Les oméga-3 et 6 sont des acides gras polyinsaturés indispensables à l’organisme. L’ANSES les définit comme des « acides gras rigoureusement requis pour la croissance normale et les fonctions physiologiques des cellules, mais non synthétisables par l'Homme ou l'animal ou synthétisés en quantité insuffisante par rapport au besoin. » Leurs précurseurs sont l’acide linoléique (AL) pour les oméga-6 et l’acide alpha linolénique (ALA) pour les Oméga-3. Ils proviennent uniquement de l’alimentation et notamment des huiles végétales telles que l’huile de colza, de noix, de cameline, de bourrache ou d’onagre.
Les acides gras oméga-6 sont des nutriments essentiels à la santé humaine qui interviennent, entre autres, dans le développement et le bon fonctionnement du système immunitaire et du système cardio-vasculaire. Les oméga-6 sont des acides gras polyinsaturés essentiels pour notre organisme. Ils jouent un rôle clé dans le bon fonctionnement du système immunitaire, la croissance cellulaire et la régulation du métabolisme. Cependant, un excès d’oméga-6 par rapport aux oméga-3 peut être néfaste, il est donc important de les consommer de manière équilibrée.
Les oméga 3 remplissent de nombreuses fonctions importantes dans l'organisme. Ne pouvant pas être synthétisés, les oméga-6 sont fabriqués à partir de l'acide linoléique. Les omégas 3 et 6 régulent les processus dans les vaisseaux sanguins et sont impliqués dans les processus inflammatoires. Les acides gras oméga 3 dilatent les vaisseaux sanguins, améliorent la circulation sanguine et inhibent l'inflammation, tandis que les acides gras oméga 6 ont l'effet contraire.
Les oméga 3 et 6 sont en compétition car ils utilisent les mêmes enzymes et les mêmes vitamines pour être assimilés. Il est généralement admis que, pour une bonne santé cardiovasculaire, nous devrions consommer cinq fois plus d'acides gras oméga-6 que d'acides gras oméga-3.
Or, aujourd’hui, la population adulte française consomme 2 à 3 fois trop d’oméga 6. Cette situation s'explique en partie par le fait que, pour l'alimentation humaine comme pour l'alimentation animale, les aliments riches en oméga-6, tels que tournesol, soja et maïs, ont été privilégiés pendant des dizaines d'années. De ce fait, les viandes, les œufs et les produits laitiers que nous mangeons contiennent beaucoup d'oméga-6.
L’alimentation animale peut également jouer un rôle pour rétablir le bon équilibre. En effet, une alimentation riche en oméga 6 à base de tournesol, soja et maïs, et donc riche en oméga 6, se retrouve ensuite notamment dans les produits de consommation courante tels que la viande, les œufs ou le lait. C'est pourquoi récemment, des plantes riches en Oméga 3, comme le colza, la luzerne et les graines de lin, ont été réintroduites dans l'alimentation de certains animaux d'élevage pour rééquilibrer cette situation. Préférez les produits avec le logo Bleu-Blanc-Cœur (viandes, charcuterie, œufs, laits…).
Voici une liste d'aliments riches en oméga-6 :
L’acide linoléique se trouve en grande quantité dans les huiles de tournesol, de soja, de noix, de chanvre, de pépins de raisin et de carthame (Carthamus tinctorius). Le GLA se trouve surtout dans les huiles de bourrache (Borago officinalis), de pépins de cassis, d’onagre (Oenothera biennis), d’argan (Argania spinosa) et de chanvre.
L’apport alimentaire d’acide gras oméga-6 conseillé est de 11 g par jour chez l’homme et de 8,5 g par jour chez la femme. Une cuillerée à soupe d’huile de noix apporte environ 9 g d’acides gras oméga-6 et une cuillerée à soupe d’huile de tournesol, 10 g. Nos apports en acides gras oméga-6 sont généralement suffisants.
Les besoins en oméga 6 sont dépendants des apports énergétiques, les références nutritionnelles s’expriment donc en fonction du niveau d’activité physique (NAP). Les références nutritionnelles sont des références journalières et peuvent se compenser sur plusieurs jours.
Équilibre entre apports en oméga 6 et en oméga 3 : Le déséquilibre entre les apports en oméga 6 et oméga 3 est souvent évoqué, mais présente peu d’intérêt dès lors que les besoins en ces deux acides gras sont couverts. Néanmoins, il prend de l’importance dans les cas de déséquilibre par déficit d’apport en oméga 3 ALA et/ou par excès d’apport en oméga 6.
Les acides gras oméga 6 dans beaucoup de personnes représentent les antagonistes des acides gras oméga 3. Les acides gras oméga 3 auraient un effet anti-inflammatoire, tandis que les acides gras oméga 6 favoriseraient l'inflammation. En effet, l'acide arachidonique forme certaines hormones tissulaires qui, à leur tour, génèrent des radicaux libres.
Lorsque les deux acides gras sont dans un état d'équilibre, on parle alors d’état neutre du point de vue de l'inflammation - ceci étant considéré comme favorable à la santé. Un excès d'acides gras oméga 6 peut entraîner la vasoconstriction et la formation de caillots sanguins. Dans un tel cas, le sang peut circuler moins efficacement dans les artères et les veines, de sorte que les nutriments sont fournis aux organes et aux muscles de manière moins efficace. De plus, un excès d'acides gras oméga 6 augmente le risque de développer une inflammation, par exemple dans le cœur et les poumons.
L’acide gamma-linolénique (GLA) et l’acide linoléique sont les acides gras essentiels oméga-6 les plus répandus dans les produits végétaux. Parce qu’il permet la synthèse d’EPA, le GLA est proposé de la même manière pour lutter contre la polyarthrite rhumatoïde et les maladies inflammatoires (arthrose) ainsi que pour diminuer les concentrations de triglycérides dans le sang.
Dans quelques études cliniques, l'administration, pendant trois à six mois, d’huile de bourrache riche en GLA a semblé réduire les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde et de l’arthrose. Les effets du GLA sur les triglycérides et sur l’eczéma sont encore incertains.
tags: #aliment #contenant #omega #6
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic