Alimentation et Fourbure chez le Cheval : Prévention et Gestion

La fourbure est une affection douloureuse et potentiellement grave chez les chevaux, nécessitant une attention particulière pour prévenir son apparition. Pour donner une définition, la fourbure est une maladie des sabots caractérisée par une inflammation et une congestion de la boite cornée. Elle provoque une douleur intense, et peut entrainer une bascule de l'os de la troisième phalange. Lorsque c’est le cas, les séquelles sont inévitables, le cheval est alors atteint de fourbure chronique.

La fourbure correspond à une inflammation et à une congestion (= afflux de sang) des pieds des équidés. C’est une maladie qui est caractérisée par une boiterie sévère et une démarche très caractéristique. Le sabot du cheval est attaché au squelette grâce à une interdigitation entre des structures appelées lamelles. La fourbure se traduit par une inflammation douloureuse des lamelles sensitives du pied du cheval, également connue sous le nom de laminite. Cette inflammation peut entraîner une détérioration des structures internes du sabot, créant ainsi un déséquilibre métabolique au sein du pied. Les chevaux atteints par cette condition peuvent ressentir une douleur intense, menant à une modification notable de leur manière de se déplacer. Ainsi, reconnaître rapidement les symptômes de la fourbure est crucial pour limiter les dommages.

Il est donc important de reconnaître rapidement les signes de la fourbure, pour la traiter le plus vite possible et de manière optimale. Quelles en sont les causes, et les symptômes ? Comment doit-on nourrir un cheval fourbu, et comment prévenir la maladie ?

!! Attention les corticoïdes chez le cheval risquent de causer la fourbure!!

Causes et Facteurs de Risque de la Fourbure

Les causes alimentaires constituent un facteur majeur dans l'apparition de la fourbure. Une alimentation riche en glucides, notamment les sucres et les amidons présents en excès dans certains aliments, constitue un risque élevé. D'autres facteurs incluent les déséquilibres métaboliques liés à certaines conditions comme le syndrome de Cushing ou la résistance à l'insuline. Ces états rendent le cheval plus sensible aux fluctuations de son régime alimentaire, augmentant ainsi le risque de développer une fourbure.

L'une des causes de la fourbure chez les chevaux est une sécrétion excessive d'insuline. L'insuline joue un rôle important dans l'absorption du glucose sanguin dans les cellules du corps, mais en raison de certaines maladies, ce mécanisme ne fonctionne plus. Les chevaux trop gros qui souffrent du syndrome métabolique équin (SME) et les chevaux atteints du syndrome de Cushing ont souvent le diabète comme effet secondaire. Ces deux maladies entraînent donc souvent des fourbures, en raison de la résistance à l'insuline induite, et à l’émission de substances favorisant l’inflammation du tissu adipeux.

Si votre cheval se tient constamment debout sur un sol dur et subit en plus beaucoup de stress, son corps est mis à rude épreuve. Rajoutez à cela une blessure à la jambe ou au sabot, le risque de fourbure en sera augmenté. La fourbure est souvent causée par des plantes toxiques telles que l'if ou l'érable sycomore.

Certains chevaux ne sont pas forcément en surpoids, mais déclarent tout de même une fourbure. Les chevaux qui vivent ou évoluent à proximité de chênes ne doivent pas avoir accès aux glands. Face à une poulinière ayant mis bas récemment, il faut absolument vérifier que la délivrance ait été complète (totalité du placenta expulsé).

Les chevaux en surcharge pondérale ont davantage de risques de développer une fourbure. Cela signifie qu'il est primordial de contrôler l'alimentation de ces équidés rondouillets. Cela passe entre autres par un accès limité à l'herbe de printemps qui est très riche. Certains pâturages peuvent être riches en sucres, surtout au printemps et en automne.

La fourbure est souvent associée à des déséquilibres métaboliques, à une alimentation inappropriée ou à des problèmes circulatoires.

Facteurs aggravants :

  • Excès de poids
  • Stress
  • Blessures aux membres
  • Consommation de plantes toxiques
  • Déséquilibres hormonaux

Symptômes et Diagnostic de la Fourbure

Détecter la fourbure à ses débuts peut faire toute la différence pour la guérison du cheval. Parmi les symptômes de la fourbure, on peut observer une boiterie plus ou moins prononcée qui varie selon la gravité de l'inflammation. Un autre signe précoce est la chaleur excessive dans les sabots, due à l’inflammation sous-jacente. Toucher régulièrement les pieds de votre cheval peut aider à identifier anormalement cette augmentation de température. Chronique ou aigüe, la fourbure peut procurer de très intenses douleurs au cheval.

La fourbure commence souvent par de premiers symptômes légers, qui ne sont pas toujours évidents à reconnaître au premier regard. Une crise de fourbure provoque une douleur intense pour votre cheval, et c’est une urgence médicale.

