Bébé se tord quand vous voulez le mettre au sein pour l’allaiter, et vous ne savez pas comment le soulager ? Il souffre peut-être de coliques. Les coliques sont des douleurs abdominales qui surviennent chez les nourrissons de moins de 3 mois. Pour autant, les coliques ne sont pas dangereuses.
Une des causes possibles est une immaturité du système digestif du nourrisson. Une autre cause possible est une intolérance ou une sensibilité alimentaire chez le nourrisson. La venue des coliques pour bébé peut être stressante pour les parents. Le nouveau-né n’arrête pas de se tortiller, ce qui rend difficile son alimentation.
Il n’existe pas une liste universelle d’aliments à éviter pendant l’allaitement pour les coliques : chaque bébé réagit différemment. Pour y voir plus clair :
En cas de coliques très intenses, de pleurs inconsolables, de vomissements répétés ou de sang dans les selles, parlez-en rapidement à votre pédiatre ou médecin : il peut s’agir d’autre chose qu’une simple sensibilité alimentaire.
Votre bébé souffre de coliques et vous vous demandez si ce que vous mangez pourrait en être la cause ? En effet, il est possible que certains aliments consommés par la maman pendant l’allaitement jouent un rôle dans l’apparition de gaz ou de ballonnements chez bébé. On parle bien ici de ce que mange la maman et non l’enfant, dans la mesure où les coliques surviennent à un moment où il n’a pas débuté la diversification alimentaire.
Le chocolat contient de la caféine et de la théobromine, deux stimulants qui peuvent, en grande quantité, rendre certains bébés plus agités. Cela ne signifie pas que le chocolat est interdit, mais plutôt qu’il est à consommer avec modération, surtout si vous buvez déjà du café ou du thé.
Si vous remarquez que bébé dort moins bien après plusieurs carrés de chocolat noir ou un gros bol de chocolat chaud, essayez :
Le miel est souvent confondu avec un aliment interdit pendant la petite enfance. Ce qui est dangereux, c’est le miel donné directement au bébé de moins d’un an (risque de botulisme). En revanche, une maman qui allaite peut consommer du miel : les spores ne passent pas dans le lait comme telles.
Les autres édulcorants (sirop d’agave, érable, stevia, etc.) sont à considérer comme du sucre : modération, surtout si vous surveillez votre énergie, votre poids ou votre glycémie.
Œufs crus, charcuterie et produits animaux peu cuits comportent un risque d’intoxication alimentaire. Ce risque concerne surtout votre confort et votre santé à vous, pas directement le lait maternel.
Pour limiter les problèmes :
En cas de fièvre, vomissements importants ou suspicion d’intoxication, consultez un professionnel de santé. Sauf avis médical contraire, l’allaitement peut être poursuivi.
Certaines plantes sont réputées « anti-galactogènes », c’est-à-dire susceptibles de diminuer la production de lait : la sauge, le persil en grande quantité, la menthe poivrée concentrée, etc. Les données scientifiques restent limitées, mais le principe de précaution est souvent appliqué.
Concrètement :
L’ail et le gingembre ont parfois la réputation de donner des coliques ou de modifier trop fortement le goût du lait. Des études montrent que les bébés allaités s’adaptent très bien à ces variations de goût, et que cela ne provoque pas plus de coliques en moyenne. Dans les quantités utilisées en cuisine, ces épices ne sont pas à éviter pendant l’allaitement.
Seules les prises massives de compléments ou de tisanes très concentrées doivent être discutées avec un professionnel de santé.
On confond souvent intolérance au lactose et allergie aux protéines de lait de vache (APLV). Le lait maternel contient naturellement du lactose, même si vous-même ne consommez pas de produits laitiers.
Chez un petit nombre de bébés, on peut suspecter une APLV lorsqu’on observe :
Dans ce cas, ne supprimez pas tous les produits laitiers sans accompagnement : parlez-en d’abord à votre pédiatre. Si une éviction des produits laitiers maternels est décidée, elle doit être encadrée pour éviter les carences (calcium, vitamine D, protéines, etc).
Les produits à base de soja contiennent des phytoœstrogènes (isoflavones). On déconseille souvent d’en consommer en grande quantité de manière quotidienne pendant la grossesse et l’allaitement.
La plupart des recommandations suggèrent de limiter le soja à 1 portion par jour (tofu, boisson au soja, dessert au soja) et d’éviter les compléments fortement dosés, par mesure de précaution.
Autrefois, on conseillait parfois aux mamans d’éviter les fruits à coque (noix, amandes, noisettes, cacahuètes) pour prévenir les allergies. Les données récentes ne confirment pas cette approche de manière systématique.
Aujourd’hui, la tendance est plutôt :
Il n’est pas toujours simple de distinguer les coliques « classiques » du nourrisson d’une vraie réaction à un aliment. Consultez sans attendre en cas de :
Dans les cas moins graves (gaz, ballonnements, coliques en fin de journée), un journal alimentaire et de petites adaptations peuvent suffire pour trouver un équilibre.
Un bébé allaité qui se réveille souvent, ça peut être… juste un bébé. Le sommeil du nourrisson est très immature, et de nombreux réveils n’ont aucun lien avec ce que vous mangez.
Cependant, certains bébés semblent plus sensibles à la caféine ou aux changements alimentaires brusques. Si vous constatez que votre enfant est systématiquement très agité après vos cafés serrés, vos boissons énergisantes ou de gros repas très riches, vous pouvez tester :
Une alimentation favorable à l’allaitement, c’est tout simplement une alimentation équilibrée pour adulte, avec quelques points d’attention :
Certaines vitamines et minéraux sont particulièrement importants en période d’allaitement (vitamine D, iode, zinc, vitamines A, B6, C). En cas de doute, n’hésitez pas à faire le point avec votre médecin ou votre sage-femme, qui pourra décider d’une supplémentation si nécessaire.
On entend parfois qu’il faut boire énormément pour produire du lait. En réalité, c’est la succion de bébé qui stimule la production, pas la quantité d’eau que vous buvez. Les bons repères :
Si vous avez le sentiment de manquer de lait, le premier réflexe n’est pas de modifier radicalement votre assiette, mais de demander l’aide d’une consultante en lactation ou d’une association comme La Leche League, qui pourra vérifier la position de bébé, la fréquence des tétées et vous conseiller sur l’organisation des journées et nuits.
En résumé, il n’existe pas une liste universelle et figée d’aliments interdits pendant l’allaitement. Il y a surtout quelques boissons à éviter (alcool, boissons énergisantes), certains poissons à limiter, et beaucoup d’observation bienveillante de votre bébé… tout en vous autorisant à manger varié, équilibré et avec plaisir.
En cas de doute, ne restez pas seule : parlez-en à votre médecin, sage-femme ou consultante en lactation, qui adaptera les conseils à votre situation.
Si vous allaitez, sachez qu’il existe des positions d'allaitement anti-coliques qui réduisent la quantité d'air ingérée par le bébé.
Par ailleurs, pour diminuer les douleur abdominales, il peut être utile de pratiquer des massages doux sur le ventre de votre nourrisson. Massez dans le sens des aiguilles d’une montre, pour aider à soulager les gaz et les douleurs abdominales.
Le fenouil est réputé pour ses bienfaits digestifs, notamment pour réduire les coliques du nourrisson. Grâce à ses propriétés antispasmodiques et carminatives, le fenouil aide à relaxer les muscles intestinaux et à diminuer les gaz, soulageant ainsi les douleurs abdominales des bébés. Les tisanes à base de fenouil apaiseront votre bébé et faciliteront sa digestion. Si vous allaitez vous pouvez boire la tisane de fenouil.
Ainsi, voici la liste d’aliments à éviter en cas d’allaitement et de coliques :
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