Figure emblématique des savanes africaines, la girafe est le plus grand animal terrestre, avec une hauteur pouvant avoisiner les 6 mètres ! Cet élégant mammifère est aussi caractérisé par un pelage recouvert de taches de toutes formes et aux motifs différents selon les sous-espèces. Sa tête est quant à elle surmontée de petites « cornes » appelées ossicônes.
Une girafe dans son habitat naturel.
La girafe est essentiellement folivore, c’est-à-dire qu’elle se nourrit surtout de feuilles, en particulier d’acacias, les muqueuses épaisses de sa bouche la rendant insensible aux épines de ces arbres. Elle peut également consommer des fleurs, des fruits et parfois des herbes.
Son régime alimentaire inclut près de 50 espèces et varie en fonction des saisons. En saison sèche, les girafes consomment également des rameaux et des feuilles desséchées. Les Légumineuses, et en particulier des Acacia, constituent une bonne part de sa diète. Ses lèvres préhensiles et sa longue langue lui permettent de prélever des rameaux, feuilles et fruits sur les espèces épineuses.
Une girafe mange entre 35 et 65 kg de nourriture par jour. Un mâle adulte peut manger jusqu’à 60 kg de nourriture en une journée. Les femelles sont généralement plus sélectives et choisissent les parties de plantes à plus haute valeur nutritive.
Il faut noter que des observations ont été faites sur des girafes consommant des nids d’oiseaux avec les œufs et les oisillons ou de la viande sur des carcasses d’antilopes.
La girafe est le plus grand animal terrestre car après des millions d'années d’évolution, la girafe a acquis un cou particulièrement allongé qui lui permet notamment de brouter haut dans les arbres. Malgré sa taille, le cou de la girafe, qui peut mesurer près de 2 mètres de long, a le même nombre de vertèbres cervicales que le nôtre, soit 7 !
Quand les girafes mangent des feuillages elles peuvent atteindre des points situés à 6 m de haut. La girafe dispose d’un cœur beaucoup plus gros que tous les autres mammifères. Celui-ci pèse plus de 10kg, pour un rythme de 150 à 170 pulsations par minute. La pression artérielle est donc deux fois supérieure à celle de l’homme.
Pour remonter le sang et donc l’oxygène au cerveau, elle dispose de tout un réseau de muscles annulaires au niveau de son cou. En revanche, lorsque l’animal se penche vers le sol, pour boire par exemple, les valvules de la jugulaire bloquent en partie le sang, pour l’empêcher de retomber en trop grosse quantité vers le cerveau.
Position particulière de la girafe pour boire.
Cet herbivore boit tous les 2-3 jours si l’eau est disponible et peut ingurgiter jusqu’à 40 L d’eau. Cependant, la girafe peut rester plusieurs jours sans s’abreuver si elle trouve un complément aqueux dans son alimentation, en particulier dans les jeunes feuilles surtout si elles sont couvertes de rosée. Cet herbivore boit dans une position particulière, les pattes antérieures très écartées, en forme de V, et est alors vulnérable vis-à-vis des prédateurs.
La girafe est principalement distribuée dans les habitats ouverts des savanes sèches soudano-sahéliennes, en particulier dans les régions riches en Acacia spp. et Combretum spp. Elle pénètre cependant dans les savanes arborées à boisées et dans les forêts claires. Grégaire, non territorial et sédentaire sur un vaste territoire, cet ongulé forme des troupeaux très fluctuants, comptant jusqu’à 40 individus mais de 1 à 12 en moyenne.
La structure sociale est composée d’un ou plusieurs mâles, de femelles avec leurs petits et d’individus subadultes. Le troupeau est dominé par le plus grand mâle et guidé par une femelle. Les vieux mâles vivent solitaires et sont très mobiles, à la recherche de femelles en chaleur.
Les girafes passent la plus grande partie de la journée à manger et à mâcher le bol alimentaire non seulement quand elles se reposent mais aussi quand elles marchent. Elles sont très recherchées par les pique-bœufs et les hérons garde-bœufs qui se nourrissent des tiques qui les parasitent notamment sous le ventre et dans la zone des parties génitales où le poil est plus fin. Les girafes s’activent aussi à faire le nécessaire en grattant leur ventre par des mouvements de va-et-vient sur des buissons et sur des rochers atteignant 180 cm.
Il n’existe pas de période définie de reproduction chez la girafe, elle peut avoir lieu toute l’année. La gestation dure en moyenne 440 jours et conduit à la naissance d’un seul petit (rarement deux). À sa naissance, le girafon pèse déjà une cinquantaine de kilos et mesure environ 2 mètres, et grandira d’environ 3 centimètres par jour. Il n’y a que 50 % de chance de survie dans la nature pour un girafon et celui-ci sera sevré vers l’âge d’un an.
La girafe n’a comme seuls prédateurs naturels les lions et les hyènes. Du fait de sa grande taille, elle représente une proie difficile, mais elle est plus vulnérable lorsqu’elle se penche en écartant les pattes avant pour boire. Les jeunes sont la proie des Lions principalement et il existe une forte mortalité atteignant plus de 50 % au cours de la première année. En milieu naturel, la longévité de la girafe est d’environ 25-30 ans.
La girafe est principalement menacée de disparition par la dégradation et la perte de son habitat dues à l’expansion agricole et urbaine. Elle est aussi braconnée pour sa viande et les poils de sa queue, avec lesquels sont confectionnés des bracelets. Dans sa globalité, l’espèce est classée « Vulnérable » (VU) sur la liste rouge de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature), avec une population estimée à moins de 100 000 individus sauvages.
Le statut de conservation de la girafe, Giraffa camelopardalis, en Afrique de l’Ouest et centrale est à « faible risque, dépendant des mesures de conservation ». Il faut cependant préciser que la distribution de la sous-espèce Giraffa camelopardalis peralta, autrefois répandue du Mali au Cameroun, est actuellement restreinte au Niger (population la plus occidentale du continent) et au Cameroun. La sous-espèce Giraffa camelopardalis antiquorrum est bien représentée plus à l’est avec malgré tout des risques liés au braconnage et aux conflits armés en Afrique centrale. On la retrouve au Tchad, au Soudan et dans le nord de la République centrafricaine.
En Afrique de l’Ouest, le Niger est le dernier pays à abriter une population de girafes qui se maintient dans la région de Kouré et du Dallol Bosso Nord, à environ 100 km de la capitale Niamey. Ces animaux vivent en milieu naturel, en l’absence de tout prédateur, mais dans un environnement où la présence humaine est forte. Ils y côtoient ainsi aussi bien les populations humaines que les animaux domestiques (bétail).
La réduction des habitats utilisés par les girafes et le braconnage ont conduit à la mise en œuvre, en 1996, d’un projet de développement visant à leur protection et à la sensibilisation des communautés locales à la conservation de cette espèce. Les actions entreprises et les mesures de sensibilisation au travers de l’Association de Sauvegarde des girafes du Niger (ASGN) ont rapidement permis une augmentation de la population de girafes qui est passée de 50 individus au début du projet à plus de 150 en 2006. Elles ont également conduit à faciliter le partage de l’espace entre l’homme, le bétail et cet ongulé.
Malgré cela, la survie de la girafe au Niger demeure encore fragile et sa conservation sur le long terme ne pourra être assurée que dans le cadre d’un développement socio-économique intégré prenant en compte la gestion et la valorisation des ressources naturelles, en collaboration avec les communautés locales.
En conclusion, le changement climatique représente une menace sérieuse pour les girafes, affectant leur habitat, leur alimentation et leur comportement.
tags: #alimentation #des #girafes #type #et #quantité
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic