Alimentation Diététique et Nutrition: Définitions et Distinctions

Deux disciplines médicales sont concernées par l’alimentation : la diététique, qui s’intéresse aux pratiques alimentaires, dont font partie les régimes, et la nutrition, science médicale qui étudie les rapports entre l’alimentation et la santé.

Définitions Fondamentales

L’alimentation désigne tout ce qui touche à la nourriture, constituée d’aliments qui sont préparés pour être ingérés au cours des repas, ensuite digérés et enfin absorbés pour participer au métabolisme énergétique. Au cours de ce processus, les aliments sont transformés en nutriments, dont il existe trois catégories que sont les protides (les protéines), les glucides (les sucres) et les lipides (les graisses).

L’être humain est naturellement omnivore ; en conséquence, il est censé avoir une alimentation diversifiée, comportant des fruits, des légumes, des céréales (dont le pain), des produits laitiers (ou laitages), mais aussi, de la viande et du poisson.

Cependant, l’alimentation humaine relève de pratiques culturelles très différentes d’un endroit à l’autre du globe, bien que la mondialisation ait tendance à les uniformiser sous forme de ce que l’on appelle communément la « malbouffe ».

La maîtrise du feu est probablement une des plus grandes avancées techniques qu'elle a connues, dans la mesure où elle a permis de cuire les aliments disponibles, et donc de les cuisiner. La cuisine est omniprésente dans notre vie quotidienne, puisqu’il faut se nourrir pour vivre. Quand elle est réalisée dans le but de procurer du plaisir, par l’assemblage subtil des saveurs et des textures des produits utilisés, simples ou nobles, la cuisine se transforme en gastronomie.

Qu'est-ce qu'un légume?

Signalons en passant la définition du mot « légume », que tout le monde ne connaît pas nécessairement : un légume est la partie comestible d’une plante potagère, c’est-à-dire une plante que l’on fait pousser dans un potager, pour un usage personnel, et dont la culture à plus grande échelle constitue le maraîchage.

Cette partie comestible peut être : un bulbe (oignon), un ensemble de feuilles (laitue), une fleur (artichaut), une graine (pois), une jeune pousse (asperge), un pétiole (céleri), une pseudo-tige (poireau), une racine (carotte), un tubercule (pomme de terre), ou encore un fruit, comme la tomate ou le concombre.

On voit tout de suite la confusion possible entre un fruit et un légume, puisque certains fruits, au sens botanique du terme, sont considérés comme des légumes, ce terme étant exclusivement à usage culinaire.

Importance des Fibres Alimentaires

Les fibres alimentaires sont les parties des végétaux qui ne sont pas transformées par les enzymes digestives, et donc non absorbées. Dépourvues de valeur énergétique, elles sont cependant indispensables au bon fonctionnement de l’intestin.

Les nutritionnistes préconisent dans différentes situations un régime riche en fibres; dans d’autres circonstances ponctuelles, c’est l’inverse qui est préconisé : régime sans résidu, autrement dit régime pauvre en fibres, recommandé dans les jours qui précèdent une coloscopie. De nombreux aliments sont riches en fibres.

Diététique : Principes et Applications

La diététique est l’ensemble des règles qui doivent orienter dans le bon sens l’alimentation d’un individu ou d’une population, tout en respectant les pratiques alimentaires qui sont de nature culturelle. Son but est de permettre aux individus de garder ou de retrouver un poids stable, et de préserver ou d’améliorer leur santé.

Les principes de la diététique sont mis en œuvre par des personnels paramédicaux appelés diététiciens, qui sont en fait majoritairement des femmes. Une consultation de diététique dure environ une heure, le temps de faire le point sur les habitudes alimentaires du sujet, pour garder les bonnes et faire évoluer les mauvaises.

Ces principes peuvent donc servir pour un usage individuel, comme nous venons de le voir (perdre du poids, ou réalimenter un opéré), et aussi collectif, comme ceux qui devraient prévaloir dans la restauration collective.

La diététique se définit comme une discipline paramédicale qui utilise l’alimentation pour prévenir et traiter les maladies. Le rôle du diététicien est crucial dans ce domaine. Ces professionnels sont formés pour élaborer des plans alimentaires personnalisés qui répondent aux besoins spécifiques de chaque individu.

Les diététiciens jouent également un rôle éducatif en promouvant une hygiène de vie saine. Ils informent leurs patients sur les bonnes pratiques alimentaires, aidant ainsi à instaurer des habitudes durables. L’alimentation diététique ne se limite pas aux individus souffrant de maladies chroniques ; elle concerne tout le monde.

EQUILIBRAGE ALIMENTAIRE - PERTE DE POIDS - PRISE DE MUSCLE : La NUTRITION expliquée (simplement) 🌮

Nutrition : Science et Processus

La nutrition désigne l’ensemble des processus à l’œuvre dans la transformation des aliments qui permet d’assurer les fonctions métaboliques de l’organisme. Le médecin nutritionniste est un médecin qui possède soit un DESC (Diplôme d’études spécialisées complémentaires), ou à défaut soit un DU (Diplôme universitaire), soit un DIU (Diplôme interuniversitaire) en nutrition.

Les nutritionnistes qui s’intéressent plus particulièrement aux micronutriments s’arrogent le droit à l’appellation non officielle de micronutritionniste.

La nutrition est une science qui étudie les aliments et les nutriments, leur assimilation par le corps, et leur rôle dans la santé humaine. La nutrition est une science qui examine de manière approfondie les aliments et les nutriments. Elle s’intéresse non seulement à la composition des aliments, mais aussi à la manière dont notre corps les utilise pour soutenir notre santé.

Là où on utilise le terme d'aliments en diététique, on parle de nutriments en nutrition. La nutrition et la diététique sont souvent employées de manière interchangeable, pourtant elles représentent deux concepts distincts.

La nutrition est un thème large englobant l’ensemble des éléments permettant le bon fonctionnement de l’organisme. Elle représente le mécanisme par lequel le corps synthétise la nourriture qui lui est apportée. Cela permet ainsi la création de ce que l’on appelle les nutriments, les vitamines, les calories… La nutrition fait ainsi référence au rôle de chaque molécule dans le fonctionnement de l’organisme.

Ainsi, une bonne alimentation permet la mise en place d’une bonne nutrition. Une alimentation équilibrée correspond à un apport en nutriments adapté aux besoins de l’organisme. Pour permettre un fonctionnement optimum, il est important de varier les prises alimentaires (ne pas toujours manger la même chose). En effet, chaque aliment possède des propriétés d’apports spécifiques.

Il est important de noter que les pratiques alimentaires doivent être propres et adaptées à chaque individu. Pour accompagner les personnes dans la mise en place de ces bonnes conditions et pratiques alimentaires, des projets de suivi personnalisé sont mis en place. Toute personne peut nécessiter et susciter un accompagnement dans ses prises alimentaires.

Les modifications constantes de la vie peuvent conduire à des changements dans les habitudes alimentaires, mais aussi dans la relation que l’on pouvait avoir avec d’anciennes habitudes alimentaires. Au cours du temps, certains comportements peuvent ne plus correspondre aux besoins de notre métabolisme.

Rôle de l'Alimentation dans la Santé

Le rôle de l’alimentation dans l’apparition de certaines maladies est indéniable, mais pas toujours facile à prouver. Un argument souvent utilisé est le constat que certaines maladies sont fréquentes dans certaines régions du globe, comme la diverticulose sigmoïdienne en Europe occidentale, mais rares dans d’autres régions, qui ont un mode alimentaire très différent, comme l’Afrique, où la diverticulose est exceptionnelle.

Cependant, entre Africains et Européens, l’alimentation n’est pas la seule différence.

Dénutrition et Malnutrition

Dans la dénutrition, les apports énergétiques sont insuffisants pour couvrir les besoins énergétiques de l’organisme. Deux mécanismes peuvent aboutir à la dénutrition : la carence d’apport (diminution des entrées) ou l’hypermétabolisme (augmentation des sorties).

Le premier mécanisme s’observe dans les différents types de jeûne, et dans les cancers en phase terminale. En revanche, dans les pays riches comme le nôtre, on n’observe pas de dénutrition due à la famine, si fréquente en Afrique.

L’hypermétabolisme s’observe dans différentes circonstances, comme les brûlures, les interventions chirurgicales lourdes, ou la cicatrisation, très consommatrice d’énergie.

Quand la nutrition naturelle n’est plus possible, que ce soit temporairement ou définitivement, on recourt à la nutrition artificielle, qui peut se faire selon deux modalités : alimentation entérale ou parentérale. La première utilise l’intestin, la seconde le court-circuite.

Dans l’alimentation entérale, les éléments nutritifs sont apportés directement dans le tube digestif, soit dans l’estomac (sonde gastrique ou gastrostomie d’alimentation), soit dans le jéjunum, partie initiale de l’intestin grêle (jéjunostomie d’alimentation).