Signes révélateurs de la fourbure :

  • Boiterie
  • Chaleur excessive des sabots
  • Douleur intense

Au moyen d'un test à la pince à sonder, le vétérinaire peut déterminer le niveau de réaction à la douleur du cheval. Lorsque le cheval se trouve sur un sol dur, un test de boiterie peut être effectué.

Alimentation Adaptée pour un Cheval Atteint de Fourbure

Si l’on soupçonne une fourbure, il faut prioritairement appeler son vétérinaire, ne pas déplacer son cheval en attendant, et lui retirer tout accès à de l’herbe. Quand un cheval est en crise, il faut commencer par le retirer de l’herbe et de toute alimentation concentrée. Il ne faut pas pour autant le mettre à la diète sèche, et toujours prévoir de lui donner du fourrage (pauvre en sucres) et de l’eau à disposition.

S’il est atteint de fourbure, qu’il s’agisse d’un cheval ou d’un poney, l’animal devra suivre un régime alimentaire adapté. Fournissez-lui alors des aliments sans céréales (sans avoine, sans blé...) et sans mélasse. Il faut aussi limiter les apports en énergie. Les besoins énergétiques des chevaux sont très individuels et dépendent de leur comportement, de leur travail quotidien, et de la manière dont chaque cheval dépense son énergie.

Par ailleurs, un cheval souffrant de fourbure aura besoin d’une alimentation incluant de nombreux nutriments : en particulier du zinc, du cuivre, du sélénium, de l'iode ainsi que des vitamines. Il ne serait pas prudent de se contenter de lui fournir une alimentation à base de foin et d’aliments complémentaires, en pensant que cela sera suffisant. En aucun cas, le foin ne devrait être administré à volonté (”ad libitum”) à un cheval souffrant de fourbure. Dans certains cas, il est même nécessaire de tremper le foin avant de lui donner.

L’alimentation ne doit pas être trop riche et les excès d’apport en glucides sont à proscrire.

Recommandations alimentaires :

  • Aliments sans céréales ni mélasse
  • Foin pauvre en sucres (trempé si nécessaire)
  • Apport de zinc, cuivre, sélénium, iode et vitamines
  • Limitation de l'accès à l'herbe riche

Gestion de l'Alimentation en Cas de Surpoids ou de Maigreur

De manière générale, il est souhaitable que vous fassiez en sorte que votre cheval ne soit pas en surpoids. Pour cela, vous devez limiter la quantité de concentrés et privilégier le foin. La question se complique si votre cheval est déjà trop lourd, car son activité physique est limitée par la fourbure. Je vous conseille alors de privilégier l’exercice au pas, et de le faire marcher le plus souvent possible, même si les sorties sont courtes. Pour tenter de le faire maigrir, vous pouvez lui proposer une ration de foin (environ 2 kg par tranche de 100 kg de poids), associée à un complément minéral et vitaminé, une pierre à sel et de l’eau.

Si votre cheval est au contraire trop maigre, ce qui peut arriver en cas de fourbure d’origine infectieuse, apportez-lui plus d’énergie pour qu’il retrouve un poids normal. Le foin doit alors être disponible à volonté et un aliment concentré peut être recherché : préférez un aliment adapté (riche en fibres, matières grasses, minéraux, vitamines et antioxydants, mais pas trop en amidon).

Gestion du Pâturage et Précautions

Certains épisodes de fourbure surviennent après une mise au pâturage au printemps. La maladie est alors provoquée ou entretenue par la présence massive dans les jeunes pousses de fructanes, des sucres produits par l’herbe pour sa croissance. Lorsque les températures sont basses, ces sucres sont utilisés moins vite par la plante. Il est donc souhaitable d’éviter de mettre votre cheval au pré le matin ou le soir, si les températures sont froides. En revanche, la mise au pâturage l’après-midi, sur une prairie très peu fournie en herbe ou au contraire où l’herbe est très haute, peut être un moyen de stimuler l’activité et le moral de votre cheval, surtout s’il n’est pas monté. Néanmoins, il est prudent d’éviter le pâturage, au printemps en particulier.

Tout d’abord, rappelons que le pâturage hivernal en période de gel devrait être interdit chez tous les chevaux. En cas de fourbure chez le cheval encore plus. Tout particulièrement lorsque le soleil brille et que l'herbe ne peut pousser à cause du froid. La fourbure et l’accès à la prairie ne s’excluent pas automatiquement. Vous pouvez emmener votre cheval fourbu au paddock dans deux cas: si la parcelle est divisée en portions, ou s’il porte une muselière. Il ne s’agit pas de limiter le paddock dans le temps, mais dans l'espace. Si vous laissez votre animal malade sans muselière sur un vaste pâturage pendant plusieurs heures, il va manger trop vite.

