L'alcool éthylique, communément appelé "alcool" ou "éthanol", est un composant essentiel des boissons alcoolisées telles que le vin, la bière et les spiritueux. Il est également connu sous le code E1510. Se présentant sous forme de boisson alcoolisée, il s’agit de l’une des plus anciennes drogues récréatives. La consommation d’alcool procure souvent du plaisir à ses consommateurs. En revanche, la consommation excessive n’est pas non plus sans conséquences. Caractéristiques, utilisations, risques ou bienfaits, découvrez tout ce qu’il faut savoir sur l’alcool éthylique E1510.
“Qu’est-ce que tu bois comme alcool ?” La réponse est très variable : “je ne bois pas !”, “j’adore le whisky”, “je préfère la vodka !”… Mais de toute façon la réponse sera fausse. Pourquoi ? Parce que le mot alcool en chimie désigne un composé comportant un radical hydroxyle (OH) fixé sur un atome de carbone saturé (= toutes les liaisons sont occupées). Comme le nombre de carbones est variable, la famille de l’alcool est grande. Et mieux vaut ne pas se tromper lorsqu’on choisit celui qu’on va consommer. L’éthanol est le numéro 2 de la famille des alcools. Il comporte 2 carbones, sa formule est CH3CH2OH. C’est un liquide mobile, incolore, volatil, d’odeur plutôt agréable.
Sa production provient de deux sources :
L’éthanol présent dans le vin résulte de la transformation, totale ou partielle, du sucre contenu dans le raisin. Cette transformation est possible grâce aux levures qui, au cours de la fermentation, transforment le sucre en CO2 et en éthanol. De ce fait, si le raisin est riche en sucre, il sera riche en éthanol. Pour obtenir 1 % d’alcool dans le vin, il faut 17 grammes de sucre par litre. L’éthanol de la bière est obtenu par fermentation d’un mélange de produits végétaux (= le moût) tels que l’orge, le maïs, le riz, la banane, le manioc … Celui du rhum, whisky, vodka… provient d’une maturation suivie d’une distillation.
L’alcool éthylique ou éthanol est un produit obtenu soit par fermentation alcoolique de levures ou de cellulose soit par hydratation d’éthylène à partir de la pétrochimie. L’éthanol se présente sous forme de liquide incolore, volatil, inflammable et miscible dans l’eau. Ce produit possède une odeur piquante. Il se caractérise par un goût brûlant et une saveur plutôt âcre. L’alcool éthylique est considéré comme étant le représentant typique des alcools monoatomiques. Enregistré sous le code E1510, l’éthanol appartient au groupe des substances additionnelles dans la classification internationale des additifs alimentaires. Lorsqu’il est consommé en petite quantité, l’alcool éthylique agit comme un métabolite naturel dans l’organisme humain. Cependant, il ne faut pas oublier que ce produit possède également des propriétés narcotiques et toxiques. Ainsi, il peut agir de façon dépressive au niveau du système nerveux humain.
L'éthanol est utilisé dans divers secteurs :
L’alcool éthylique ne présente aucun danger sur la santé s’il est consommé avec modération. Par contre, les effets secondaires de l’excès à ce produit sont nombreux. À court terme, les symptômes d’ébriété sont des nausées, vomissements et vertiges. En revanche, la consommation excessive d’alcool sur le long terme peut entrainer des ulcères d’estomac, des gastrites, des cirrhoses du foie, des cancers de l’œsophage et de l’estomac ou encore une exacerbation des maladies cardiovasculaires. La consommation d’alcool de manière abusive peut engendrer une véritable dépendance et conduit la personne dans un état de dépression clinique. Il est à noter que l’inhalation des vapeurs d’éthanol expose un individu à des risques importants. Elle peut entrainer des céphalées ou des irritations nasales. Le contact avec les yeux peut aussi entrainer une forte douleur oculaire ainsi que des lésions de la cornée.
