne sont pas toujours remboursés.
Plusieurs de mes patients se sont améliorés en régularisant leur alimentation et en incluant des collations santé dans leur routine. Les périodes religieuses du Ramadan et du Yom Kippour envoient plusieurs migraineux dans les salles d'urgence en raison de crises déclenchées par le jeûne. Aussi, je ne recommanderais pas le jeûne à un migraineux.
Il existe plusieurs catégories de déclencheurs autres que les aliments: manque de sommeil, stress, relâche de stress, stimulation sensorielle accrue, variations hormonales, posture cervicale, variations atmosphériques.
Les déclencheurs varient d'une personne à l'autre, et s'accumulent. Plus il y a de déclencheurs présents (une soirée arrosée, des charcuteries, relâche de stress, musique forte...), plus le risque de crise augmente. Il n'est pas toujours facile de faire la part des choses mais en général je crois que les facteurs alimentaires sont un peu surestimés, alors que le rôle du sommeil et de la gestion de l'énergie, par exemple, sont sous-estimés.
Vous êtes intolérant à l'histamine ? Vous souffrez de troubles inconfortables comme des maux de tête ou des problèmes digestifs ? Il est important de surveiller de près votre alimentation, car certains aliments riches en histamine peuvent aggraver ces réactions.
L'histamine est une molécule produite naturellement par le corps et présente dans certains aliments. Elle joue un rôle clé dans le système immunitaire, notamment en déclenchant des réponses inflammatoires lors de réactions allergiques. Toutefois, chez certaines personnes, l’organisme ne parvient pas à dégrader correctement cette substance, entraînant une accumulation dans le corps.
Les signes les plus courants incluent des maux de tête, des troubles digestifs (ballonnements, diarrhées), des rougeurs, des démangeaisons et parfois même des difficultés respiratoires.
Contrairement à une allergie où le système immunitaire réagit de manière excessive à une substance, l’intolérance résulte d'une défaillance dans la dégradation de l’histamine, principalement en raison d'une carence en une enzyme appelée la diamine oxydase (DAO).
Le diagnostic de l’intolérance à l’histamine passe souvent par un régime d’exclusion où les aliments riches en histamine sont éliminés, puis réintroduits progressivement pour observer les réactions. Ce processus permet de déterminer quels aliments posent problème.
Pour soulager les manifestations liées à une intolérance à l’histamine, une supplémentation en enzymes, en DAO, peut être prescrite pour aider à dégrader l’histamine plus efficacement.
De nombreux aliments, en particulier ceux qui ont été fermentés, vieillis ou transformés, contiennent des niveaux élevés d’histamine.
Les fromages affinés comme le roquefort, le parmesan, l’emmental, le brie, le comté ou le cheddar ainsi que les fromages à pâte fondue (La vache qui rit, Kiri…) sont particulièrement riches en histamine. Plus le processus d’affinage est long, plus la concentration d’histamine augmente.
Les charcuteries telles que le jambon, le salami et les saucisses sont souvent des sources élevées d’histamine en raison de la fermentation et du fumage qui sont des processus générateurs d’histamine. La viande séchée, notamment le bacon et la viande de Grisons, est également problématique.
Les poissons en conserve, comme le thon, les sardines, le maquereau ou les anchois sont particulièrement riches en histamine. Même les poissons frais, s'ils ne sont pas directement consommés, peuvent devenir riches en histamine. Cela est dû au fait que certaines bactéries présentes sur les poissons peuvent convertir l'histidine en histamine. Les mollusques et les crustacés sont, quant à eux, des libérateurs d’histamine.
Conseil : privilégiez le poisson frais et assurez-vous qu'il soit bien réfrigéré.
Le vin, surtout le vin rouge, ainsi que d'autres boissons alcoolisées comme la bière et le champagne, sont riches en histamine.
Les légumes fermentés comme la choucroute et le kimchi sont des aliments typiquement riches en histamine. La fermentation, qui est un processus naturel de conservation, stimule la production d'histamine. Cela concerne également les boissons fermentées comme le kombucha et le vinaigre.
Conseil : évitez les aliments fermentés si vous êtes sensible à l'histamine.
Les tomates, qu’elles soient consommées crues, en sauce ou en jus, sont naturellement riches en histamine. L'aubergine, tout comme la tomate, est un légume qui fait partie de la famille des solanacées, connue pour sa teneur en histamine. Les épinards sont des légumes sains mais malheureusement riches en histamine, que ce soit sous leur forme fraîche ou cuite.