Même si votre cheval n'est pas ferré, il doit voir le maréchal ferrant pour des vérifications et parages réguliers. Un bon entretien des sabots du cheval est indispensable.

Mesures préventives :

  • Limiter l'accès à l'herbe au printemps
  • Éviter le pâturage par temps froid
  • Utiliser une muselière pour limiter la consommation d'herbe
  • Consulter régulièrement le maréchal-ferrant

Compléments Alimentaires Utiles

Pour aider à la prévention de la fourbure et à la récupération post-inflammation, l’incorporation de compléments alimentaires naturels dans le régime du cheval peut s'avérer bénéfique. On retrouve le Chrysanthellum et l'Harpagophytum, sélectionnés pour leurs propriétés anti-inflammatoires et circulatoires. Le Chrysanthellum est reconnu pour son action sur le flux sanguin, aidant ainsi à réduire l'inflammation des tissus. Lorsqu'il s'agit de compléter l'alimentation du cheval, la régularité et la modération sont essentielles. Incorporer des produits tels que le Chrysanthellum ou l'Harpagophytum permet d'observer comment l'organisme de l'animal réagit tout en profitant des bénéfices sans risques d'effets secondaires néfastes.

Dans l’immédiat un CMV (Complément Minéral & Vitaminique) tel le Reverdy MINÉRAL OLIGOVIT, permettra d’assurer la couverture des besoins en oligo-éléments et vitamines. Si le foin est pauvre en protéines, il est possible d’apporter un aliment correcteur de foin (à la place du CMV), comme le Reverdy CEREAL FREE : aliment sans céréales particulièrement intéressant pour toutes les pathologies en lien avec les glucides (fourbure, Cushing, SME…), tant que le fourrage suffit au cheval pour se maintenir en état. Si le fourrage ne suffit pas au cheval pour maintenir un état corporel satisfaisant, il est possible de le passer sur un aliment complémentaire de fourrage pauvre en amidon comme le Reverdy ADULT SPECIFIC ENERGY. Les sources énergétiques dans cet aliment ayant été sélectionnées pour limiter l’index glycémique de la ration.

Les compléments alimentaires peuvent aussi contribuer à la gestion du cheval fourbu. A base de plantes naturelles, ils favorisent la circulation du sang dans le sabot et limitent la congestion. Ils ont également un effet anti-inflammatoire antalgique pour diminuer la douleur. Le Releaf gold contient même de l’aspirine naturelle, très intéressante sur la fourbure pour ses propriétés antalgique et fluidifiante.

Intégrer ces compléments dans la routine de soins de votre cheval peut jouer un rôle crucial dans la prévention de la fourbure. Offrez à votre cheval des sabots forts et sains.

Exemples de compléments alimentaires :

  • Chrysanthellum
  • Harpagophytum
  • Reverdy MINÉRAL OLIGOVIT
  • Reverdy CEREAL FREE
  • Reverdy ADULT SPECIFIC ENERGY
  • Releaf gold

Autres Soins et Traitements

Si le diagnostic est confirmé, le vétérinaire fera le nécessaire pour stabiliser le cheval, et lui prescrire si besoin des anti-inflammatoires. Selon l’origine de la maladie et son degré de gravité, différents traitements vous ont peut être été conseillés.

Dans de nombreux cas, des anti-inflammatoires non stéroïdiens, des analgésiques et médicaments favorisant la circulation sanguine (aspirine) seront administrés. En appliquant un bandage bien rembourré et en déplaçant le cheval sur une surface souple, la phalange distale peut être déjà un peu soulagée.

Refroidissez les sabots et les jambes de votre cheval, ce qui le soulagera et diminuera la douleur. Si votre cheval se couche, ne paniquez pas et relevez-le calmement.

L'important étant de pouvoir stopper le processus de dégradation des tissus du pied, avant que la phalange ne puisse basculer. La cryothérapie soulage beaucoup le sujet touché. En effet, le froid est un excellent antalgique. Les hipposandales de soin sont elles aussi parfois très appréciées par les sujets fourbus.

Arbalou Bye Bye poteau est une argile 100 % naturelle qui est décongestionnante et rafraichissante. Arbalou Extinction des feux peut être directement appliquée sur le sabot. Notre argile est à base d’huile essentielle anti inflammatoire et antalgique.

La maréchalerie est primordiale pour donner du confort au cheval.

Soins complémentaires incluent :

  • Anti-inflammatoires et analgésiques prescrits par un vétérinaire
  • Cryothérapie
  • Hipposandales de soin
  • Argile décongestionnante et rafraîchissante
  • Maréchalerie adaptée

Conclusion

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