Les Missions de l'Institut Technique du Porc (IFIP) : Innovation et Développement de la Filière Porcine

L'Institut Technique du Porc (IFIP), comme tous les instituts techniques agricoles rassemblés au sein de l'Acta, joue un rôle majeur dans l'innovation agricole en France. Ces instituts sont dédiés à la recherche appliquée et au transfert technologique au service des filières agricoles et forestières, formant un réseau reconnu par les pouvoirs publics.

Leur mission principale est de produire des connaissances opérationnelles et de développer des solutions adaptées aux besoins des agriculteurs et des filières. Chaque institut se concentre sur des problématiques spécifiques aux filières qu'il représente, afin d'apporter des réponses adaptées aux défis de ces secteurs.

Unique en Europe, l’Acta anime et représente 19 instituts techniques agricoles, organismes professionnels de recherche appliquée et de transfert technologique vers les agriculteurs et toutes les filières agricoles et forestière, grandes cultures, filières d’élevage, plantes à parfum aromatiques et médicinales, la viticulture, le maraîchage, l’arboriculture, les algues..., en métropole et Outre-mer.

Gouverné par les représentants professionnels des différentes filières, chaque institut technique agricole, individuellement et collectivement, est engagé dans l’atteinte de ces grands objectifs et s’appuie sur un conseil scientifique indépendant dont le rôle est de garantir la pertinence et la qualité scientifique de ses travaux.

Sur ces thématiques prioritaires, l’Acta et son réseau privilégient la mise en commun des compétences, le partage d’idées et d’expériences pour innover vite et mieux. L'IFIP est l’institut français de Recherche et Développement au service des différents métiers de la filière porcine.

En parallèle, les instituts techniques agricoles s'inscrivent dans une dynamique collaborative, en mutualisant leurs expertises et en partageant leurs innovations à travers des projets transversaux.

Résultat ? Mardi 09 décembre 2025, Christophe PERROT et Paul Pagès ont présenté les principaux résultats de l'étude du RMT Filarmoni sur la quantification des emplois dans les filières agro-alimentaires françaises. 🔍 Avec près de 3,2 M d'emplois recensés dans les 14 filières étudiées, c'est 11 % de l'emploi national qui est dépendant de ces filières.

Les Missions de Formation à l'International

Les missions de formation de l'IFIP, réalisées principalement en Afrique et en Asie restent marginales, mais elles sont véritablement stratégiques car elles génèrent de l’activité pour les firmes génétiques et les équipementiers français. Il arrive bien souvent qu’à la suite de ces missions, des avions chargés de reproducteurs décollent de France pour peupler les élevages en sélection des pays clients, ou que des équipementiers y vendent leurs matériels ou des fabricants d’aliments leurs prémix.

L’Institut technique travaille depuis de nombreuses années en Europe avec ses homologues sur des sujets transversaux (sanitaire, transport des animaux, sécurité alimentaire, etc.).

Ces missions d’accompagnement technique à l’international ont démarré au début des années 2000 à la demande de la Chine qui cherchait à l’époque « à moderniser sa production », explique Édouard Bienassis, en charge de ce dossier à l’IFIP. Depuis, l’IFIP a renforcé son offre d’assistance, qu’il s’agisse d’accompagner des filières ou des coopératives par la mise en place de formations de techniciens sur place ou en distanciel, la définition d’itinéraires stratégiques, ou d’accompagnements plus ciblés, par exemple en génétique -peuplement renouvellement, schéma génétique…- ou en nutrition. Le savoir-faire français en production porcine est désormais recherché.

SEFIPORC est une société SA qui exploite la filière porcine au Sénégal

Exemples de Missions à l'Étranger

Par exemple, « nous bouclons cette année une mission de trois ans sur la biosécurité en production porcine au Laos, Vietnam, Cambodge et Philippines où sévit la peste porcine africaine, poursuit Édouard Bienassis. Avec VETAGRO-SUP, l’ENSV, le CIRAD et l’AVSF (Agronomes et vétérinaires sans frontières), nous avons apporté des connaissances sur le risque PPA et formé des vétérinaires sur place ».

Un autre dossier en cours (2024-2026) porte sur le développement de la production porcine dans plusieurs États du nord-est de l’Inde avec un soutien financier de la Fondation Bill et Mélinda Gates. Là, l’IFIP dépêche sur place des ingénieurs amont et aval pour aider tout à la fois au développement de l’élevage et de l’abattage.

En Afrique, l’IFIP a signé l’an passé un contrat de partenariat avec la Côte d’Ivoire pour développer une filière qui produit 13 000 tonnes de viande de porc dans un pays qui « en consomme dix fois plus ». D’autres pays seraient en passe de signer avec l’IFIP.

L’Institut du Porc rechigne généralement à évoquer ces actions qui ne sont pas forcément comprises en France. Des producteurs redoutent en effet que ces filières porcines émergentes viennent un jour concurrencer leur production. Mais faut-il craindre l’importation de pièces de porcs du Cambodge, d’Inde ou du Cameroun ? Assurément pas.

« Si nous n’y allions pas, ce sont les Danois ou les Hollandais qui effectueraient ces missions, souligne Édouard Bienassis.

En 1994, le syndicats d’éleveurs du Porc Blanc de l’Ouest voit le jour, grâce à l’impulsion de Jean Sergent, technicien du Parc Naturel Régional d’Armorique. Le Syndicat des Eleveurs de la race Porc Blanc de l’Ouest a pour objectif de fédérer les éleveurs de la race. Ceux-ci sont peu nombreux et dispersés géographiquement sur trois régions (Bretagne, Basse-Normandie, Pays de la Loire). Le syndicat s’est donné pour mission de sauvegarder et de promouvoir la race.

Cela passe par différentes actions. Dès 2004, il a mis en œuvre un programme de maintien de la variabilité génétique de la race PBO, établi avec le concours technique de l’IFIP-Institut du Porc. Il assure un appui en matière de suivi sanitaire et de suivi de l’identification. Par ailleurs, L’IFIP assure un suivi zootechnique et génétique de la race (gestion de la base de données des généalogies, plans d’accouplement, suivi des consanguinités,…). Le CRAPAL et la Fédération des races de Bretagne interviennent en appui des actions (financement du test à l’halothane, financement et réalisation de projets de communication…). Une commission d’agrément des reproducteurs composée d’éleveurs et d’agents identificateurs (IFIP et CRAPAL) est chargée de valider les reproducteurs de la race.

tags: #institut #technique #du #porc #missions

Articles populaires: