Dans les exploitations porcines, la vaccination est indispensable pour protéger les porcelets contre les maladies graves. Il est possible d’assurer la protection des jeunes animaux non seulement en vaccinant ces derniers, mais aussi les truies mères. Les principales maladies des porcelets sont la diarrhée, la maladie de l’œdème, les maladies respiratoires et la polysérite. En Suisse, une vaccination contre la plupart d’entre elles est possible.
Chaque élevage doit avoir son propre plan de vaccination, adapté à chaque cas par le vétérinaire responsable. Il doit décrire les types de vaccins à utiliser, leur voie d'administration et l'âge exact ou le moment du cycle auquel ils doivent être appliqués.
Les vaccins peuvent être différenciés en fonction des voies d'administration :
Il existe des recommandations spécifiques pour l'application des vaccins en fonction du poids des porcs :
L'élevage doit disposer d'un protocole écrit de changement d'aiguille (tableau 1), qui doit être adapté en cas de pathologie spécifique, car les aiguilles peuvent transmettre des maladies. Les zones de soins et de quarantaine doivent disposer de tout le matériel de vaccination et de traitement nécessaire, SPÉCIFIQUE à cette zone.
Si l'aiguille se brise pendant la vaccination et que nous soupçonnons qu'elle est restée à l'intérieur du porc, nous devons étiqueter l'animal affecté et le séparer afin de pouvoir avertir l'abattoir. Il existe des aiguilles qui peuvent être détectées à l'abattoir à l'aide de détecteurs de métaux.
Les porcelets sont généralement vaccinés contre la circovirose (infection par le PCV2) et l’iléite provoquée par la bactérie Lawsonia. Par ailleurs, la vaccination de la truie mère permet de protéger indirectement les porcelets contre les diarrhées pendant la période d’allaitement. S’agissant de la maladie de l’œdème et de la polysérite infectieuse, des vaccins sont également disponibles sur le marché. Quant aux autres agents pathogènes, certains vaccins spécifiques à la porcherie peuvent aussi être fabriqués contre certains d’entre eux.
Seuls les animaux en bonne santé et qui ne sont pas sous traitement antibiotique peuvent être vaccinés. Selon l’homologation du fabricant, la vaccination contre le PCV2 et la bactérie Lawsonia est possible à partir de l’âge de deux ou trois semaines. Il est recommandé d’effectuer la vaccination à cet âge afin que les porcelets puissent développer une protection immunitaire avant le sevrage. Si la vaccination n’est effectuée qu’au moment du sevrage, les porcelets risquent de ne pas tous développer une immunité stable en raison du stress.
Pour prévenir les diarrhées précoces, on procède à la vaccination de la truie mère. Dans cette stratégie, ce n’est pas le système immunitaire du porcelet qui développe une immunité, mais la truie, qui transmet les anticorps aux porcelets par l’intermédiaire du colostrum. Dans ce cadre, il faut tenir compte de deux facteurs importants : premièrement, les porcelets nouveau-nés doivent ingérer le plus rapidement possible environ 200 g de colostrum pour pouvoir profiter pleinement des anticorps ; deuxièmement, la vaccination de la truie doit se faire au bon moment, soit entre deux et quatre semaines avant la mise base, selon le produit concerné.
En effet, la truie a besoin de suffisamment de temps pour pouvoir constituer un niveau élevé d’anticorps. Or elle commence à produire du colostrum environ une semaine avant la mise bas. Si la vaccination est trop proche de la mise bas, le taux d’anticorps dans le colostrum ne sera donc pas suffisant pour protéger les porcelets.
Chez le porc, les méthodes classiques et largement répandues sont la vaccination orale et la vaccination intramusculaire à l’aide d’un pistolet de vaccination. Grâce aux technologies les plus récentes, il est désormais possible de pratiquer la vaccination des porcelets par voie intramusculaire ou intradermique à l’aide d’appareils spéciaux sans aiguille. L’avantage de ces innovations est que la propagation des agents pathogènes d’un animal à l’autre est réduite à un niveau minimal. Il existe cependant un risque : la technique de vaccination doit être correctement exécutée pour garantir le succès de la vaccination des porcelets.
Les vaccins sont généralement conservés au réfrigérateur à une température comprise entre 2 et 8° C. En effet, leur efficacité peut être compromise par la congélation, par des températures trop élevées ou par des variations de température. Ainsi, un thermomètre devrait être ajouté dans le réfrigérateur pour contrôler la plage de température.
Avant l’emploi, il convient dans tous les cas de suivre scrupuleusement les instructions de la notice d’emballage. Il s’agit entre autres de mélanger, de remuer ou de préchauffer correctement les vaccins à base d’huile. De plus, le dosage doit être correctement réglé en cas d’utilisation d’un pistolet de vaccination et ce dernier doit fonctionner parfaitement. L’utilisation d’appareils de vaccination propres et le remplacement régulier des canules sont des conditions indispensables pour éviter la transmission d’agents pathogènes d’un animal à l’autre.
Les vaccins ne doivent pas être mélangés avec d’autres substances actives (p. ex. fer ou analgésiques). Une combinaison avec un autre vaccin ne peut être effectuée que si les indications du fabricant mentionnent expressément que cela est possible.
En règle générale, les effets secondaires des vaccins sont rares ou sans gravité : il peut par exemple y avoir un gonflement passager au point d’injection ou une brève augmentation de la température corporelle. En principe, les avantages d’une vaccination l’emportent largement sur les risques éventuels. Par ailleurs, les coûts du traitement en cas de maladie dépassent rapidement les coûts du vaccin, et ce, de plusieurs fois !
Identification :
Composition :
Usage clinique :
Contre-indications :
Ne pas utiliser en cas d’hypersensibilité à la substance active, à adjuvant ou à l’un des excipients.
Précautions et mises en garde :
Interactions et cas particuliers :
Effets indésirables et surdosage :
Posologie :
Outre la vaccination, d’autres mesures prophylactiques sont essentielles pour que les porcelets restent en bonne santé. En effet, la vaccination n’est pas suffisante si les conditions de détention ne sont pas optimales ou si des erreurs sont commises dans la gestion. Un nettoyage et une désinfection corrects sont de mise pour maintenir la pression des agents pathogènes dans la porcherie à un niveau bas. Par ailleurs, les porcelets et la truie ayant des besoins en température très différents, le climat de la porcherie doit répondre à des exigences particulières. Ainsi, lors de la mise bas, la température dans le nid des porcelets devrait être de 35° C ; plus tard, au moment du sevrage, la porcherie des gorets doit être préchauffée. D’autres mesures de gestion, comme un contact sans stress autour de la mise bas et un apport suffisant de colostrum, permettent aux porcelets de prendre un bon départ.
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