Le sirop de glucose-fructose est omniprésent dans l'alimentation moderne, notamment dans les produits transformés. Cet article examine de près les effets de ce sucre sur la santé, son utilisation répandue dans l'industrie agroalimentaire, et les alternatives plus saines à considérer.
Le sirop de glucose-fructose, parfois appelé sirop de maïs à haute teneur en fructose, est un édulcorant liquide dérivé de l’amidon, généralement issu du maïs ou du blé. Il est composé d’un mélange de deux types de sucres simples : le glucose et le fructose. La proportion de ces sucres varie selon les formulations, mais il contient souvent une proportion plus élevée de fructose.
Le sirop de glucose-fructose n’est pas un simple mélange naturel. Pour le produire, l’amidon est transformé à l’aide d’enzymes spécifiques et de processus industriels complexes. Certains fabricants ajoutent des agents stabilisants ou conservateurs pour améliorer la durée de conservation du produit final. Cela en fait un ingrédient hautement transformé, bien éloigné des sucres naturels que l’on trouve dans les fruits ou le miel.
Le sirop de glucose-fructose est l’ingrédient parfait pour l’industrie agroalimentaire. Tout d’abord, il est bon marché à produire, grâce à la culture massive de maïs souvent subventionnée dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis. Ensuite, sa forme liquide le rend facile à intégrer dans une multitude de produits, des pâtisseries aux boissons gazeuses. Enfin, il est plus sucrant que le sucre classique, ce qui permet aux fabricants d’en utiliser moins tout en conservant un goût très attractif.
Au cours des dernières décennies, conjointement avec l’industrialisation, la forte progression de l’habitat en zone urbaine et la généralisation du travail des femmes hors du foyer, les habitudes alimentaires se sont considérablement modifiées au profit de la consommation d’une quantité croissante de produits alimentaires transformés industriels. Ce mode de production des aliments s’est, entre autres, caractérisé par l’addition de sucre. Le sirop de glucose-fructose figure en bonne place dans la liste des ingrédients de très nombreux produits alimentaires manufacturés. Il entre notamment dans la composition d’un grand nombre de gâteaux industriels.
Pendant longtemps, ce sucre ajouté était exclusivement du saccharose extrait de la betterave ou de la canne, une molécule qui combine une molécule de glucose et une molécule de fructose. Depuis plusieurs années, le saccharose tend à être remplacé par du sirop de glucose-fructose, aussi appelé isoglucose ou high fructose corn syrup (HFCS). La production et l’utilisation massives de HFCS découlent d’une décision politique prise par les États-Unis dans les années 1970 afin de se libérer des importations de sucre de canne et de betterave.
Plus ou moins enrichi en fructose - dont le pouvoir sucrant est supérieur au glucose-, le HFCS a une texture liquide facilitant son utilisation par l’industrie.
Comme son nom l’indique, le fructose est la forme de sucre simple produite naturellement par les fruits ; on le trouve aussi dans le miel. Au niveau énergétique le glucose et le fructose apportent le même nombre de calories. Cependant, le fructose n’est pas métabolisé de la même manière que le glucose, et ses effets sont donc différents du glucose.
La consommation de fructose est, en revanche, associée à une modification du métabolisme incluant une augmentation des lipides et du cholestérol circulant dans le sang, ainsi qu’une accumulation de graisse hépatique. Le fructose agit aussi par le biais d’autres mécanismes moléculaires qui provoquent une altération de l’action de l’insuline dans l’ensemble des tissus de l’organisme et induisent le développement de la masse grasse viscérale, considérée comme le « mauvais tissu adipeux ».
Enfin, le fructose est beaucoup moins efficace que le glucose pour induire la satiété. Sa consommation peut notamment entraîner une résistance à l’action de la leptine, une hormone produite par le tissu adipeux et qui agit au niveau du cerveau pour réduire la prise alimentaire.
Il faut noter en effet qu’il est extrêmement compliqué d’avoir des études prospectives précises à long terme sur la consommation alimentaire dans des cohortes humaines. D’une part parce que l’autoévaluation est très peu fiable dans ce domaine. D’autre part parce que les intérêts financiers en jeu sont énormes… et cela peut entraîner des biais dans l’interprétation des analyses.
Le fructose est un sucre simple. En l’utilisant à la place du sucre classique, on peut en mettre moins pour un résultat gustatif identique, mais aussi éviter une hypersécrétion d’insuline et la montée brutale du taux de sucre dans le sang (glycémie).
Une autre étude anglaise récente menée par des chercheurs de l’Université de Bristol et du Francis Crick Institute de Londres, démontre qu’une alimentation riche en sucre fructose pourrait également empêcher le bon fonctionnement du système immunitaire. Si le fructose est déjà associé à l’obésité et au diabète de type 2, son impact sur le système immunitaire n’était pas encore bien connu. Les chercheurs ont prouvé que le fructose était responsable d’une inflammation du système immunitaire. Les auteurs de l’étude rappellent qu’une inflammation de ce type peut continuer à endommager les cellules et les tissus.
Dans les produits transformés, le fructose est présent sous la forme de sirop de glucose-fructose. Cela peut faire peur, mais dans les faits, cela ne change rien : « quel que soit l’aliment ou le produit d’origine, une molécule de fructose reste une molécule de fructose », insiste le Pr Tounian.
« Le seuil à partir duquel ces risques deviennent significatifs a été fixé à 100 g de fructose par jour », précise le Pr Tounian. « Attention surtout aux formes liquides ! », avertit le Pr Delarue. « C’est le plus problématique, car la vidange gastrique est très rapide, ce qui accélère le métabolisme du fructose.
« Boire occasionnellement du soda ou des jus de fruits, oui. « Oui, mais à condition de ne pas en abuser, toujours pour les mêmes raisons », continue le Pr Delarue. « Quand on a un diabète de type 2 et/ou que l’on souffre de surpoids, mieux vaut apprendre à réduire sa consommation globale de sucre et de produits sucrés.
Pour éviter le sirop de glucose-fructose, il est essentiel de lire attentivement les étiquettes des produits et de privilégier des alternatives plus naturelles. Le miel est une solution naturelle et nutritive. Consommer des fruits frais est le moyen idéal d’apporter à votre corps du fructose naturellement accompagné de fibres, de vitamines et de minéraux. Contrairement au sirop de glucose-fructose, le fructose contenu dans les fruits est associé à des fibres qui régulent son absorption. De plus, les fruits apportent des antioxydants, essentiels pour lutter contre le stress oxydatif et réduire les risques de maladies chroniques.
Voici quelques alternatives à considérer :
Le sirop de glucose-fructose, omniprésent dans les produits industriels, est un ingrédient à consommer avec une grande prudence. Bien qu’il soit pratique pour l’industrie agroalimentaire, ses effets sur la santé, notamment sur le microbiote, le foie, et les risques de maladies chroniques, en font un ennemi à éviter autant que possible. En optant pour des alternatives naturelles comme le miel ou les fruits, vous faites un choix éclairé pour votre bien-être et celui de votre famille.
Si vous regardez les étiquettes sur les aliments industriels, vous remarquerez que la plupart sont chargés en sirop de glucose-fructose. Son utilisation toujours plus importante par les industriels alimentaires est corrélée à une augmentation significative de l'obésité chaque année. Si vous voulez une santé optimale, vous devriez éviter de consommer les aliments qui contiennent du sirop de glucose-fructose.
tags: #sirop #de #glucose #fructose #santé
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic