À l’approche des fêtes de fin d’année, les chocolats Diot ont décidé de s'intéresser à une figure indétrônable en cette période : le Père Noël. À peine la Toussaint passée, les Pères Noël au chocolat commencent à envahir les étalages de nos magasins, annonçant l'avalanche de douceurs et de délices à venir.
Intéressons-nous à l'origine des Pères Noël chocolatés. On pourrait penser que le chocolat provient de Côte d’Ivoire, l'un des principaux producteurs de cacao au monde. Cependant, le cacao est originaire d’Amérique Centrale. Le chocolat a une histoire de quatre siècles, s'étendant sur au moins trois continents.
Au XVIe siècle, les Européens découvrent le cacao en Amérique. Parallèlement, d’autres Européens explorent les terres africaines et y importent le cacaoyer. De ces explorations et exportations naît la production de chocolat. Cultivée en Afrique, la fève de cacao est transportée en Europe pour être travaillée puis moulée.
Ainsi, le Père Noël en chocolat a une grande histoire, intrinsèquement liée à celle du chocolat. Mais pourquoi est-il moulé à l’effigie du Père Noël ?
Le Père Noël, avec sa barbe blanche et son manteau rouge, est une déformation de Saint Nicolas, figure qui nous vient d’Amérique au XIXe siècle. Il reprend les éléments de représentation de l’évêque qui protège les petits enfants, dont on retrouve des traces dans les pays rhénans. La figure du Père Noël est un mélange culturel, religieux et économique. C'est la fusion entre une fête religieuse et commerciale.
Le Père Noël est un avatar de la mondialisation, avec une histoire d'allers et retours entre les pays du monde. Chaque fois que vous voyez un Père Noël en chocolat, souvenez-vous des découvertes et des explorateurs qu’il a fallu pour qu’il se trouve devant vous.
Saint-Nicolas, l’ancêtre de notre Père Noël, régnait autrefois sur les fêtes de fin d’année. Avant que le Père Noël n'arrive en traîneau, c’était lui qui apportait les cadeaux. Jusqu’aux années 50, les enfants recevaient leurs présents à la Saint-Nicolas, pas à Noël. Pour Noël, on se contentait d’une orange, car le Père Noël ne se trouvait pas dans les supermarchés. Saint-Nicolas arrivait directement de Turquie… sur sa mule !
Saint-Nicolas était le patron des marins, des veuves, des célibataires, des prostituées et des voyageurs. Bienveillant et généreux, il distribuait des cadeaux aux enfants sages, tandis que le Père Fouettard s’occupait des autres. Le Père Fouettard fabriquait lui-même ses lanières de cuir avec des peaux de mouton.
Avec le temps, les fêtes de Saint-Nicolas ont diminué, laissant place au Père Noël, plus photogénique et commercial. Autrefois, pour faire plaisir à la mule de Saint-Nicolas, il fallait lui laisser un verre d’eau et un verre d’alcool pour le saint lui-même.
Le Père Noël est né en 270 dans la ville de Myre, en Turquie, sous le nom de Nicolas de Myre. Il consacra sa richesse à distribuer des cadeaux et de la nourriture aux pauvres, devenant un symbole d’offrandes et de partage associé aux fêtes de la Nativité. On lui a donné plusieurs patronymes et apparences, mais il a trouvé son look au Moyen Âge, quand on l’appelait Saint Nicolas.
Le costume rouge et blanc est resté parce que c’est un code couleur visible qui se marie bien avec le vert des sapins. Dans toutes les cultures, le sucré a une valeur symbolique associée aux fêtes et aux rites de partage. On sert des mets sucrés pour honorer ses invités ou célébrer un événement, et Noël n’y échappe pas.
Les 13 desserts sont à la table de Noël ce que les santons de la Crèche sont à la décoration. C’est une tradition d’origine provençale et un concentré de symboles. Le nombre de mets signale une abondance exceptionnelle. Le chiffre 13 renvoie à la Cène, dernier repas du Christ entouré des douze apôtres. Les quatre mendiants (amandes, noisettes, noix, raisins secs) évoquent les quatre ordres monastiques pauvres. Les dattes et fruits exotiques rappellent les Rois Mages venus d’Orient.
Dans les temps anciens, le maître de maison choisissait la plus grosse bûche de la réserve pour qu’elle brûle dans l’âtre pendant toute la veillée de Noël. En 1879, le pâtissier parisien Antoine Charabot voulut rendre hommage à cette tradition avec un biscuit roulé en cylindre paré d’un nappage imitant l’écorce du bois. Cette innovation a été favorisée par l’invention de la crème au beurre.
Chaque région a ses traditions. Les papillotes viennent de Lyon. Au 18e siècle, le commis du confiseur Papillot offrait des bonbons enveloppés de petits papiers porteurs de messages d’amour. Autre exemple, les figurines en pain d’épices recouvertes d’un glaçage au sucre, originaires d’Alsace, représentent Saint Nicolas.
