Le nerf vague, le plus long des nerfs crâniens, joue un rôle crucial dans la communication entre le cerveau et le système digestif. Il s’étend du tronc cérébral jusqu’au système digestif en passant par tous les organes viscéraux. D’où son nom dérivé du mot latin « errant, vagabond ». Il est responsable de la régulation du cœur, des poumons, des muscles de la gorge et des voies respiratoires, du foie, de l’estomac, du pancréas, de la vésicule biliaire, de la rate, des reins, de l’intestin grêle et d’une partie du gros intestin, pas moins.
On connaît le nerf vague via le bien connu malaise vagal qui survient lorsque le nerf est trop actif. A contrario, lorsqu’il est peu actif, cela entraîne divers désagréments qui n’ont pu être reliés à ce nerf que récemment.
Est-ce vraiment notre cerveau ou notre manque de volonté qui nous pousse à grignoter certains aliments ?
Selon le Dr Navaz Habib, auteur du livre Activez votre nerf vague : « Une fois que l’on a compris que les fringales liées aux aliments qu’exigent nos bactéries intestinales sont en réalité des signaux relayés par le nerf vague à travers le système sanguin, il devient possible de reprendre la main et de modifier notre alimentation pour obtenir un effet bénéfique, non seulement sur notre microbiote, mais aussi sur notre santé globale.
La stimulation du nerf vague, notamment sa branche intestinale supérieure droite pourrait être liée à la motivation et au plaisir. En effet une étude publiée dans le journal Cell, a révélé l’existence d’une population de neurones de récompense à cet endroit. Ces neurones fonctionneraient de la même manière que ceux de la récompense du système nerveux central.
Les personnes qui ne ressentent pas ces sensations et chez qui se développent des troubles du comportement alimentaire souffrent probablement d’un dysfonctionnement du NV. En effet, durant le repas, ce dernier informe le cerveau sur la quantité et la composition du repas, signal qui permettra d’induire une sensation de satiété.
Selon le Dr Habib, « un nerf vague insuffisamment actif peut ne pas être en mesure d’envoyer efficacement ce signal. Conséquence : une sensation continuelle de faim, une absence de perception de la satiété, et une suralimentation au cours des repas. Lorsque le nerf vague fonctionne normalement, il faut moins de 15 à 20 minutes pour se sentir rassasié après un repas.
L’inflammation est l’un des mécanismes de défense qui a permis la survie de l’humanité contre un vaste nombre d’agents pathogènes. C'est en effet le mécanisme d'alerte et de mobilisation du système immunitaire. Puisque le système immunitaire a pour fonction de corriger toute anomalie, le corps réagit par l’inflammation à toute agression, y compris les stress mentaux et émotionnels.
Le nerf vague, s’il est correctement activé, participe à la régulation de l’inflammation. Un médicament antihistaminique, la famotidine, a permis de réduire les symptômes du COVID-19 dans des essais contrôlés, mais on ignorait par quel mécanisme.
Une mauvaise composition du microbiote intestinal et un dysfonctionnement du NV pourraient porter atteinte à notre capacité de créer des souvenirs. Une étude de l'Université de Virginie sur des rats a montré que la stimulation de leurs NV renforçait leur mémoire.
Le neurotransmetteur acétylcholine, dont la sécrétion est induite par le nerf vague, ordonne aux poumons de respirer. Le nerf vague participe ainsi à gérer la variation du rythme cardiaque (VRC) c’est-à-dire la variation de la durée de l'intervalle de temps séparant 2 battements de cœur consécutifs.
À l’inverse, une mauvaise respiration provoque une mauvaise gestion du stress et peut être aussi le synonyme d’un dysfonctionnement vagal. Selon le Dr Habib, « l’un des signes de ce dysfonctionnement est qu’après un évènement stressant la fréquence cardiaque ne se normalise que lentement et la respiration reste longtemps superficielle. La personne capable de se calmer et ralentir son rythme cardiaque a un nerf vague qui fonctionne très bien.
Vous entendez peut-être parler du NV pour la première fois mais la bioélectronique s’en sert déjà. En utilisant des implants qui fournissent des impulsions électriques à diverses parties du corps, elle permet de stimuler avec succès le NV pour traiter l'inflammation, les migraines et l'épilepsie. La bioélectronique, un domaine d'études médicales en plein essor, pourrait représenter l'avenir de la médecine.
Quand on souhaite changer son hygiène de vie, on pense souvent à d’abord modifier son alimentation. Ce qui s’avère être une sage décision quand on sait qu’une hygiène alimentaire trop riche en aliments transformés peut favoriser les inflammations, les maladies auto-immunes, le diabète de type 2 et autres types de pathologies.
Sofiane Khayat, coach en santé, diplômé de l’école IIN Intégrative Nutrition, également auteur du livre Ma routine anti-inflammatoire aux éditions Larousse, nous a expliqué tout l’intérêt de ce mode de vie pour la santé du corps.
« Les aliments transformés, c’est l’inflammation par excellence », lance Sofiane Khayat. Selon lui, cette alimentation riche en sucre, mauvaises graisses, qui contient par ailleurs peu de minéraux, de nutriments et de vitamines, favorise l’accumulation de toxines dans le corps.
Evidemment, l’alimentation n’est pas l’unique déclencheur. C’est plutôt l’exposition répétée aux facteurs d’inflammation qui créent des problèmes de santé. Par exemple, le stress, l’alcool en quantité excessive, l’exposition aux produits chimiques…
« Ce n’est pas non plus du jour au lendemain qu’on constate qu’on est sujet à des inflammations », prévient le coach en santé. C’est en ce sens que le professionnel recommande de rester vigilant pour mieux prévenir les signes subtils d’inflammations. Parmi eux, on peut noter les ballonnements, les gaz répétés, ou même les diarrhées.
« Ça ne commence par forcément avec des douleurs élevées, c’est progressif en fonction de la surcharge d’inflammation », ajoute-t-il encore.
« On ne peut pas vivre sans inflammation », relève tout de même Sofiane Khayat. En effet, lorsqu’on se cogne, qu’on a un bleu ou un bouton, c’est aussi le signe que notre corps veut se défendre. En revanche, on peut en éviter certaines, en essayant de ne pas surcharger son foie par le tabac, le sucre, ou l’alcool par exemple.
Bonne nouvelle, notre alimentation, peut nous aider à réduire les risques d’inflammation.
Du côté des aliments à éviter, le coach en nutrition recommande de réduire la consommation de certains glucides comme le pain blanc, ou les pâtes, afin d’éviter le gluten, « l’un des grands suspects de l’inflammation ».
A la place, il conseille les yeux fermés la patate douce, les pommes de terre ainsi que tous les pseudo-céréales comme le quinoa.
Quant au riz ou aux certains fruits susceptibles de contenir des traces de pesticides, Sofiane Khayat recommande de les laver et en trempant ses aliments durant une vingtaine de minutes afin « d’éliminer jusqu’à 90 % des pesticides ».
Tableau des aliments anti-inflammatoires et pro-inflammatoires
| Aliments anti-inflammatoires | Aliments pro-inflammatoires |
|---|---|
| Légumes verts (épinards, brocolis) | Aliments transformés |
| Poissons gras (sardines, saumon) | Aliments riches en sucre |
| Fruits rouges (fraises, framboises, myrtilles) | Mauvaises graisses |
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