Les rennes, créatures emblématiques des régions arctiques, sont confrontés à des défis alimentaires sans précédent en raison du réchauffement climatique. Une étude récente révèle un changement surprenant dans leur régime alimentaire, avec des conséquences potentielles sur leur santé et leur survie.
Le renne (Rangifer tarandus), également appelé caribou, est un mammifère herbivore originaire des régions arctiques et subarctiques d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Nord. Il appartient à la famille des cervidés et est parfaitement adapté aux environnements froids et enneigés.
À l'intérieur du long museau, il y a une grande surface sur laquelle l'air entrant peut être réchauffé, et l'humidité peut être extraite de l'air expiré pour conserver l'eau.
Le renne a une distribution circumpolaire qui couvre les parties nord d'Amérique du Nord et d'Eurasie. On le trouve en Alaska, au Canada, dans les parties les plus septentrionales des États-Unis, en Norvège, en Finlande, en Russie, au Groenland, en Islande et en Mongolie. La population de rennes la plus au nord se trouve dans les îles de Svalbard, dans le Haut Arctique. Le renne habite la toundra arctique et subarctique, ainsi que la forêt boréale de conifères.
Aire de répartition du renne (Rangifer tarandus)
Le renne est un animal herbivore dont le régime alimentaire se compose d'un large éventail de plantes, cette espèce sélectionnant généralement la nourriture la plus nutritive et la plus digeste. Les nouvelles pousses vertes et les feuilles sont mangées au printemps et en été, tandis qu'en hiver, le renne utilise son odorat pour trouver des tapis de lichen et de plantes cachés sous la neige. Remarquablement, les rennes peuvent voir la lumière ultraviolette qui les aide également à trouver de la nourriture pendant l'hiver.
Etant un ruminant, le caribou se nourrit principalement de lichen, qu’il trouve un peu partout tout au long de l’année. Il se nourrit également d’herbes, de feuilles d’arbres comme le bouleau, d’écorce , de champignons et de buissons. Il mange aussi ses propres bois une fois ceux-ci tombés, étant riches en calcium.
Dans l’Arctique, des rennes ont changé de régime alimentaire. Les cervidés de l’archipel norvégien du Svalbard, au large du Groënland, se sont mis à manger… Des algues, révèle une étude récemment réalisée des chercheurs de l’Université norvégienne des sciences et des technologies, épaulés par des scientifiques américains et danois. Ce n’est pas normal : en principe, ces quelque 20 000 rennes du Svalbard, endémiques de l’archipel norvégien, se nourrissent plutôt de petites plantes ou du lichen.
L’hiver, les rennes fouillent la neige à la recherche de végétaux, ou cherchent de quoi se nourrir dans les rares zones non couvertes de neige. Mais avec le réchauffement climatique, la pluie tombe de plus en plus souvent, en hiver. Au sol, l’eau gèle. Une couche de glace impossible à briser se forme à terre, et les rennes ne peuvent plus se nourrir. Alors, ces cervidés se dirigent vers la côte, où ils trouvent des algues rabattues par la mer, et qui ne sont pas recouvertes de glace.
Renne mangeant des algues sur le littoral du Svalbard
Et si ces cervidés ont changé d’alimentation, c’est à cause du réchauffement climatique, selon les auteurs de l’étude. Pour comprendre, il faut revenir à la manière dont s’alimentent les rennes. L’hiver, ils fouillent dans la neige qui recouvre une bonne partie de l’archipel à la recherche de plantes, expliquent les auteurs de l’étude dans un article publié sur le site de l’Université norvégienne des sciences et de la technologie. Ils peuvent aussi chercher des végétaux dans les rares zones non couvertes de neige.
Le problème, c’est qu’avec la hausse des températures, les précipitations prennent de plus en plus souvent la forme de pluie, et de moins en moins souvent la forme de neige. Une fois au sol, l’eau de pluie gèle. Conséquence, une couche de glace très dure se forme à terre. Et si le sol est recouvert d’une couche de glace que les rennes ne peuvent pas briser… Ils ne peuvent plus se nourrir.
Même s’ils trouvent à manger sur le littoral, les rennes du Svalbard effectuent tout de même des allers-retours entre le bord de mer et l’intérieur des terres, à la recherche des rares endroits qui ne sont pas recouverts de glace. « Il semblerait qu’ils ne peuvent pas se nourrir exclusivement d’algues », explique Brage Bremset Hansen, biologiste à l’Université norvégienne des sciences et des technologies, et l’un des auteurs de l’étude, dans un article publié sur le site de l’établissement. Les algues restent donc, pour ces rennes, un complément. Et l’étude n’évoque pas les conséquences potentielles de ce régime sur la santé des cervidés, ni les apports nutritionnels de ces algues.
« Les rennes ont une capacité d’adaptation surprenante. Ils arrivent à trouver des solutions pour de nouveaux problèmes comme le changement climatique rapide, et ils développent des stratégies variées. La plupart d’entre eux sont capables de survivre dans des conditions très dures. »
Les auteurs de la récente étude sur l’alimentation des rennes ne sont pas les seuls à s’intéresser au Svalbard. L’archipel se réchauffe plus rapidement que presque toutes les autres régions sur Terre, selon un rapport publié en février par le Centre norvégien du climat et relayé par l’agence Reuters. Cette hausse des températures pourrait entraîner une augmentation du nombre de coulées de boues et d’avalanches et avoir des conséquences « dévastatrices », selon ce rapport.
Renne en Europe ou caribou au Canada, il est un grand cervidé que l'on retrouve essentiellement dans les pays scandinaves, en Asie et en Amérique du Nord. Un peu inhabituel en dehors de ses habitats naturels, le renne est pourtant une viande à privilégier durant un régime hypocalorique pour sa faible teneur en calories : avec 155 calories pour 100 grammes (quand elle est rôtie sans ajout de matières grasses), la viande de renne est un délice allégé qui propose une saveur fumée et sauvage très originale.
Elle est reconnue comme une viande faible en lipides : ces derniers sont essentiellement représentés par des acides gras insaturés, qui sont excellents pour apporter une quantité de "bon" cholestérol tout en faisant diminuer le taux de "mauvais" cholestérol. Présents en grande quantité dans la viande gibier en général et dans le renne en particulier, le zinc et le sélénium sont des sels minéraux essentiels au bon fonctionnement de l'organisme.
Le zinc est indispensable à la protection du système immunitaire et joue un rôle dans la cicatrisation des plaies. Le sélénium intervient dans la biodisponibilité des enzymes particulièrement actives sur la lutte contre les radicaux libres responsables du développement de différentes affections comme les cancers, les maladies cardiovasculaires et le vieillissement tissulaire.
Comme toutes les viandes rouges, le renne est une excellente source de phosphore et de fer qui agissent conjointement sur le renforcement et la création de nouvelles cellules. Inclure de la viande de renne à son alimentation permet de combler différentes carences dans différents régimes alimentaires.
| Nutriment | Lait de renne | Lait de vache |
|---|---|---|
| Matières grasses | 15 g | 4 g |
| Protéines | 9,9 g | 3,2 g |
| Lactose | 2,5 g | 4,8 g |
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