Le régime Seignalet, aussi connu sous le nom de régime hypotoxique, repose sur l’idée que certaines molécules présentes dans notre alimentation « moderne » peuvent provoquer des réactions inflammatoires et contribuer au développement de diverses maladies. Cela ne vous aura pas échappé, tous les régimes ne visent pas à favoriser la perte de poids.
C’est notamment le cas du régime Seignalet, aussi connu sous le nom de régime hypotoxique et mis au point en 1985 par le docteur Jean Seignalet (1936-2003), médecin biologiste et spécialiste de l’immunité. Son objectif principal ? Réduire l’inflammation dans le corps en évitant les aliments qui pourraient être mal tolérés ou qui pourraient causer une réaction immunitaire.
En effet, le régime Seignalet est basé sur l’hypothèse que de nombreuses maladies sont causées par une hyperperméabilité intestinale qui permet à certaines substances contenues dans les aliments de pénétrer dans la circulation sanguine et de déclencher une réponse inflammatoire.
Détox Manger hypotoxique : plus en forme sans toxines !
Le régime Seignalet est donc un régime sans gluten et sans caséine (protéines extraites du lait), qui préconise du frais, du cru, et des cuissons douces.
Selon l’association Jean Seignalet : « Les aliments que nous consommons ont subi de nombreuses transformations moléculaires. Et certains de ces aliments, classiquement considérés comme sains sont devenus totalement indigestes pour certain(e)s d’entre nous ».
Miser sur une supplémentation en vitamines, en minéraux et en oligo-éléments, « car les modes de production actuels fournissent souvent des aliments poussés trop vite, moins riches en nutri-aliments ».
En évitant les aliments potentiellement inflammatoires (le gluten, les produits laitiers et les aliments transformés), le régime Seignalet peut aider à réduire l’inflammation dans le corps.
En encourageant la consommation d’aliments frais, non transformés et biologiques, l’alimentation hypotoxique favorise la santé globale et limite notamment le risque de maladies cardiovasculaires.
En théorie, les résultats de la méthode Seignalet se font sentir sur les petits maux, mais aussi sur de nombreuses maladies chroniques. Au cours de ses travaux, le médecin a observé des résultats positifs pour 91 des 115 pathologies qu'il a étudiées.
Toutefois, il est important de rappeler que les preuves scientifiques soutenant ces bienfaits sont limitées : aucune étude indépendante n’a encore permis de prouver méthodologiquement l’efficacité du régime Seignalet sur les pathologies en question. Des recherches supplémentaires sont donc nécessaires pour confirmer ses vertus et ses impacts sur la santé à long terme.
Commençons par le plus évident : pour une cuisine antidouleur, éliminer le gluten de notre régime alimentaire se révèle très souvent efficace. Il s’agit d’une protéine, qui se retrouve dans un grand nombre de céréales, en particulier le blé et ses dérivés.
A la base, le gluten ne pose pas de problème, mais depuis la période faste de l’après guerre, cette protéine a été modifiée pour en accroître ses propriétés. En effet, c’est elle qui est responsable du liant des préparations de boulangerie.
La théorie du Docteur Seignalet tient en peu de mots : le gluten a tellement été modifié ces dernières décennies que l’évolution humaine n’a pas suivi la cadence. Résultat : notre corps ne reconnaîtrait plus le gluten comme un aliment nutritif. Le taux de personnes intolérantes, voire allergiques, a explosé en l’espace de 30 ans !
Le régime hypotoxique élimine tous les laits animaux (et pas seulement le lait de vache). Mais pourquoi donc ? D’après le Docteur Seignalet, le lactose, que l’on trouve dans le lait de vache, n’est pas le seul composant du lait qui soit incompatible avec nos enzymes.
La caséine favoriserait les inflammations du corps, et serait donc responsable de nombreuses douleurs. Or, la caséine est présente également dans les laits de chèvre et de brebis.
