L'acide urique est une substance naturellement présente dans l'organisme, résultant de la dégradation des purines, des constituants de l'ADN. Lorsque l’acide urique est produit en excès ou que son excrétion est insuffisante, il s’accumule dans le sang. On parle alors d’hyperuricémie.
La goutte est une maladie chronique définie comme une arthropathie microcristalline inflammatoire. L'acide urique est la molécule incriminée dans l’apparition de la goutte. La goutte est une maladie inflammatoire et chronique fréquente qui touche environ 1 % de la population.
Naturellement présente dans l'organisme, elle provient de la dégradation des purines : adénine et guanine (des constituants de l'ADN).
Les causes d'un excès d'acide urique sont :
L'hyperuricémie est rarement symptomatique, sauf lorsque que les cristaux précipitent autour des articulations : la crise de goutte. La cristallisation provoque une réaction inflammatoire qui s'accompagne d'une douleur lancinante, intense et brutale. En bref, la crise de goutte est très douloureuse.
Bien souvent, c'est l'alimentation qui déclenche la crise : des excès alimentaires ou des fortes restrictions alimentaires. Les personnes atteintes de goutte souffrent d'inflammations importantes et récurrentes des articulations. Comme tu l'as déjà lu, c'est souvent le pied qui est touché lors de la première poussée, plus précisément l'articulation de base du gros orteil.
Dans le cadre d’une hyperuricémie isolée asymptomatique, les mesures hygiéno-diététiques doivent être privilégiées, devant les traitements hypo-uricémiants.
Durant la crise, la seule recommandation diététique est de boire, boire abondamment. L'objectif est d'augmenter la diurèse pour éliminer les cristaux. L'eau bicarbonatée faiblement minéralisée est à privilégier pour assurer l'alcalinisation des urines.
Durant la crise, on va chercher à résorber les cristaux en misant sur l'eau bicarbonatée. Les bicarbonates, eux, vont alcaliniser l'urine, en facteur primordial pour lutter contre la complication de la goutte : les calculs rénaux.
Hors crise, il faut agir à la source du problème : l'excès d'acide urique dans le sang. Pour cela, un régime hypo-uricémiant est nécessaire pour prévenir les nouvelles crises. Les principes du régime sont simples :
Les boissons alcoolisées favorisent grandement la prévalence des crises de goutte, c'est un aliment phlogogène. L’alcool augmente considérablement le taux d’acide urique dans le sang, puisque c’est un des facteurs soutenant l'uricogénèse : formation d'acide urique.
Cette hyperuricémie est d’autant plus forte que les liquides ne nécessitent pas de travail de digestion, ils rejoignent quasiment instantanément la circulation sanguine. Les méfaits de l’alcool ne s’arrêtent pas là : il interfère également avec l’élimination rénale de l’acide urique.
La bière (sans et avec alcool) est d’autant plus concernée puisqu’elle augmentera le risque par deux, en raison de la richesse en purine par le germe du malt et la présence de houblon qui influence le métabolisme de l’acide urique. Nous vous recommandons de supprimer toute consommation d’alcool. La consommation d’alcool doit être modérée.
Des aliments à eux seuls peuvent déclencher une crise de goutte. Certains sont directement impliqués dans l'augmentation de l'uricémie et/ou une diminution de l'élimination de ce dernier. Parfois, l'aliment n'influence pas le métabolisme des purines, mais pour autant il provoque une crise, comme le chocolat ou les champignons.
Ces intolérances sont propres à chacun. À vous d'analyser votre alimentation et de trouver vos aliments déclencheurs.
La concentration d'acide urique dans le sang augmente significativement avec la consommation de produits animaux. Ce sont des aliments purinophores : les purines animales sont métabolisées par l'organisme. Le déchet de ce métabolisme est l'acide urique.
D'autant plus que les produits animaux ont tendance à acidifier le sang : un facteur accentuant les risques de cristallisation de l'acide urique. Nous vous recommandons : D'éviter les excès des produits animaux : 1 viande, 1 poisson ou 2 oeufs par jour. Maximum un abat par mois.
Les produits issus des tissus conjonctifs des animaux sont riches en glycocolle et sérine, des composés purinogènes. Ces deux composés sont des acides aminés susceptibles d'augmenter la fabrication endogène d'acide urique. Nous vous recommandons de consommer maximum un seul produit à base de gélatine par semaine.
Le fructose est un sucre simple présent naturellement dans de nombreux aliments. Sa forte présence est étroitement corrélée à l'augmentation de l'uricémie, la teneur en acide urique dans le sang. Les aliments les plus riches en fructose sont :
Nous vous recommandons :
Les personnes qui souffrent de goutte (taux trop élevé d’acide urique dans le sang) doivent composer leur repas à 80 % de fruits et légumes, conseille la diététicienne-nutritionniste. Et s’orienter vers un régime de type crétois ou méditerranéen en pensant à y adjoindre des huiles d’olive et de colza.
Augmenter son apport en eau est l'unique moyen d'évacuer efficacement l'acide urique par les voies urinaires. Attention, l'élimination de l'acide urique acidifie les urines. Cette acidification augmente le risque de cristallisation de l'acide urique dans les voies urinaires, ce qui provoque des calculs rénaux.
Pour remédier à ce risque, on favorise les eaux bicarbonatées. Une eau bicarbonatée est composée de beaucoup de bicarbonates (HCO3-). Dans le sang et les urines, les ions bicarbonates corrigent le pH.
Ainsi, en plus d'augmenter la diurèse, les eaux bicarbonatées réduisent les risques de cristallisation de l'acide urique autour des articulations et dans les voies urinaires. Nous mettons en garde les patients atteints de troubles rénaux. L'insuffisance rénale augmente les risques de crise de goutte.
Pour autant, augmenter son apport hydrique n'est ici pas recommandé, car cela accroît la « fatigue » des reins. En cas d’insuffisance rénale, veillez à respecter vos recommandations hydriques personnelles.
Nous vous recommandons de boire 2 à 3 L d'eau bicarbonatée par jour. Les eaux bicarbonatées sont les suivantes : Saint-Yorre®, Vichy Célestins®, Arvie®, Quézac®, Salvetat®, etc. En cas de transpiration (chaleur, activité physique, sueurs nocturnes), il est impératif de boire davantage. En cas d’acide urique, il faut également penser à avoir une bonne hydratation « minimum 2 litres par jour, recommande Aurore Lavergnat.
Les fruits et légumes crus sont des véritables atouts en cas de goutte, et ce, par de multiples aspects :
Certains végétaux jouissent d’une mauvaise réputation provoquée par leurs richesses en purine : asperge, artichaut, épinard, choux, choux de Bruxelles, champignons et même les lentilles. Or, les purines végétales ne sont pas transformées en acide urique : les végétaux peuvent donc être autorisés. Il en est de même pour le café et/ou le thé.
Nous vous recommandons :
D'après certaines études, le lait de vache serait bénéfique dans la prévention des crises de goutte alors que le lait de soja n'aurait pas cet effet uricosurique. Des études complémentaires sont encore nécessaires dans ce domaine, mais les bienfaits du lait semblent provenir des constituants suivants :
Nous vous recommandons :
En suivant les recommandations, nous vous proposons un menu type conçu spécialement pour réduire les concentrations d'acide urique dans le sang. Ce menu énumère les familles d'aliments, vous laissant la possibilité de varier les plaisirs.
| Repas | Aliments |
|---|---|
| Petit-déjeuner | Boisson chaude, produit laitier, produit céréalier complet, fruit cru |
| Déjeuner | Crudité, légume cuit, produit céréalier complet, viande/poisson/œuf, fruit cru |
| Collation | Fruit à coque, produit céréalier complet |
| Dîner | Crudité, produit céréalier complet, légume cuit, produit laitier, fruit cru |
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