L’abbaye de Timadeuc, située au cœur de la Bretagne, non loin de Pontivy, Loudéac et Ploërmel, est un lieu chargé d'histoire et de traditions. Fondée en 1841, l'abbaye a su allier spiritualité et travail manuel, notamment à travers la production de produits locaux de qualité, dont les fameuses pâtes de fruits.
L'Abbaye de Timadeuc a été fondée en 1841 à l'emplacement du manoir des seigneurs de Timadeuc, dont ils ont repris la devise « espoir en Dieu ». C'est une fondation de l'abbaye de la Trappe en Normandie. Le bâtiment actuel a été plusieurs fois remanié.
En 1841, trois moines cisterciens de l’Abbaye de la Trappe arrivent en Bretagne, dans cet ancien manoir situé au bord de l’Oust à Rohan. Dans un état délabré, ce manoir a été cédé à prix raisonnable par la comtesse du Bot alors âgée.
L'abbaye abrite les moines suivant la règle de St Benoit. Les moines suivent le rythme de vie proposé par la règle de Saint Benoit (prières et travail). Entre ces temps, les moines alternent travail manuel, services communautaires, lecture, enseignements, méditation. Les moines ne parlent entre eux que si nécessaire.
Après la deuxième guerre mondiale, l’abbaye comptait environ cent moines pour dix sept aujourd’hui. L’organisation Cistercienne issue de l’Abbaye de le Trappe compte 103 monastères pour 1387 moines et 77 monastères pour 1320 moniales répartis dans le monde entier. Les moines sont rattachés à un monastère et y passent leur vie.
Aujourd’hui, l’abbaye reçoit des adultes pour des séjours et propose de partager la vie des frères de la communauté. La partie du monastère où vivent les moines ne se visite pas mais il est possible de faire des retraites silencieuses et de participer aux prières et aux messes. Il est possible d’être reçu également pour un accueil spirituel ou des confessions.
Les Cisterciens Trappistes sont des hommes normaux, sains de corps et d’esprit, capables de se familiariser avec internet, heureux de communier ainsi à la vie du monde ! C’est un chrétien et comme tout chrétien, appelé à la sainteté ; un enfant de l’Église qui cherche à approfondir les richesses de son baptême, répondant ainsi à sa vocation d’enfant de Dieu.
C’est un "moine", c’est-à-dire un chrétien qui a simplement voulu prendre au sérieux les conseils de l’évangile dans une voie particulière. À l’appel du Christ et poussé par l’Esprit, dans un acte libre, il a choisi la solitude pour "vivre à Dieu seul", embrassant une vie consacrée à la prière, à la méditation, au travail, sous le regard de Dieu.
C’est un "cénobite" (du grec : koinos = commun) et non un ermite à la différence des chartreux, par exemple, qui vivent plutôt en solitaires. Les cénobites mènent, sous l’autorité d’un abbé (Abba = Père) qui tient la place du Christ dans le monastère, une vie communautaire inspirée par Saint Pacôme. Ces communautés sont, pour le monde d’aujourd’hui, des signes du Royaume à venir.
C’est un moine "bénédictin", il se rattache en effet à Saint Benoît (VIe siècle), le grand législateur, le Patriarche des moines d’Occident. Les bénédictins suivent sa Règle et gardent son esprit dans une vie rythmée au long des jours par la prière et le travail.
Et pourtant, si l’on peut dire, il n’est pas que bénédictin mais aussi "cistercien" ; on pourrait presque dire : "cistercien" pour être plus bénédictin ! C’est pour revenir à une observance plus stricte de la Règle de Saint Benoît que, en 1098, 21 moines bénédictins quittaient l’abbaye de Molesme sous la conduite de Saint Robert, et gagnaient le désert de Cîteaux pour y fonder un nouveau monastère. Très vite, celui-ci se distingue par son austérité et son dépouillement.
Et pourquoi "trappiste" ? Ce nom indique l’appartenance du cistercien à la famille de la "stricte observance" issue de la réforme entreprise au monastère de la Trappe, dans l’actuel département de l’Orne, par le célèbre abbé de Rancé au XVIIe siècle ; coup de barre vigoureux et quelque peu violent, certes, mais providentiel, qui permit au navire cistercien de traverser les eaux dormantes du XVIIIe siècle ; et de franchir, grâce à l’énergie de dom de Lestranges - un autre fils de la Trappe - les passes difficiles de la Révolution et de l’Empire. Or Timadeuc fut justement fondé par l’abbaye de la Trappe en 1841.
Demain, les moines s'adapteront, avec l'Église, aux conditions des temps. Ils se renouvelleront sans cesse, au souffle de l'Esprit, selon leur vocation monastique, pour parfaire : ...
Parmi leurs produits locaux, il y a un premier fromage le Trappe de Timadeuc (1,7 kg vendu 12,57 euros le kg). Sa pâte au lait cru est moelleuse, et ressemble en bien meilleur au Port Salut et au Chaussée aux Moines. Sa croûte est jaune. (Le site de l’abbaye de Chambarand en propose à la vente par internet. Tout le monde s’adapte !!!). Le second, le Timanoix, 300g est affiné à la liqueur de noix (5,90 euros). Sa croûte est marron et sa recette inspirée - je cite l’emballage - par la recette des moniales de l’abbaye d’Echourgnac (Dordogne). Les pâtes de fruits (3,15 euros les 250g) sont faites à base de gelée de pommes et d’arômes naturels.
C’est en parallèle de la production de fromages que les frères préparent chaque année une quinzaine de tonnes de pâtes de fruits 100% naturelles ! Elles permettent aux moines de soutenir de manière stable leur production du fromage, qui, étant très technique, rencontre parfois quelques difficultés !
Depuis près de 50 ans, les moines de Timadeuc développent en effet leur artisanat monastique de pâtes de fruits 100 % naturelles, dont la réputation n’est plus à faire. Ils en écoulent en effet une quinzaine de tonnes chaque année !
En effet les pommes, le cassis, les coings ou la framboise viennent tout droit du verger de l’abbaye. La plupart des fruits (pommes, cassis, coings, framboise) viennent directement du grand verger de l’abbaye. La récolte a lieu vers le mois d’octobre, et pour l’occasion, les voisins viennent même aider les moines !
Après concassage, les fruits sont cuits à la vapeur pour être transformés en une marmelade. Durant la fabrication tous ces fruits, cuits à la vapeur, se transforment en marmelade qui est ensuite entreposée au froid. Ensuite stockée au froid, cette pâte est enfin recuite selon une recette bien gardée par le frère en charge de cette étape.
Côté recette, tout est secrètement conservé à l’abbaye bien évidemment, par Frère Laurent, responsable de la production des pâtes de fruits. Le concassage des fruits. La cuisson des fruits concassés à la vapeur. Deuxième cuisson pour obtenir une texture épaisse et fondant. C’est dans cette dernière étape, par-dessus tout, que réside tout le secret de la recette !
Les pâtes de fruits de Timadeuc ont en effet tout pour plaire : elle sont faites « maison », de façon artisanale et selon des recettes traditionnelles. En effet le verger de l’abbaye procure les pommes, les cassis, les coings ou les framboises…
En plus du savoir-faire lié à l’affinage du fromage, ces pâtes de fruits font aujourd’hui la réputation de l’abbaye de Timadeuc dans la région. Une réputation qui tient à la qualité de la pâte toujours sans colorant et seulement avec des arômes d’essences naturelles de fruits.
L'Abbaye cistercienne suit selon les préceptes de Saint-Benoît, et notamment la doctrine Ora et labora (Prie et travaille).
Les pâtes de fruits de Timadeuc sont disponibles à l'achat directement à la boutique de l'abbaye ou en ligne.
Ingrédients : Pulpe de fruits (53,5%), sucre de canne (41,5%), glucose (4%%), pectine de pomme (0,8%), acide tartrique (0,2%)
Caractéristiques : Pâtes de fruits produites par les moines avec les fruits de leur verger, en Bretagne. Garanti sans adjonction d'arôme ni colorant. Pâtes de fruits variées, à la purée de pommes, de coings, de framboises et de cassis.
| Produit | Ingrédients Principaux | Particularités |
|---|---|---|
| Trappe de Timadeuc | Lait cru de vache | Pâte moelleuse, croûte jaune |
| Timanoix | Lait de vache, liqueur de noix | Croûte marron, affiné à la liqueur de noix |
| Pâtes de fruits | Pommes, coings, framboises, cassis | 100% naturelles, sans colorants ni arômes artificiels |
Si vous viendez visiter le secteur, le camping municipal de Rohan, à quelques Km, est ouvert de fin avril à mi septembre. Les pêcheurs à la ligne apprécient l’endroit.
Commencez votre ascension et vous apercevez un grand mur, début du domaine de Timadeuc. Le domaine est immense et on arrive bientôt face au bâtiment.
Accès :
L’accueil s’ouvre sur un magasin qui propose pleins de nourritures. Spirituelles d’abord : des CD (musique classique, religieuse, du monde), une librairie d’ouvrages religieux (à noter un certain éclectisme et une certaine ouverture en cette matière), les derniers romans sortis, des livres pour enfants et des guides et écrits sur la Bretagne. Terrestres ensuite, produits du cru ou fabriqués par d’autres abbayes : savons et huiles essentielles.
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