Le diabète gestationnel est une pathologie qui peut survenir au cours de la grossesse et affecter à la fois la mère et le bébé. Ce dépistage est essentiel pour assurer une prise en charge rapide et prévenir les complications chez la femme enceinte. En Europe, le diabète gestationnel concerne 1 grossesse sur 7.
En France, la fréquence du diabète gestationnel est estimée à près de 16,5%. [2] Une étude française a montré que 35% des femmes atteintes de diabète gestationnel développent un « vrai » diabète de type 2 dans les 11 ans.
Le diabète gestationnel est une forme temporaire de diabète qui apparaît pendant la grossesse, généralement au deuxième ou troisième trimestre. Il se caractérise par une élévation anormale du taux de sucre dans le sang (glycémie), causée par une résistance accrue à l’insuline, souvent due aux hormones produites par le placenta.
Cette condition concerne entre 8 et 10 % des femmes enceintes et peut entraîner des complications pour la mère et l’enfant si elle n'est pas correctement gérée.
Le diabète gestationnel est un type de diabète qui se déclenche pendant la grossesse et disparaît après l’accouchement. Pendant la grossesse, l’équilibre hormonal de la femme est modifié. Dans la plupart des cas, le pancréas réagit en augmentant la quantité d’insuline sécrétée, et cela n’a aucune conséquence. Mais, pour certaines femmes, cette compensation ne se fait pas, ou pas correctement. La conséquence ? Un excès de sucre dans le sang (hyperglycémie).
Dans le deuxième cas, c’est un diabète gestationnel qui ne dure que le temps de la grossesse.
Schéma simplifié du diabète gestationnel et de son impact sur la mère et l'enfant.
Pour le dépister, les professionnels de santé utilisent un test de tolérance au glucose, qui repose sur l'ingestion d'une boisson sucrée : les boissons glucosées. Ce test permet de mesurer la réponse du corps face à une dose précise de glucose et d’identifier les futures mamans à risque.
Le dépistage du diabète gestationnel repose principalement sur le test d’hyperglycémie provoquée par voie orale (HGPO), via l’utilisation de boissons glucosées. Ce test consiste à mesurer la capacité de l’organisme à réguler le taux de sucre dans le sang après l'ingestion d'une solution contenant une quantité précise de glucose, généralement 75 ou 100 grammes.
La boisson sucrée provoque une augmentation rapide de la glycémie, permettant ainsi d’observer la réponse de l’organisme. Si le corps ne parvient pas à produire suffisamment d'insuline pour gérer cette montée de glucose, cela peut être signe d'un diabète gestationnel.
L’HGPO consiste à boire une quantité standard de glucose, sous forme de sirop, équivalente à 75 grammes.
Le test de dépistage du diabète gestationnel est généralement proposé entre la 24e et la 28e semaine de grossesse, période durant laquelle les changements hormonaux augmentent la résistance à l’insuline. Toutefois, il peut être prescrit plus tôt si la femme enceinte est âgée de plus de 35 ans ou présente certains facteurs de risque, tels qu'un surpoids, des antécédents familiaux de diabète, une hypertension, ou d’avoir déjà accouché d’un bébé de plus de 4 kg.
Ces facteurs augmentent la probabilité de développer cette condition, d’où la nécessité de surveiller la glycémie dès le début de la grossesse dans ces cas-là.
Le test d’hyperglycémie provoquée permet de détecter un déséquilibre métabolique qui pourrait passer inaperçu sans symptômes évidents. Un dépistage précoce est important, car un diabète gestationnel non traité peut entraîner des complications, notamment une macrosomie (poids excessif du bébé), un accouchement prématuré ou des difficultés respiratoires chez le nouveau-né.
Par ailleurs, il existe un risque élevé de développer un diabète de type 2 après la grossesse, tant pour la mère que pour l’enfant.
Comme mentionné précédemment, le premier test est le dépistage du diabète gestationnel, une analyse sanguine permettant de mesurer la quantité de sucre dans votre sang. Si ces résultats sont considérés comme élevés, un second test, celui de tolérance au glucose, vous sera proposé.
Le test de dépistage courant, parfois dénommé test de simulation de glycémie, consiste à vous faire boire un sirop sucré à l’hôpital ou dans un laboratoire. Une prise de sang est réalisée une heure après pour déterminer votre glycémie.
Si les résultats préoccupent votre médecin, il pourra vous recommander de passer un test de tolérance au glucose plus tard pendant votre grossesse, car une glycémie supérieure à la moyenne implique que vous avez plus de chances de développer un diabète gestationnel.
Selon les instructions de votre médecin, vous ne devez rien manger ni boire 8 à 14 heures avant le test de glycémie (à part un peu d’eau). Lorsque vous vous rendrez au cabinet, la première prise de sang qu’il pratiquera est un test de glycémie à jeun pour déterminer la quantité de sucre dans votre sang lorsque vous avez l’estomac vide.
Ensuite, vous devrez boire un sirop sucré, que vous aurez peut-être du mal à avaler, selon votre envie de sucre. Le médecin réalisera enfin deux autres prises de sang. Le test de glycémie de la première heure intervient une heure après que vous ayez bu ce sirop ; le test de la deuxième heure intervient deux heures après.
De manière générale, vous n’avez pas besoin de modifier votre alimentation ni de faire quoi que ce soit de particulier pour préparer ces tests. Il vous sera simplement demandé d’arriver à jeun au test de tolérance au glucose. Prévenez simplement votre professionnel de santé si vous suivez un traitement médicamenteux pour s’assurer que celui-ci n’interfère pas avec les résultats des prises de sang.
La plage normale des résultats du test de dépistage du diabète gestationnel (celui d’une heure) et de tolérance au glucose (celui de deux heures) pouvant varier selon le laboratoire ou l’hôpital, votre médecin est l’interlocuteur idéal si vous avez besoin d’informations ou de conseils concernant les résultats obtenus, ainsi que les prochaines mesures recommandées à prendre.
Si au moins une des valeurs de glycémie est égale ou supérieure aux seuils définis, le diagnostic de diabète gestationnel est établi.
| Moment du test | Valeur normale (g/L) | Valeur normale (mmol/L) |
|---|---|---|
| À jeun | 0,92 | 5,1 |
| Après 1 heure | 1,80 | 10,0 |
| Après 2 heures | 1,53 | 8,5 |
Si le résultat est positif, la future maman devra contrôler son alimentation et renoncer à de nombreux aliments… Objectif : garder une certaine maîtrise de son alimentation et ne pas passer plusieurs mois dans l’angoisse ou la frustration d’un « régime diabète gestationnel ».
Les grands principes à suivre :
Dans le tiers des cas restants, il faudra également avoir recours à l’insulinothérapie, c’est-à-dire à l’administration d’insuline par stylo, seringue ou pompe à insuline.
Par ailleurs, durant la grossesse, les besoins nutritionnels en vitamine B9, en calcium, en fer et en énergie augmentent.
Côté exercice physique, il faudra se rapprocher du médecin traitant qui conseillera sur l’activité physique la plus adaptée à la grossesse. Enfin, le recours à l’autosurveillance glycémique, généralement effectuée à l’aide d’un lecteur de glycémie, est également indispensable.
Infographie sur le diabète gestationnel : facteurs de risque et suivi.
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