Toute dose d’éthanol est toxique et l’organisme dispose de capacités de défense qui sont toutefois modestes. Les doses provoquant des conséquences qui mettent la vie en danger sont très variables d’une personne à l’autre. Selon Toxibase® une consommation entre 420 et 700 ml d’alcool pur sur une courte durée est mortelle. Cela a été malheureusement une fois de plus vérifié en Mai 2023 quand un influenceur chinois, après avoir perdu une compétition entre collègues, a bu en gage plusieurs bouteilles de baiju, un spiritueux chinois titré à 60° d’éthanol, soit 335 ml d’éthanol pur pour une bouteille de 70 cl. Il est décédé 12 heures après. Un taux d’éthanol dans le sang (= alcoolémie dans le langage courant) de l’ordre de 3 g/l entraîne le coma et à partir de 4,5 g/l la vie est en jeu (voir article coma alcoolique). D’après le CEpiDC (Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès) 2696 décès pour alcoolisme aigü ont été recensés en France en 2021.
Selon les recommandations de l’OMS, la dose à moindre risque pour un adulte est de ne pas dépasser 2 verres standard (1 verre standard = 10g d’éthanol pur) par jour sans distinction de sexe et pas tous les jours, et 10 verres par semaine.
L’alcool à 90 degrés vous permet de réaliser trois usages distincts : créer des liqueurs et spiritueux maison, désinfecter instruments et surfaces, ou effectuer des nettoyages techniques spécialisés.
Ces deux concentrations présentent des propriétés distinctes qui orientent leur usage optimal. L’alcool 90° évapore rapidement, concentrant son action sur une période brève. L’alcool 70° pénètre davantage les parois cellulaires des micro-organismes grâce à sa teneur en eau. Pour les surfaces poreuses ou textiles, privilégiez le 70° qui diffuse mieux dans les fibres. L’usage sur peau impose systématiquement l’alcool 70°. L’alcool à 90° déshydrate excessivement les tissus cutanés et provoque brûlures ou irritations.
L’acquisition d’alcool 90° ne requiert aucune autorisation administrative pour les particuliers. Les pharmacies distribuent exclusivement l’alcool dénaturé Cooper destiné aux usages techniques. Les grandes surfaces référencent l’alcool qualité alimentaire dans leurs rayons spiritueux ou pâtisserie. Les magasins spécialisés en spiritueux ou équipement brassicole offrent généralement une qualité supérieure. Cet écart de prix résulte de la fiscalité différentielle.
La manipulation d’alcool à 90 degrés impose des mesures de sécurité strictes. L’inflammabilité représente le danger majeur. Stockez vos flacons dans un local frais, sec et obscur. Privilégiez les contenants en verre ambré ou foncé. L’alcool dénaturé intègre des additifs toxiques qui le rendent impropre à la consommation humaine. L’alcool alimentaire provient uniquement de la distillation de betterave sucrière et reste exempt d’additifs nocifs.
Aucune législation française n’interdit la possession d’alcool à 90° par les particuliers. Vous pouvez légalement acheter et détenir de l’alcool alimentaire à 90°, exclusivement destiné à la préparation de liqueurs et spiritueux.
L'Alcool Ethylique Dénaturé 99% est un liquide incolore, volatil et hautement inflammable. Il possède une odeur caractéristique due à la présence d’additifs dénaturants, qui le rendent impropre à la consommation humaine. Cet alcool présente un point d’ébullition de 78,2°C et un point de fusion de -114,1°C. Sa densité avoisine 0,79 g/cm³ à température ambiante. Il est soluble dans l’eau en toutes proportions et peut dissoudre de nombreux composés organiques.
L'alcool dénaturé a été introduit pour empêcher la consommation frauduleuse d’éthanol destiné à des usages industriels. Le procédé de dénaturation a évolué en fonction des réglementations nationales et européennes. L’Eurodénaturant est une formulation normalisée en Europe, contenant du méthyléthylcétone (MEK), de l’isopropanol et du benzoate de dénatonium.
L’éthanol est généralement produit par fermentation des sucres issus de matières premières végétales comme la betterave, la canne à sucre ou le maïs. Il peut également être obtenu par hydratation de l’éthylène en milieu acide.
L'alcool éthylique dénaturé est employé comme solvant dans de nombreuses industries, ainsi que comme carburant ou additif pour moteurs. L’alcool éthylique dénaturé a de nombreuses applications industrielles et domestiques. L'utilisation de l'alcool éthylique dénaturé dans une cheminée à l’éthanol doit se faire avec précaution pour garantir sécurité et efficacité.
Les effets de l’éthanol sur la santé sont observés chez les consommateurs excessifs de boissons alcoolisées : nausées, vomissements, vertige, voire paralysie respiratoire. Au-delà des symptômes d'ébriété constatés à court terme, la consommation excessive et régulière d’alcool s’est révélée dangereuse pour la santé à moyen ou long terme. De fait, les toxicologues et les épidémiologistes ont acquis une bonne connaissance des effets et des mécanismes de l’éthanol par ingestion. Cirrhose du foie, cancers, troubles du système nerveux, syndrome d'alcoolisation fœtale sont les pathologies les plus graves provoquées par la consommation excessive de boissons alcoolisées (INSERM, 2001). Il est également reconnu que l'inhalation de vapeurs d’éthanol et le contact cutané peuvent être une source d’irritation locale.
Dans ce contexte, l’Agence s’est penché sur la question des risques résultant d’une exposition par inhalation de vapeur d’éthanol et/ou par contact avec la peau pour la population générale ainsi qu’en milieu professionnel.
Les travaux de l’Agence visent à définir si des personnes qui sont exposées à l’éthanol, par contact cutané et/ou par inhalation, à de faibles concentrations dans le cadre de leur travail ou de leurs activités domestiques, présentent un risque accru pour leur santé (toxicité de la reproduction, neurotoxicité…)
Il s'agit donc, aussi bien pour la population professionnelle que pour la population générale:
Les expositions de la population générale ont été estimées par le groupe de travail, sur la base des connaissances acquises sur les produits et leurs modes d’utilisation, puis à partir de scénarios probables d’exposition. L’évaluation des risques liés à l’éthanol dans les produits cosmétiques a été conduite par l’AFSSAPS, puis prise en compte dans les travaux de l’Agence. L’exposition aiguë liée à l’application d’un produit de bricolage riche en éthanol (tel que le vernis au tampon) a également été estimée, même si son usage dans la population générale est peu fréquent. L’exposition chronique à l’éthanol a été estimée à partir de données de concentrations atmosphériques mesurées dans les environnements intérieurs et extérieurs au Canada, en l’absence de données françaises.
Milieu professionnel: Plus de 650 000 professionnels seraient potentiellement exposés à l’éthanol, par contact cutané et/ou par inhalation. Les concentrations atmosphériques d’éthanol sur les lieux de travail restent généralement très en deçà (6 à 20 fois) de la valeur limite d’exposition professionnelle française sur 8 heures (1900 mg.m-3 actuellement en vigueur). Toutefois, des dépassements peuvent être observés à certains postes de travail, notamment dans le secteur des distillations industrielles et de la vinification.
Population générale: Parmi les activités courantes les plus exposantes, à court terme, les experts ont identifié en premier lieu l’utilisation de produits hydro-alcooliques et de produits cosmétiques. Elles conduisent à des valeurs maximales d'exposition estimées respectivement à 758 et 230 mg.m-3. L'application de vernis au tampon serait l’activité qui expose le plus à l'éthanol parmi les scénarios envisagés. En effet, les concentrations d'exposition maximale modélisées seraient comprises entre 1450 et 2500 mg.m-3.
Aussi, aucun excès de risque ne peut être mis en évidence dans le cas d’une exposition à l’éthanol à court terme de la population générale. Les niveaux d’exposition chronique de la population générale à l’éthanol sont estimés, dans l’air intérieur, entre 0,05 et 0,1 mg.m-3, avec un maximum de 2 mg.m-3. Les concentrations en éthanol dans les environnements extérieurs sont dix fois plus faibles qu’à l’intérieur des logements.
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