L'abattage des animaux de production, et particulièrement des porcs, est un point crucial en matière de bien-être animal. La France, en réponse aux attentes des consommateurs et des associations de protection animale, a mis en place une réglementation stricte pour garantir un « abattage humanitaire ». Cela inclut notamment l’étourdissement de tous les animaux avant leur abattage.
En France, la filière porcine est encadrée par 165 abattoirs et 212 ateliers de découpe habilités par les services vétérinaires. Un abattoir est un lieu où les animaux d'élevage sont abattus et où leurs produits sont préparés en vue de leur consommation.
À leur arrivée à l'abattoir, les animaux vivent plusieurs étapes capitales. Voici un aperçu détaillé du processus, des normes et des exigences à respecter.
Tout abattoir en fonctionnement doit posséder un agrément sanitaire, délivré par le préfet du département après une visite des services vétérinaires. Cet agrément garantit la sécurité sanitaire et la protection des animaux.
Depuis la promulgation de la loi Agriculture et Alimentation, tous les abattoirs sont tenus d'avoir un Responsable Bien-Être Animal (RPA). Le RPA est un salarié de l’établissement, responsable de l'application des règles de protection animale au sein de l’établissement et il supervise les opérateurs.
Le RPA doit avoir des compétences techniques et une autorité suffisante pour conseiller et diriger le personnel réalisant les opérations sur les animaux. Il conseille également l’exploitant de l'abattoir dans le domaine des investissements destinés à la rénovation et au renouvellement des équipements. Depuis janvier 2013, les RPA doivent être titulaires d'un certificat de compétence (CCPA) obtenu après une formation et une évaluation réussie.
En abattoir, la protection des animaux dépend majoritairement de la bonne mise en œuvre des opérations quotidiennes. La mise à mort et toutes les opérations au contact des animaux sont effectuées par des personnes aux niveaux de compétence appropriés.
En France, la formation en vue d'obtenir un certificat de compétence est effectuée par des dispensateurs de formation habilités par le ministère chargé de l'agriculture. Le certificat est ensuite délivré par le préfet du département pour une durée de 5 ans.
Les agents des Directions Départementales en charge de la Protection des Populations (DDPP) vérifient le bon respect de la réglementation. Ils contrôlent de façon inopinée la bientraitance et les conditions de mise à mort des animaux. De façon complémentaire des audits réguliers de l'organisation et du fonctionnement de toutes les étapes à l'abattoir sont réalisées. Dans ces audits, le professionnel doit faire la preuve que son organisation permet d'épargner aux animaux « toute douleur, détresse ou souffrance évitable » aux animaux.
Enfin, les services de contrôle vérifient que la surveillance des opérations d'abattage est mise en œuvre. En cas de non-respect de la réglementation, des suites et sanctions sont prises afin d'y mettre un terme.
Au terme de la période d’élevage, les animaux sont transportés vers l’abattoir. Les conditions d’acheminement sont adaptées pour éviter le stress des animaux. Dans chaque abattoir, un Responsable Protection Animale est nommé. A leur arrivée, les porcs sont placés dans une porcherie d’attente et leur bonne santé est contrôlée par les services vétérinaires du Ministère de l'Agriculture.
Voici les étapes détaillées du processus d'abattage du porc :
Les méthodes d'étourdissement incluent :
Il est possible de demander une dérogation à l'étourdissement pour des questions de libre exercice du culte (halal ou casher par exemple).
Les exploitants du secteur alimentaire doivent veiller à ce que la construction, la configuration et l'équipement des abattoirs soient conformes aux exigences suivantes :
L’arrêté concernant les règles de sécurité lors du transport des porcs réalisé par les éleveurs souligne que la bétaillère utilisée doit être équipée d’un plancher antidérapant et d’un système qui réduit au minimum les fuites d’urine ou de fèces.
Après le transport le véhicule doit être nettoyé et désinfecté. Des contrôles visuels sont réalisés au minimum après chaque nettoyage et avant chaque désinfection d’un véhicule (absence de souillures sur les surfaces) sur plusieurs points du véhicule.
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La vente d'une carcasse issue d'un abattoir agréé garantit une inspection sanitaire et le respect de la chaîne du froid. L'éleveur doit identifier les animaux et fournir un document de circulation.
Celui qui achète des ovins ou des porcins en vif, devient de facto un détenteur d'animaux appartenant à l'une de ces espèces. Il doit donc se soumettre aux obligations réglementaires qui en découlent : enregistrement de cette activité auprès du service identification de son département, respect des règles de prophylaxie et d'identification des animaux.
L'abattage familial à la ferme est autorisé pour les ovins, caprins et porcins, sous conditions strictes :
Le non-respect de ces règles est sévèrement sanctionné.
Tout établissement qui prépare, transforme, manipule ou entrepose des produits d’origine animale est soumis à l’obligation d’agrément sanitaire. La demande d’agrément sanitaire doit être effectuée avant le démarrage de l’activité de l’établissement.
La détention de cet agrément est requise dès lors que sont mises en œuvre des matières premières animales non transformées.
Les abattoirs doivent respecter de strictes conditions d’hygiène et prendre toutes les précautions pour épargner aux animaux toute souffrance évitable. L’exploitant de chaque établissement d’abattage désigne une personne responsable de la protection animale (RPA).
L'étourdissement des animaux avant l'abattage est obligatoire, sauf dérogations spécifiques autorisées par arrêté préfectoral.
L'élevage biologique porcin est soumis à des règles spécifiques concernant la mixité bio/non bio, la durée de conversion, la conduite des truies, le logement, l'alimentation et les traitements autorisés.
Les conditions de logement des animaux doivent répondre à leurs besoins physiologiques et éthologiques (mouvements et confort de l’animal) ; Aération et éclairage naturels. Les espaces en plein-air doivent offrir des protections suffisantes contre la pluie, le soleil, le vent et les températures extrêmes.
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