Les fraises et les framboises, bien qu’elles soient riches en vitamines et antioxydants, sont connues pour provoquer des réactions chez les personnes intolérantes à l’histamine. Le cacao, notamment dans le chocolat noir, contient des niveaux élevés d’histamine. Les produits fermentés à base de soja, tels que la sauce soja, le tofu et le miso, sont riches en histamine.
Les aliments contenant de la levure, comme le pain levé ou certains produits de boulangerie, favorisent la libération d’histamine.
La tyramine est un précurseur de catécholamines qui sont des vasoconstricteurs endogènes. Elle est principalement dégradée par une enzyme, la monoamine oxydase A.
La tyramine provoque de l’hypertension artérielle et des migraines. Elle potentialise également l’histamine selon les spécialistes. La tyramine est fortement associée à la migraine, à la pression artérielle élevée (hypertension), à la dépression et à la maladie de Parkinson selon les recherches médicales.
Cette substance se forme lorsque le vieillissement d’un aliment entraîne la dégradation des protéines.
La sensibilité individuelle varie énormément, rendant difficile l’établissement de recommandations universelles. Les concentrations mesurées peuvent atteindre pour l’histamine 1 300 µg/kg dans certains fromages.
L’association tyramine-histamine amplifie les effets vasculaires responsables des migraines.
Dans ma clientèle, environ 15 à 20% des migraineux rapportent une corrélation avec certains fromages. Les clients les plus sensibles réagissent dans les 2 à 6 heures suivant la consommation.
Curieusement, certains tolèrent parfaitement un fromage mais pas un autre de même famille. Certains clients établissent des cartes personnelles de tolérance selon les fromages.
Chaque jour, un grand nombre de patients migraineux souffrent de cette maladie migraineuse, souvent sans identifier le moindre facteur déclenchant. Des études réalisées montrent que ces choix peuvent aider à soulager la douleur, diminuer la fréquence des attaques et calmer les vaisseaux sanguins.
Les aliments peuvent influencer la migraine via différents mécanismes biologiques. À l’inverse, d’autres aliments apportent des nutriments protecteurs : magnésium, oméga-3, vitamine B2, coenzyme Q10...
La tyramine est un composé naturellement présent dans les aliments vieillis, fermentés ou mal conservés. L’aspartame, la sucralose, le glutamate monosodique (MSG) et certains colorants sont régulièrement pointés du doigt.
Commencer la journée par un petit déjeuner équilibré aide à éviter les fluctuations glycémiques souvent liées au déclenchement de migraines. Une carence en magnésium est fréquente chez les personnes migraineuses. Les oméga-3 réduisent l’inflammation systémique et améliorent la fonction mitochondriale cérébrale. Des études ont montré qu’une supplémentation en riboflavine (400 mg/jour) permettait de réduire les jours de migraine mensuels. Même une légère déshydratation peut déclencher une migraine.
Basé sur un journal alimentaire, il permet d’identifier des déclencheurs propres à chaque individu.
Certains aliments sont reconnus comme facteurs déclenchants chez certains migraineux : le chocolat, les fromages fermentés, la charcuterie, l’alcool (notamment le vin rouge), les aliments riches en glutamate (additif E621), ou encore les édulcorants comme l’aspartame.
Le saut de repas, une hypoglycémie ou un jeûne prolongé peuvent provoquer une crise de migraine.
Chaque migraineux est unique. Un aliment déclencheur chez l’un sera sans effet chez l’autre. Une alimentation équilibrée et adaptée ne guérit pas la migraine, mais elle peut en limiter les crises, en réduire l’intensité, et améliorer considérablement la qualité de vie.
L'insomnie est un trouble du sommeil qui affecte des millions de personnes dans le monde. Elle peut être causée par divers facteurs, y compris des habitudes alimentaires. Certains aliments peuvent perturber votre sommeil en raison de leurs propriétés stimulantes ou de leurs effets sur la digestion.
Voici une liste de 8 aliments à éviter avant de dormir :En évitant ces aliments avant le coucher et en adoptant des habitudes alimentaires plus saines, vous pouvez améliorer la qualité de votre sommeil. N'oubliez pas que chaque personne est différente, et ce qui fonctionne pour une personne peut ne pas fonctionner pour une autre. Il peut être utile de tenir un journal alimentaire et de sommeil pour identifier les aliments qui perturbent votre sommeil et ajuster votre alimentation en conséquence.
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