Alimentation pendant le premier trimestre de grossesse : Liste des aliments bénéfiques

Vous venez d’apprendre que vous êtes enceinte, félicitations ! Passées l’euphorie et la joie de cette nouvelle, tout un tas de questions vous envahissent et parmi les interrogations qui reviennent le plus souvent, il y a naturellement celle de l’alimentation. Vous vous demandez ce qu’il faut arrêter de manger, ce qui est autorisé, juste déconseillé ou totalement interdit.

Adopter une alimentation saine pendant votre grossesse représente en quelque sorte les premiers soins que vous pouvez prodiguer à votre bébé. Tout au long de la grossesse, le bébé tire de l’alimentation de sa mère tous les nutriments essentiels pour se développer, tels que les protéines, les sucres, les acides gras, les vitamines, les oligo-éléments, les antioxydants, et bien d’autres.

Il ne faut donc pas manger deux fois plus quand on est enceinte, mais plutôt deux fois mieux ! En effet, si les besoins énergétiques ne changent pas tellement, les besoins en vitamines et en minéraux sont eux considérables, même dès le début de la grossesse.

Les besoins nutritionnels spécifiques au premier trimestre

Les besoins de la femme enceinte augmentent et ne sont pas les mêmes qu’avant la grossesse. En effet, les dépenses énergétiques et votre besoin en calories vont augmenter progressivement mais seulement très progressivement. Au premier trimestre, le besoin énergétique moyen est seulement de 70 calories supplémentaires par rapport à l’avant grossesse. Finalement très peu, c’est pourquoi on dit que lors du 1er trimestre, la femme enceinte ne devrait à priori presque pas prendre de poids.

Au 2e trimestre de grossesse, les besoins energetiques de la femme enceinte vont augmenter en moyenne de 260 calories par jour pour atteindre environ 500 calories supplémentaires au dernier trimestre de grossesse. Cette dépense énergétique supplémentaire se poursuivra également après l’accouchement si vous allaitez votre enfant.

Les groupes d'aliments à privilégier

Les fruits et légumes

Les fruits et les légumes devraient constituer environ la moitié de votre apport alimentaire quotidien pendant la grossesse. Leur place en tête de liste s’explique principalement par leur richesse en nutriments essentiels tels que les minéraux, les vitamines et les fibres, ainsi que par leur forte teneur en eau.

Un bon conseil est de varier les couleurs afin de diversifier les légumes dans votre alimentation. Par exemple, optez pour des légumes verts tels que le brocoli, les épinards, la laitue romaine et les haricots verts, des légumes oranges comme les carottes, les courges d’hiver et les patates douces, des légumes mauves comme les betteraves et les aubergines, ainsi que des légumes blancs ou beiges tels que les champignons, les panais et les pommes de terre.

Lorsque vous ne consommez pas les légumes crus, le plus sain est de les cuire à la vapeur, au four ou de les faire sauter dans un peu d’huile d’olive. Assurez-vous de laver soigneusement les fruits et les légumes sous l’eau courante à l’aide d’une brosse pour réduire leur teneur en pesticides et en éliminer d’éventuels microorganismes. Nous vous recommandons de privilégier l’agriculture biologique ou sans résidu de pesticides.

Des sources de protéines de qualité

Cette catégorie d’aliments englobe les poissons, les pois chiches, les lentilles, d’autres légumineuses, le tofu, les œufs, les noix, les graines, le bœuf, le poulet et les fromages. Idéalement, ils doivent représenter environ un quart de votre assiette à chaque repas. Accordez une importance particulière aux aliments d’origine végétale tels que les légumineuses.

Les meilleurs poissons sont les poissons gras car ils contiennent de l’iode, du fer, du sélénium, des vitamines D, B12, et des Oméga-3, nutriments essentiels au développement du bébé. Cependant, il faut privilégier plutôt les petits poissons, ceux situés en début de chaîne alimentaire, pour éviter la présence de mercure ou autres polluants que l’on retrouve dans les gros poissons. Les sardines, maquereaux et autres petits poissons sont donc idéaux et doivent occuper une place de choix dans l’alimentation de la femme enceinte (et en général !).