On va ici faire attention aux modes de cuisson de nos plats. Une cuisson violente (à plus de 110°C) détériore la nourriture et produit des glycotoxines, responsables de nombreuses maladies. Il est temps de délaisser la poêle à frire pour préparer notre poisson à la vapeur ou au four en papillote. Adieu brochettes grillées à même le feu de bois, et bonjour tartares, bouillons et viandes mijotées !
Aliment à supprimer : maïs doux, polenta. Pour garder le côté croquant des grains de maïs dans vos salades, vous pouvez les remplacer par des dés de poivron ou des noisettes concassées.
La nature a créé des matières grasses bonnes pour la santé, alors pourquoi les dénaturer ? Une huile raffinée est très appauvrie en vitamines et en nutriments.
Toutes les épices sont permises, ainsi que les herbes aromatiques. Certaines épices, comme le curcuma, ont même des effets anti-inflammatoires.
Alors là, pas de pitié. Tous les plats préparés que vous trouverez dans le commerce sont bourrés d’additifs : conservateurs, agents de texture, colorants… rarement naturels !
La plupart des boissons contiennent du sucre raffiné. Mais rassurez-vous, je ne vais pas vous dire de ne boire que de l’eau ! C’est l’occasion de découvrir, si vous ne les connaissez pas encore, ces fameuses boissons naturelles comme le kombucha ou le kéfir d’eau. Ces boissons « magiques » sont en fait des probiotiques, réputés pour rééquilibrer la flore intestinale. Par ailleurs, rien ne vous empêche de boire du thé ou du café, mais si possible sans sucre blanc.
Pour ce qui concerne l’alcool, il n’est pas interdit dans l’absolu (mais à consommer bien sûr avec modération). Toutefois, le vin rouge est à privilégier pour ses vertus anti inflammatoires, complètement en accord avec le régime hypotoxique. La bière, en revanche, est fabriquée à base de malt de céréales (orge, froment ou seigle), et contient du gluten.
Voici quelques idées de plats et de menus qui s'inscrivent dans le cadre d'une alimentation hypotoxique :
Voici un exemple de menu pour une journée :
| Repas | Exemple de plat | Ingrédients clés |
|---|---|---|
| Petit-déjeuner | Porridge de quinoa | Quinoa, lait de coco, fruits frais |
| Déjeuner | Salade composée | Légumes variés, huile d'olive, graines |
| Dîner | Curry de légumes | Légumes, lait de coco, épices |
Tout d’abord, le régime Seignalet implique la suppression drastique de nombreux groupes d’aliments, y compris les céréales contenant du gluten, les produits laitiers, les légumineuses, les viandes rouges, etc. Cela peut rendre le régime difficile à suivre sur le long terme et peut entraîner des carences nutritionnelles si l’équilibre alimentaire n’est pas bien planifié.
Rappelons-le, le régime Seignalet ne convient pas à tout le monde : certaines personnes peuvent bien tolérer les aliments exclus par ce régime, tandis que d’autres peuvent ressentir de lourds effets négatifs. Au début du régime, elles peuvent être en proie à des maux de tête, à une fatigue importante, à une douleur musculaire intermittente, voire à des épisodes de diarrhée, le temps que leur corps élimine les toxines et s’adapte à sa nouvelle alimentation.
La consommation de viande crue et de poissons crus augmente aussi le risque de contamination bactérienne (listeria, toxoplasmose, E.coli, salmonelles, etc.).
Si adapter une recette ne fait pas partie de vos points forts, ou que les conversions de mesures vous font faire des cauchemars, pas de panique. N’hésitez pas à partager ici vos recettes et astuces.
Pour ma part, en plus de soulager visiblement mes douleurs chroniques, ce régime est pour moi une occasion en or de découvrir de nouvelles saveurs, d’autres techniques, et finalement d’aller à la rencontre de la nouveauté.
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