Également originaires de l’Est, les bonbons « Petit Jésus », à base de meringue ou de guimauve colorée, se dégustent désormais dans tout l’Hexagone.
Pour récompenser les rennes et leur fournir l’énergie nécessaire à nos longs voyages, je leur donne des pulpes de betterave. Il s’agit de la chair des betteraves sucrières d’où a été extrait le sucre. Riches en fibres et en oligoéléments, elles favorisent la rumination chez les bovins.
Le traîneau fonctionne avec un système hybride combinant la traction animale fournie par les rennes et un moteur thermique de mon invention. Sur le conseil de mes lutins mécaniciens, j’y ai fait installer un boîtier de conversion au Superéthanol E85 qui me permet de faire des économies et de réduire l’empreinte carbone de mon activité.
Les chocolats n’ont pas toujours été populaires à Noël. Avant la tradition des chocolats, il y avait la bûche de Noël, empruntée d’un rituel païen. La tradition de la bûche de bois est devenue la tradition de la bûche pâtissière.
L’art du chocolat s’est cultivé à partir du XIXème siècle. Pour intégrer le chocolat dans nos traditions, les chocolatiers se sont inspirés des traditions des pays et cultures à travers le monde. En Italie, la sorcière Befana récompense par des pièces de chocolat les enfants sages. En Amérique centrale, les mexicains servent la dinde nappée d’une sauce au chocolat lors du repas de réveillon.
Dans l’Antiquité, le chocolat était un mets de luxe, réservé à l’élite de par son prix élevé.
Noël, c'est la saison des traditions, et la tradition du Père Noël en chocolat incarne la magie de Noël et la joie de partager des moments précieux en famille. Pour les enfants, il représente la promesse de cadeaux à venir, et pour les adultes, il rappelle les souvenirs d'enfance des Noël passés.
Cette tradition est née au XIXe siècle, lorsque le chocolat est devenu plus accessible. Depuis, elle perdure, avec des artisans chocolatiers créatifs. Enveloppé dans du papier brillant et orné d'un ruban doré, il apporte une touche de féerie à nos tables de Noël.
Saint Nicolas est le prédécesseur du Père-Noël. Né au IIIème siècle, en Turquie, il était réputé pour sa bonté et ses miracles réalisés. Mort en 345 après Jésus Christ, son histoire continua au travers des siècles. Sa fête est célébrée le 6 Décembre de chaque année. Dans l’est de la France, il est très présent et les rues grouillent d’hommes barbus accompagnés de leurs ânes.
Le mythe veut que chaque année, durant la nuit du 5 au 6 décembre, Saint Nicolas entre dans les maisons par les cheminées pour distribuer des friandises aux enfants sages. Au XIXe siècle, les hollandais migrants aux Etats-Unis importent la tradition du Saint Nicolas « Sinterclaes », qui deviendra « Santa-Claus ».
En 1823, le mythe est posé avec la publication du poème « A visit from St Nicholas », plus connu sous le nom « The Night before Christmas ». L’histoire raconte la venue de Saint-Nicolas, un sympathique lutin dodu et souriant, qui descend du ciel dans un traineau tiré par huit rennes, et distribue des cadeaux aux enfants dans la nuit du 24 au 25 décembre.
Dans les décennies suivantes, l'imagerie de Santa-Claus varie. En 1885, on précise que l'homme vient du Pôle Nord, où il dispose d'une usine à jouet. Ces représentations s'imposent dans l'inconscient collectif américain, tout comme la distribution des cadeaux le 25 décembre.
Notre Père-Noël actuel prend forme en 1931, quand Coca-Cola cherche un moyen de vendre ses boissons en hiver. Elle charge l'illustrateur Haddon Sundblom de trouver une mascotte. Ce dernier s'inspire de précédentes représentations parues dans la presse du début du siècle, montrant un vieil homme habillé en rouge et en blanc, les couleurs de Coca-Cola!
En Europe, l’histoire commence à prendre forme en 1843, mais il faudra attendre la fin de la seconde Guerre mondiale pour que le Père-Noël s’immisce dans les foyers. La fête de Noël est liée à la naissance de Jésus. Avant sa naissance, les européens fêtaient le passage du solstice d’hiver et le retour du printemps.
En 345, le pape décida de fixer la date de naissance de Jésus au 25 décembre, afin de voir disparaître la fête du solstice d’hiver.
La Fin d’année et Noël marquent une époque de réjouissances. Au IV siècle, la fête chrétienne de Noël a été instituée comme date commémorative de la naissance de Jésus-Christ, mais cette fête n’a pas toujours été chrétienne. Les racines des Fêtes de fin d’année remontent à des croyances de l’époque romaine.
La date du solstice d’hiver a toujours fasciné les populations qui considéraient le moment à partir duquel les jours cessaient de diminuer et commençaient à augmenter comme une date fondamentale dans le cycle de la vie. Ce retour du jour et donc du soleil était synonyme de retour à l’abondance à travers les récoltes. Ce symbole était digne de Fête.