Dans l’alimentation parentérale, les liquides nutritifs sont passés par voie veineuse, en utilisant une grosse veine proche du cœur (voie veineuse centrale, VVC). La nutrition parentérale est moins physiologique que l’alimentation entérale, laquelle n’est cependant pas toujours possible.

En Réanimation, les patients sont souvent nourris et hydratés de manière artificielle. Si la question se pose de déclencher une procédure de limitation et d’arrêt des traitements, il est important de savoir que la nutrition et l’hydratation sont considérés comme des traitements, et non comme des soins.

Équilibre Alimentaire et Obésité

La première qualité d’une alimentation, c’est d’être équilibrée, de manière à subvenir à l’ensemble de nos besoins, et à nous permettre d’être dans le meilleur état de santé possible, notamment grâce à un poids stable, le plus proche possible du poids dit « idéal », estimé par le calcul de l’indice de masse corporelle ou IMC.

Selon l’OMS, l’IMC doit être compris entre 18,5 et 25 pour être corrélé avec le meilleur état de santé possible. Cette zone correspond à ce que l’on appelle le « poids idéal » ou « corpulence normale ».

Nos habitudes alimentaires et notre mode de vie sédentaire favorisent l’éclosion de l’obésité, qui a pris une telle ampleur que l’on parle parfois d’épidémie d’obésité. Actuellement l’obésité est le fléau des classes populaires, contraintes pour des raisons économiques de se contenter d’une alimentation industrielle trop sucrée et trop salée.

Autrefois, les catégories défavorisées souffraient plutôt de la faim, quand ce n’était pas de la famine, et l’obésité était réservée aux personnes qui avaient les moyens de se nourrir abondamment. De plus, les pratiques alimentaires, naguère très différentes d’un endroit à un autre de la planète, ont tendance à s’uniformiser sous l’effet de la mondialisation, au point que le « fast fooding », trop gras et trop sucré, est devenu la norme mondiale, avec en outre le remplacement de l’eau de boisson par des sodas.

Régimes Alimentaires

Un régime alimentaire est un ensemble de consignes alimentaires prescrit par un professionnel, qu’il soit diététicien, nutritionniste, diabétologue, cardiologue. Le but d’un régime est d’améliorer durablement un état pathologique aigu ou plus souvent chronique, ou encore de prévenir l’apparition de certaines maladies, et donc de rester en bonne santé.

Un régime peut donc être prescrit dans un grand nombre de circonstances : le diabète et les autres maladies métaboliques (régime pauvre en acide urique par exemple), les maladies cardiovasculaires (régime sans sel), certaines maladies digestives (régime sans gluten), et surtout le surpoids (régime hypocalorique), etc.

Les habitudes alimentaires de certaines populations à forte espérance de vie sont souvent copiées par d’autres populations sous forme de régimes (régime crétois). Mais il est vraisemblable que la plupart des régimes destinés à perdre du poids relèvent de l’autoprescription à partir de conseils donnés par un grand nombre de magazines plus ou moins sérieux.

S’ils sont équilibrés et qu’ils respectent les règles d’une bonne nutrition, il n’y a rien à redire ; mais, le plus souvent, ces régimes ont pour objectif une perte de poids rapide, qui sera immanquablement suivie de l’effet « yoyo » à l’arrêt du régime.

Si l’on veut perdre durablement du poids, il faut modifier tout aussi durablement ses habitudes alimentaires, en évitant les restrictions impossibles à tenir sure la durée.

Parmi les compléments alimentaires, certains sont indispensables, comme la vitamine D, sous peine de carence, d’autres, les plus nombreux, relèvent souvent d’un effet de mode.

Consommation d'Alcool

Toutes les boissons alcoolisées contiennent de l’alcool éthylique, mais à des concentrations différentes. Ce qui compte, ce n’est pas la quantité d’une boisson que l’on ingère, mais la quantité d’alcool consommée. Les verres dans lesquels sont servies les boissons alcoolisées ont une contenance calculée pour que cette quantité soit la même quelle que soit la boisson.

En clair, on consomme la même quantité d’alcool en buvant un demi de bière et un verre de cognac. Il n’est pas inutile non plus de rappeler que c’est l’alcool qui est toxique par lui-même ; en conséquence, boire une bouteille de gros rouge qui tache ou d’un grand cru Bordeaux revient exactement au même en terme de toxicité.

Allergies et Intolérances Alimentaires

Les allergies et les intolérances alimentaires semblent être de plus en plus fréquentes. Rappelons la différence entre une allergie et une intolérance, qui n’est pas toujours bien comprise, les deux mots étant souvent employés l’un pour l’autre.

Une allergie se définit par l’apparition de manifestations non spécifiques de l’allergène après contact avec celui-ci, réactions de type cutané (œdème, éruption, démangeaisons) ou respiratoire (dyspnée), le maximum étant représenté par l’œdème de Quincke. Certains patients allergiques aux arachides peuvent mourir après en avoir consommé par inadvertance.

L’intolérance se définit par des réactions spécifiques, comme la diarrhée provoquée par la consommation de gluten chez les sujets intolérants (maladie cœliaque). Le point commun aux deux, c’est la nécessité de supprimer tout contact avec la substance responsable, ce qui pose problème en cas d’intolérance au gluten, tellement ce produit est présent dans notre alimentation.

Ces produits sont donc interdits par la médecine, ce qui est très différent des interdits alimentaires culturels, qui sont souvent de nature religieuse. C’est ainsi que Juifs et Musulmans se retrouvent sur un point, l’interdiction de manger du porc.

Diététique vs. Nutrition : Une Distinction Essentielle

Dans l’univers complexe de la diététique et de la nutrition, comprendre les différences entre ces deux disciplines permet de mieux apprécier leur complémentarité. Saviez vous que choisir des produits diététiques ou suivre un repas diète peut varier considérablement selon que l’on privilégie un point de vue nutritionnel ou diététique ?

Reconnaître l‘importance distinction entre nutrition et diététique est essentiel pour naviguer efficacement dans le domaine de la santé alimentaire. Chacune de ces disciplines joue un rôle crucial : la nutrition se concentre sur l’étude scientifique des aliments, tandis que la diététique s’applique à utiliser ces connaissances pour améliorer la santé.

Collaborer avec un professionnel qualifié, qu’il s’agisse d’un nutritionniste ou d’un diététicien, assure un accompagnement personnalisé et adapté à vos besoins spécifiques. Cette distinction clé répond à la question : « Quelle est la différence entre nutrition et diététique ?

La diététique est une branche appliquée de la nutrition qui se concentre sur l’alimentation et la gestion des régimes alimentaires pour la santé et le traitement de diverses conditions ou maladies. Les diététiciens sont des professionnels de la santé qui utilisent leurs connaissances en nutrition pour offrir des conseils alimentaires personnalisés, élaborer des plans de repas et intervenir dans des conditions de santé spécifiques nécessitant une modification de l’alimentation, comme le diabète, les maladies cardiaques, les allergies alimentaires, et les troubles alimentaires.

En résumé, alors que la nutrition concerne l’étude scientifique des aliments et de leur impact sur la santé, la diététique se concentre sur l’application pratique de cette science pour promouvoir la santé et gérer des maladies à travers une alimentation adaptée.

Professionnels de la Diététique et de la Nutrition

Les termes de diététicien et nutritionniste doivent être utilisés ensemble car ils désignent une seule et même profession. A distinguer du métier de médecin nutritionniste. Il est impossible de se dire diététicien-nutritionniste sans diplôme, ni en utilisant les termes de diététicien ou nutritionniste seuls.

  • Diététicien : il élabore des plans alimentaires personnalisés pour aider à prévenir et gérer des maladies par le biais de l’alimentation.
  • Nutritionniste : en tant que médecin, le nutritionniste peut diagnostiquer et traiter des pathologies graves liées à l’alimentation.

Pour ceux qui aspirent à devenir diététicien, plusieurs options de formation s’offrent à vous. Le BTS Diététique est une voie classique, reconnue pour sa solidité académique et son approche pratique.

Formations en Diététique

  • BTS Diététique traditionnel : un parcours en présentiel dans des établissements spécialisés, avec un programme structuré couvrant la nutrition, la biologie, et la physiopathologie.
  • BTS Diététique à distance : une alternative flexible permettant d’étudier à votre rythme.
  • Alternance BTS Diététique : combine études théoriques et expérience professionnelle.

A l’heure actuelle, seule le BTS diététique délivre un diplôme reconnu par l’État (annuaire de l’éducation nationale). Contrairement à certaines idées reçues, les Diplômes Universitaires ne sont pas des diplômes d’État.

Les Apports Nutritionnels Conseillés (ANC)

Les Apports Nutritionnels Conseillés (ANC) se définissent comme des valeurs de références moyennes mesurées à partir d’un groupe d’individus définis selon leur sexe, leur âge ainsi que leur condition physique. L’ANC est un besoin moyen standard.

Les ANC permettent de couvrir, avec une marge de sécurité, les besoins de près de 97,5% des individus en bonne santé. A titre d’exemple l’ANC du calcium pour une femme de 35 ans est de 900 mg par jour.

Conclusion (omise)

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