Alors que j’avance doucement dans la connaissance des plantes sauvages médicinales et comestibles, le sureau noir est presque passage obligé. Cet arbre commun dans nos campagnes fleuri de blanc sur la fin de printemps, forme des baies noires en fin d’été et a la vertu d’avoir des fleurs et baies (cuites) comestibles. Le week-end dernier, j’ai donc profité pour essayer le sirop de fleurs de sureau. La recette vient du site chef simon et a été un véritable délice pour les papilles de la maisonnée. Les saveurs sont vraiment étonnantes, presque vanillées, légèrement acidulées, et le tout forme un ensemble tout à fait délicieux. Même si je ne ré-invente pas le couteau à couper le beurre avec ce billet, j’aimerais vraiment vous partager l’idée. Si vous ne connaissez pas, c’est vraiment un sirop à découvrir une fois dans sa vie.
Le sirop de fleurs de sureau est une recette facile à préparer, qui permet à la fois de profiter des bienfaits du sureau, tout en se régalant avec une boisson rafraîchissante et parfumée, idéale pour les journées chaudes d’été.
Voici comment faire du sirop de sureau pour profiter de ces belles fleurs odorantes et comestibles, qui fleurissent tout autour de chez moi en abondance en ce moment ♥ De quoi se régaler et avoir l’impression d’être une sorcière des bois, tout en faisant une recette très très simple. J’adore le sureau. Il fait partie de mes plantes préférées, avec ses belles feuilles vertes et ses grandes ombelles blanches.
Je vous ai appris l’année dernière avec ma recette d’orangeade au sureau comment reconnaître cette plante : quand on coupe une petite branche, le centre est blanc - bien que ce soit un arbuste, il a un vrai tronc - les feuilles sont dentées sur les bords, et une branche de feuilles se comporte de 5 feuilles dont deux paires face à face et une au bout (je vous le montre en vidéo sur ma recette d’orangeade au sureau).
Contrairement à beaucoup de fleurs sauvages, les fleurs du sureau ne sont pas du tout écœurantes - d’ailleurs, quand on passe près d’un sureau, je grapille souvent quelques fleurs pour les manger tel quel. Le goût est proche du litchi, en plus doux ; personnellement, il me fait penser aux saveurs pêche - abricot. C’est donc une plante délicieuse avec laquelle faire des sirops, des gelées, des infusions… On peut cueillir les fleurs puis les sécher pour les conserver.
Également, il est difficile de parler de la cueillette du sureau noir sans parler de sa confusion possible : le sureau hièble (ou yèble), Sambucus ebulus. Il est entièrement toxique. Pour ne pas les confondre, c’est simple, le sureau hièble est une herbacée (qui ne fait pas de bois, et qui disparaît l’hiver). Le sureau noir est arborescent, et a une écorce. Vous trouverez un tableau comparatif de trois sureaux (sureau noir, sureau yèble et sureau rouge) sur le site de biologie de l’ENS.
Le sureau noir est un arbuste, ou arbrisseau qui est utilisé par l’humain depuis des centaines d’années. En cuisine, on peut réaliser de nombreuses recettes avec les baies de sureau : confiture (avec d’autres fruits rouges ou non), sirop, gelée, vins au sureau, Kôso (sirop de fruits fermenté), des tartes aux fruits, agrémenter des compotes de pommes… Tant qu’elles sont cuites, vous pouvez laisser libre cours à votre créativité pour réaliser de nombreuses recettes sauvages.
La récolte est plutôt facile, il faut se munir d’un outil tranchant pour couper net le corymbe. Comme d’habitude, on prélève avec parcimonie, car ce sont des aliments très prisés des oiseaux. Une fois dans le panier, on sépare les fruits de la structure du corymbe.