Les romains païens adoraient leur dieu Sol Invictus (soleil invaincu) et fêtaient le 25 décembre le moment de son retour. C’étaient les Saturnales romaines, fêtes qui duraient plusieurs jours, au cours desquelles les romains portaient des guirlandes autour du cou et s’offraient des cadeaux. Le nom de Noël signifie nativité et les romains fêtaient une sorte de nativité du soleil.
Aujourd’hui, la fête religieuse cohabite avec une fête profane et familiale qui s’est accaparée beaucoup d’éléments traditionnels et pas nécessairement religieux.
Historiquement, Nicolas (270-310) était le fils unique d’un couple aisé. À la mort de ses parents, il employa tout son héritage pour venir en aide aux nécessiteux. Nicolas devint ensuite évêque de Myre (dans le sud de l’actuelle Turquie). On dit qu’il fit de nombreux miracles dont un des plus célèbres renvoie à la biblique multiplication des pains : « une dure famine frappa toute la province de Nicolas et la nourriture se mit à manquer. Nicolas apprit alors que des navires chargés de grain avaient débarqué au port. Il s’y rendit et demanda aux matelots de donner au moins cent mesures de grain par navire. Après des réticences et des discussions, les marins s’exécutèrent, mais… aucune diminution de leur cargaison n’a été observée.
Les historiens déplorent le peu de renseignements concernant Saint-Nicolas. Cependant une véritable légende s’est formée au fil du temps et celà a vraiment commencé au XIIe siècle. Au fil du millénaire qui s’est écoulé depuis, d’autres récits sont venus enrichir cette légende qui aujourd’hui nous fait apparaître Saint Nicolas comme un homme très populaire, bon, nourrissant les affamés, sauvant les voyageurs, et en général défenseur des pauvres.
La tradition a même forgé la fameuse légende des « trois petits enfants qui s’en allaient glaner aux champs ». Autre exemple, la tradition populaire va jusqu’à relater le fait qu’un jour des bourses d’or auraient atterri dans des chaussures séchant près du feu. C’est de cette réputation de bonté et de véritable père nourricier assurant l’abondance qu’est née la hotte de Saint Nicolas.
C’est à partir de là que s’est développé le mythe d’un personnage généreux et protecteur qui chaque fin d’année, fait rêver les enfants et même les adultes qui attendent avec impatience son passage. C’est comme cela que depuis le XIIe siècle, chaque fin d’année, la date variant d’une région à l’autre, Saint Nicolas, déguisé, va de maison en maison pour livrer des cadeaux aux enfants sages.
Toute cette histoire et cette légende nous montrent bien que le Père Noël n’est pas une invention récente purement commerciale. Aujourd’hui le Père Noël dispose d’un grand nombre d’attributs qui lui confèrent une identité unique. Une silhouette plutôt ronde, un âge plutôt avancé, mais un visage bon enfant, des joues un peu rouges, des habits rouges et blancs, avec de la fourrure, des bottes, un bonnet, une houppelande, un traineau tiré par des rennes au nez rouge, des clochettes… et surtout une belle hotte débordante de cadeaux. Ce sont les gènes du Père Noël forgés tout au long de l’histoire.
Parmi tous ces attributs, la seule hotte nous fait penser au Père Noël ! Il s’agit bien là de l’objet de nos désirs. Nous aimons tous le Père Noël mais nous aimons surtout le contenu de sa hotte. Elle représente la porte d’entrée d’un univers poétique et merveilleux que nous avons tous construit pendant notre enfance et qui se matérialise chaque fin d’année au moment d’ouvrir les cadeaux.
La Maison RICHART se transforme en Père Noël. Chaque année dès les premiers jours de décembre, les hottes sont soigneusement préparées. Celles-ci contenant plutôt des pralinés, aux amandes, aux noisettes, aux pistaches, ou même du praliné aux noix du Périgord, juste torréfiées pour développer les arômes grillés délicatement mêlés au caramel de la cuisson. Celle là plutôt orientée ganaches : au cacao Grands Crus d’origine, au jus de framboise, au café arabica, au jus de mangue et fruit de la passion, toutes à la texture lisse et soyeuse…..
Père Noël ou pas, n’oubliez jamais : dégustez uniquement ce qui a du goût.
| Période | Figure Centrale | Traditions | Symboles |
|---|---|---|---|
| Antiquité Romaine | Sol Invictus | Saturnales, échanges de cadeaux | Retour du soleil, abondance |
| Moyen Âge | Saint Nicolas | Distribution de cadeaux aux enfants sages | Générosité, protection |
| XIXe Siècle | Père Noël (Santa Claus) | Distribution de cadeaux le 25 décembre | Joie, famille, commercialisation |
| Aujourd'hui | Père Noël | Mélange de traditions religieuses et profanes, chocolats, bûche de Noël | Partage, festivités, gourmandise |
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