Des glucides complexes et des fibres

Les fibres alimentaires sont des composés d’origine végétale qui résistent à la digestion. Elles favorisent un transit intestinal plus rapide, ce qui est utile lorsqu’on est enceinte puisqu’un des maux de grossesse le plus courant est la constipation. On les retrouve principalement dans les fruits et les légumes mais aussi dans les céréales complètes.

Les glucides jouent un rôle essentiel pendant la grossesse en fournissant de l’énergie. En association avec les lipides, les glucides représentent les principales sources d’énergie pour vous et votre bébé. Une insuffisance de leur apport peut entraîner des baisses d’énergie, de la fatigue et des petits creux tout au long de la grossesse.

Mais là encore il est important de bien les choisir : il est préférable d’éviter les glucides simples, c’est-à dire les produits transformés et sucrés pour privilégier les céréales complètes qui donnent une énergie durable et sont riches en fibres. Le sarrasin, le boulgour, le millet, le gruau d’avoine, le quinoa, les flocons d’avoine, le riz brun ou sauvage, l’orge complète, le riz complet et le blé entier sont des glucides complexes que vous pouvez consommer sans hésitation.

L’importance du fer

Quand on est enceinte, il faut savoir que le bébé utilise les réserves en fer de sa mère pour développer son propre système sanguin, de ce fait vos besoins en fer sont largement augmentés. Il est d’ailleurs très fréquent d’être carencée. Avoir une alimentation riche en fer est donc primordial.

En fin de grossesse, la femme enceinte est parfois anémiée. Cela cause une très grande fatigue et un essoufflement. Dans ce cas, le médecin qui vous suit peut vous prescrire une prise de sang pour vérifier votre taux de fer puis des compléments. C’est important de le vérifier notamment parce que l’on perd aussi beaucoup de sang pendant l’accouchement, ce qui va encore plus fatiguer la mère qui mettra d’autant plus longtemps à se remettre. N’hésitez pas à en parler à votre médecin, notamment si vous ressentez ces symptômes.

Les aliments qui peuvent vous aider à augmenter vos réserves sont les suivants : la viande rouge, le boudin, le foie, les légumineuses (petits pois, lentilles, soja) et fruits secs. Contrairement à une idée reçue, les épinards contiennent bien du fer (et ils sont riches en fibres donc vous pouvez en consommer sans crainte) mais en assez faible quantité.

Aliments à éviter pendant la grossesse

En réalité, les aliments totalement interdits ne sont pas si nombreux, mais il faut faire preuve de bon sens et respecter quelques conseils importants. Les aliments à risque qui sont à bannir pendant toute la grossesse : les aliments crus ou insuffisamment cuits sont proscrits car ils exposent à 3 maladies que sont la listériose (produits laitiers crus ou poissons crus) la salmonellose (œufs crus) et la toxoplasmose.

Ces 3 maladies, bien que rares, sont dangereuses car lorsque la mère les transmet à son bébé, elles peuvent provoquer des fausses couches ou avoir des conséquences graves sur la santé du fœtus. Pendant toute la grossesse, sont donc interdits : les sushis, le tarama, les crustacés, les fromages au lait cru, les oeufs crus ou peu cuits, les viandes fumés et la charcuterie crues (saucisson). Il faut veiller à manger les viandes assez cuites et remplacer les fromages au lait cru par ceux aux lait pasteurisé.

Gérer les nausées et les fringales

Les fringales de grossesse ne relèvent pas d’un simple mythe ; elles sont bien une réalité pour la plupart des femmes enceintes, et il est rare que les futures mamans n’en fassent pas l’expérience. Cet appétit modifié et ces envies parfois étranges semblent découler de plusieurs facteurs, à la fois physiologiques, hormonaux et psychologiques.

Quant aux nausées, elles font aussi partie des maux de grossesse les plus courants (entre 50 à 90% des femmes enceintes sont concernées). Elles démarrent généralement vers la 6e semaine d’aménorrhée, pour atteindre un pic vers la 9e semaine puis s’estompent ou disparaissent pour la plupart des femmes à partir du 3e mois de grossesse. Elles sont dûes à l’hormone hCG, produite par la placenta et qui augmente l’acidité de l’estomac.

Conseils pour atténuer les nausées

  • Optez pour des repas fractionnés avec des plus petites quantités pour éviter à la fois le trop plein et la sensation d’estomac vide.
  • Prenez une petite collation en vous réveillant avant de sortir du lit et levez vous doucement.
  • Prenez aussi une collation avant de faire des efforts physiques.
  • Évitez la préparation de plats avec une forte odeur car cela ne vous aidera pas à gérer les nausées.
  • Privilégiez des aliments faibles en matières grasses et évitez les plats lourds à digérer.

Saviez-vous que le gingembre est un excellent remède naturel pour lutter contre les nausées et les vomissements. Il existe des tisanes ou des compléments alimentaires à base de gingembre qui peuvent vous aider.

Comment soulager les nausées de la grossesse ? - La Maison des Maternelles #LMDM

Gérer les fringales

Il peut être difficile de gérer les fringales et les envies de sucre, aussi, nous vous conseillons de manger des aliments qui ne sont pas trop caloriques, qui sont sains et vous apporteront des nutriments comme des fruits, des yaourts, des fruits secs ou des snack sains, comme ceux de joly mama.

Enfin, dans certains cas, les nausées peuvent prendre une ampleur plus importante et une forme grave. Cette maladie appelée hyperemesis gravidique désigne les nausées et vomissements sévères et persistants chez la femme enceinte. Elle nécessite un traitement et peut aller jusqu’à l’hospitalisation.

Conseils supplémentaires pour une alimentation équilibrée

Une alimentation équilibrée pendant la grossesse contribue à mieux faire face aux changements physiques et émotionnels de cette période si particulière. Cela vous aidera aussi à mieux gérer la fatigue post-accouchement et à préparer l’allaitement si tel est votre souhait.

  • Il est essentiel de diversifier les huiles utilisées dans la cuisine, en privilégiant les huiles de colza et de noix (utilisation hors cuisson, a froid), source d’omega 3. Pour les cuissons, utiliser l’huile d’olive riche en oméga-9.
  • Les poissons gras (sardine, maquereaux, saumon) sont particulièrement bénéfiques car ils contiennent du DHA, un acide gras de la famille des oméga-3 que l’on retrouve principalement dans ces poissons.
  • La vitamine B9 joue un rôle essentiel dans le développement du fœtus. Elle participe au bon développement du système nerveux de l’embryon et intervient notamment dans la fermeture du tube neural. Elle permet de réduire de manière significative les risques d’un retard de croissance ou de malformations graves chez l’enfant à naître.
  • L’iode est essentiel au bon développement du cerveau et du système nerveux de votre enfant. Vos besoins vont donc augmenter pendant la grossesse. Attention toutefois à la supplémentation en iode : une consommation excessive pendant la grossesse peut augmenter le risque d’hypothyroïdie, d’hyperthyroïdie ou de goitre chez le nouveau-né.
  • Par exemple : favorisez les produits frais, ceux de saison et évitez les plats cuisinés (trop salés, trop sucrés) ainsi que les enseignes de restauration rapide.
  • L’alimentation de la femme enceinte nécessite quelques petits ajustements comme augmenter légèrement les calories et les nutriments. La prise de poids recommandée durant la grossesse se situe entre 9 et 12 kg.
  • Privilégier les sucres lents (glucides complexes) contenus dans les féculents, les céréales et les légumes secs. Ils apportent de l’énergie (à la mère et au fœtus) et une bonne satiété d’un repas à l’autre.
  • Limiter les sucres rapides (glucides simples) car inversement, ils favorisent les fringales, la prise de poids et le diabète.

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