L’hiver, c’est en cas de grippe. Ce qui est sûr, c’est que les baies contiennent du glucose, fructose, pectine, des protéines (dont 9 acides aminés essentiels), des lipides dont des acides gras poly-insaturés (omega-3). Les baies de sureau contiennent des vitamines : C et E (plusieurs formes de vitamines E.). Elles sont beaucoup étudiées et on pas mal d’applications en cours d’évaluation. Il faudrait plusieurs mois pour écrire quelque chose d’exhaustif, et remettre à niveau régulièrement la bibliographie tellement les études sont nombreuses ! Ce sont des baies très très intéressantes sur beaucoup de plans !
Vous entendrez ou lirez aussi à propos de la toxicité des baies crues (toxicité pas foudroyante, vous pouvez avaler 3-4 baies et il ne se passera rien). La chaleur inactive les composés responsables de cette toxicité.
Il existe plein de recettes ! Voici celle que je réalise et dont je me régale ! Il vous faudra tout simplement votre récolte, de l’eau, et du sucre. Déposez les fruits dans une casserole, et recouvrez-les d’eau. Faites chauffer à feu doux, en évitant de faire bouillir. Remuez et écrasez les fruits pendant cette étape. Je laisse personnellement environ 30 minutes sur la source de chaleur. Récupérez les restes solides des fruits et mettez-les dans une étamine ou un sac à vrac en tissu, et pressez bien pour en extraire tout le liquide. Pesez le liquide obtenu, et ajoutez la même quantité de sucre. Faites de nouveau chauffer doucement, jusqu’à ce que le sucre soit totalement dissout et que la consistance devienne sirupeuse. Stérilisez les contenants dans lesquels vous voulez conserver le sirop, puis versez-le lorsqu’il est encore très chaud. Après l’avoir laissé refroidir, il se conserve au réfrigérateur environ 5 à 6 mois. Si vous souhaitez conserver plus longtemps, vous pouvez ajouter un jus de citron. Le sirop se déguste soit pour le plaisir, (je trouve qu’il a un gout de mûre…) soit pour accompagner des états grippaux.
Les fleurs doivent toutefois macérer pendant au moins trois jours afin de libérer le plus de goût possible. Lorsque le sirop est prêt, il peut être transvasé dans des bouteilles plus petites. Pour ce faire, bien nettoyer les bouteilles et les faire bouillir. Verser le mélange de sirop à travers un tamis grossier pour séparer les ombelles et les tranches de citron.
Bien qu’il est préparé pour en faire des boissons, vous pouvez utiliser votre sirop de fleur de sureau de nombreuses manières :
Les fleurs de sureau sont bien plus que des fleurs au délicieux parfum. Depuis des siècles, elles sont utilisées en médecine traditionnelle pour leurs nombreuses vertus. Elles sont surtout réputées pour leurs propriétés antivirales et antibactériennes, idéales pour renforcer le système immunitaire. Une tisane ou un sirop de fleurs de sureau est donc parfait en cas de rhume, grippe ou toux sèche, pour aider à dégager les voies respiratoires et apaiser les maux de gorge.
Le sureau possède également une action diurétique naturelle. Il favorise l’élimination des toxines, soulage la rétention d’eau et soutient le bon fonctionnement des reins. Avec ses effets anti-inflammatoires, il permet d’aider à soulager les douleurs articulaires ou musculaires, mais aussi les symptômes d’allergies saisonnières. Ce n’est qu’un aperçu de toutes les propriétés des fleurs de sureau, retenez que c’est un ingrédient excellent pour votre santé en général.
| Question | Réponse |
|---|---|
| Peut-on utiliser des fleurs de sureau séchées pour faire du sirop ? | Oui, c’est d’ailleurs ce que nous conseillons dans notre recette. Les fleurs de sureau séchées sont une excellente alternative hors saison. |
| Combien de temps se conserve le sirop de sureau maison ? | Il se conserve environ 3 à 4 semaines au réfrigérateur. Pour une conservation plus longue, vous pouvez stériliser la bouteille ou le congeler en glaçons. |
| Peut-on boire le sirop de sureau pur ? | Comme tous les sirops, il est très sucré, nous vous conseillons donc de le diluer dans de l’eau, mais en soit, rien ne l’empêche. |
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