La conduite d'un élevage porcin est un processus complexe divisé en trois phases principales : le naissage, le post-sevrage et l’engraissement. Chaque étape nécessite un environnement adapté aux besoins spécifiques des animaux.
La truie est fécondée par insémination artificielle (IA) ou saillie. La salle où se déroule la fécondation est appelée verraterie. En moyenne, 2,1 IA sont réalisées par truie. Après l'échographie, les animaux sont transférés dans des lots de 9 en gestantes.
La gestation de la truie dure 3 mois, 3 semaines et 3 jours (environ 114 à 116 jours). Le premier mois est une période délicate, nécessitant la séparation des truies gestantes en petits groupes de même taille et âge, logés dans des salles ou parcs de gestation.
Pendant cette période, la truie a besoin de manger davantage, absorbant jusqu’à trois kilos d’aliments par jour. À la veille de mettre bas, son poids a généralement augmenté de près de 40 %.
Au terme de la gestation, la truie met bas une portée moyenne d’une douzaine de porcelets. La mise-bas dure en moyenne 2 à 3 heures.
Le colostrum est essentiel pour la vie et la croissance des porcelets, jouant un rôle nutritif et immunitaire crucial. Pendant 1 mois, elle reste avec ses porcelets et les allaite. Les porcelets tètent toutes les heures, absorbant entre 20 et 30 g de lait à chaque fois, soit environ un litre par jour. La truie, étant une bonne laitière, peut produire jusqu'à 12 litres de lait par jour.
Le porcelet passe d’une alimentation lactée (lait maternel) à une alimentation solide. Le sevrage a lieu le vendredi pour des premières inséminations dès le mardi. Les porcelets sont sevrés à 23-24 jours, à 5,5 kg (16,3 porcelets par portée). Il quitte la maternité pour continuer à grandir dans une autre salle chauffée, avec des porcelets du même âge. À l’issue du post-sevrage, le porc est élevé pendant 3 à 4 mois en vue de fournir de la viande.
Une truie peut avoir un peu plus de deux portées d’une douzaine de porcelets chacune par an. La truie peut être fécondée tout au long de l’année, tous les 21 jours environ.
Plusieurs paramètres peuvent influer sur la taille de la portée :
La longévité des truies dépend de leurs performances de reproduction, principalement en début de carrière. La longévité est une composante essentielle du résultat économique. L’Ifip a réalisé une étude pour proposer de nouveaux critères de longévité et analyser leurs facteurs de variation.
L’analyse a permis d’identifier six facteurs qui ont des effets significatifs et identiques sur tous les critères de longévité :
L’Ifip propose d’utiliser quatre critères complémentaires pour une meilleure analyse de la carrière productive des truies :
La prise en compte du bien-être animal a conduit à des évolutions dans les systèmes de logement. Les cages de maternité, couramment utilisées, ont été critiquées pour leurs effets négatifs sur le bien-être des truies. Des alternatives sont envisagées pour permettre aux truies de mieux exprimer leurs comportements naturels.
En conclusion, optimiser le nombre de portées par an chez la truie nécessite une gestion rigoureuse de la reproduction, de l'alimentation, de la santé et du bien-être des animaux. La prise en compte de ces facteurs est essentielle pour améliorer la productivité et la rentabilité des élevages porcins.
| Pays | Nombre moyen de porcelets nés vifs (2018) | Nombre moyen de porcelets nés vifs (2020) | Variation |
|---|---|---|---|
| Hongrie | 12.2 | 13.8 | +1.6 |
| Pays-Bas | [Donnée] | [Donnée] | -0.05 |
| Moyenne INTERPIG | [Donnée] | [Donnée] | +0.62 |
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