La blanquette de veau, un plat emblématique de la cuisine bourgeoise française, est appréciée pour sa viande tendre et sa sauce onctueuse. Ce mets délicat, parfait pour les repas dominicaux, évoque des souvenirs chaleureux et réunit les convives autour d'une table conviviale. La blanquette de veau dans toute sa splendeur, servie avec de petits légumes cuits à blanc, des pommes de terre et sa sauce poulette, dérivée de la sauce blanche.
Dans cet article, nous vous dévoilons la recette traditionnelle de la blanquette de veau, ainsi que des astuces pour réussir ce plat à la perfection.
La blanquette est un terme qui vient de l’occitan “Blanca”, qui signifie blanche. C’est littéralement une “petite blanche“. Loin de la recette ici, la blanquette tire son origine de l’accommodation des restes, comme le bœuf miroton son antinomique pendant question couleurs. En fait, il s’agit alors de réchauffer et servir la viande qui reste dans un bouillon lié. Ces recettes ont traversé les siècles depuis le Moyen-Âge où les plats de viande étaient des plats de long mijotage (à part les rôtis de la noblesse), car on ne mangeait que de la vieille carne, les animaux que l’on ne pouvait plus faire travailler. A l’époque, on liait les sauces au pain ou aux amandes.
Si la 1ère recette de blanquette de Veau est écrite par Vincent de La Chapelle en 1735 dans son Cuisinier Moderne. Ce cuisinier du Prince Guillaume d’Orange place la blanquette de beau dans le 1er service, celui des potages et des entrées, à une époque où la table était couverte de mets à chaque service (il y en avait généralement au moins 4, chacun subdivisé en Potages, Petites et Grandes Entrées, Hors d’Œuvre, Relevés, Rôts, Entremets, Froids etc.), le tout pour montrer la magnificence du puissant. A partir du 18èùe siècle et la 1ère révolution gastronomique française, les sauces sont peu à peu liées à la farine et au beurre, et le blanc mangé devient une sauce blanche.
La blanquette de veau prend ses tournures actuelles avec l’essor de la bourgeoisie du 19 ème siècle, qui singe les mœurs des aristocrates en les simplifiant. Jules Gouffré, ancien apprentis d’Antonin Carême, pâtissier puis cuisinier de l’Empereur Napoléon III, délivre dans son Livre de Cuisine : comprenant la cuisine de ménage et la grande cuisine, la recette de la blanquette actuelle. Cuire avec fonds blanc, morceaux de tendron, épaule et poitrine de veau. Garnir de carotte, oignon piqué de clou de girofle et bouquet garni. Après cuisson, retirer les morceaux dans un sautoir ; y joindre petits oignons cuits à blanc et champignons. Lier la cuisson avec quantité relative de roux blanc, ajouter pelures de champignons frais et cuire un quart d’heure. Compléter la sauce avec liaison de jaunes d’oeufs et crème, jus de citron et muscade. Passer sur les morceaux et garniture; chauffer sans bouillir. En servent, saupoudrer légèrement de persil haché.
Selon les indications d’Escoffier, donc, la blanquette de veau est un plat de viandes cuites dans un bouillon. Pour réussir la blanquette de veau, il vaut mieux que ce bouillon soit riche tout en restant assez doux pour révéler sans masquer, la saveur de la viande. Pour enrichir le bouillon, on ajoute traditionnellement un pied de veau qui donne de la gélatine au bouillon et permet d’avoir une sauce très savoureuse. On saisira la viande dans un liquide bouillant pour qu’elle garde du jus, mais on cuira auparavant un peu le bouillon pour qu’il soit riche en saveur. J’utilise le même principe pour le pot-au-feu.
Pour préparer une blanquette de veau savoureuse et fondante, le choix des morceaux de viande est essentiel. Ce que l’on veut quand on sert une blanquette de veau, c’est avant tout une viande ultra fondante et une sauce bien parfumée, sans être trop riche. On cherche une viande riche en collagène et assez grasse pour obtenir ce résultat si fondant. L’épaule : C’est le grand classique et c’est ce que j’utilise en général. Le flanchet ou le collier : Ce sont des morceaux un peu plus riches en graisses.
Premièrement, une cuisson lente et à feu doux permet à la viande de s’attendrir tout en conservant son moelleux. Enfin, ne négligez pas l’importance du bouillon pour une viande tendre.
Le blanchiment de la viande de veau a plusieurs avantages. Ensuite, le blanchiment contribue également à la tendreté de la viande. Enfin, le blanchiment a aussi une fonction historique. Dans le passé, il permettait de supprimer les odeurs liées à une conservation aléatoire de la viande.
Qu’est-ce que la sauce de la blanquette, la sauce poulette? La sauce poulette est une dérivée de la sauce blanche. Parmi la grande famille des sauces élaborées à base d’un roux, la sauce blanche se fabrique comme une sauce béchamel mais avec du bouillon à la place de lait. La blanquette de veau n’est pas servie avec une sauce blanche, mais avec une sauce poulette, c’est-à-dire un bouillon lié au roux blanc (la sauce blanche appelée aussi Velouté) enrichie de jaunes d’oeufs, de citron et de champignons. La sauce Poulette est finie au beurre auquel je préfère ici la crème.
Voici une recette détaillée pour préparer une blanquette de veau traditionnelle et savoureuse :
Pour la sauce poulette :
La blanquette se déguste traditionnellement avec du riz, mais pour varier les plaisirs, pensez aux pommes de terre, aux tagliatelles fraîches voire des gnocchis. Pour un accompagnement végétal raffiné, les légumes de printemps ou une jardinière de légumes apportent une touche de fraîcheur et de légèreté. Les petits pois apporteront une jolie couleur verte.
Je rappelle au passage que la blanquette se sert avec des pommes de terre, et pas du riz. Et qu’il faut mieux des pommes de terre à chair ferme. Le riz c’est pour la poule au pot.
En ce qui concerne le vin, le choix peut donner lieu à débat. Néanmoins, les sommeliers s’accordent à dire que les vins blancs classiques s’harmonisent bien avec la blanquette de veau. Pour contrebalancer le gras de la sauce épaisse, servez la blanquette de veau accompagnée d’un vin blanc tonique et acide, tels qu’un Riesling, un Chablis ou un Chardonnay.
J’ai marié ma Blanquette de veau dans la pure tradition à un graves jeune et exubérant, pétulant et que je t’avoue reconnaître à 100 km tellement je l’aime. La cuvée Caroline de Château Chantegrive, au nez, tu as l’impression d’être sous le tilleul de mon grand-père en été au fond du jardin. Quelques notes de fruits, et en bouche: l’abricot et le citron te réveille les papilles. De quoi contrebalancer toute cette douceur presque écoeurante de la sauce poulette, cette presque fadeur savoureuse de la viande de veau, ce plat de viande fait petit lait pour palais délicat.
Il y en a qui préfèrent déguster les plats mijotés, comme la blanquette de veau, le lendemain. Si c’est le cas, ou si vous avez des restes, conservez-les avec toute la sauce dans une boîte hermétique au réfrigérateur. Réchauffez la blanquette à la casserole sur feu doux jusqu’à ébullition puis servez avec l’accompagnement de votre choix.
Oui, le ragoût de veau se congèle très bien - mais seulement si vous n’avez pas encore ajouté le jaune d’œuf. Sans cette liaison, la sauce reste stable. Le mieux est de congeler le ragoût en portions. Laissez-le ensuite décongeler lentement au réfrigérateur et réchauffez-le doucement avant d’y ajouter la liaison.
| Ingrédients | Quantité |
|---|---|
| Viande de veau | 1,2 kg |
| Carottes | 4 |
| Oignons | 2 |
| Poireau | 1 |
| Champignons de Paris | 300 g |
| Beurre | 30 g |
| Farine | 40 g |
| Fond de veau | ½ litre |
| Jaunes d'œufs | 2 |
| Crème fraîche | 1 c. à soupe |
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