Les foires au porc sont des événements ancrés dans l'histoire et la culture rurale de nombreuses régions françaises. Elles offrent une occasion unique de découvrir les produits du terroir, de rencontrer les producteurs et de célébrer les traditions locales. Cet article vous invite à un voyage à travers les foires au porc les plus emblématiques de France.
L'Aveyron, terre d'authenticité et de traditions, est réputée pour ses foires et fêtes locales, notamment celles dédiées au porc. Ces événements, souvent ancrés dans l'histoire, offrent un aperçu unique de la culture rurale et de la gastronomie régionale.
En effet, en 1437, par lettre patente, le roi Charles VII a accordé la concession de trois nouvelles foires à Millau (autrefois, il n’y en avait qu’une, celle du 28 octobre, dite de Saint-Simon). Afin de ne pas porter préjudice aux foires voisines, de nombreuses enquêtes ont été menées. Ces trois nouvelles foires ont été octroyées définitivement par « lettres royales » données à Paris le 9 septembre 1447 qui réduisirent à 6 jours francs les huit jours pendant lesquels ces festivités devaient durer.
Les trois foires étaient maintenues, mais plus aux mêmes dates. L’historien de Gaujal nous apprend que la première foire de l’année initialement prévue le 22 février se tiendra le 18 janvier, celle du 6 mai sera maintenue à cette date, mais celle du 15 août sera reportée au 10 août, jour de Saint Laurent parce que trop rapprochée de la fête de Notre-Dame à Pézenas. Pour cette dernière concession, les Millavois durent verser 150 écus d’or « monnaie courante à présent ».
Enfin, la foire qui nous intéresse aujourd’hui initialement se tenait le 18 janvier, mais par lettres patentes du 22 mai 1554, le roi Henri II transféra cette foire au premier jour de carême. Il lui donna de même qu’aux autres, une durée de 6 jours ouvrés et voulut qu’elle fût pareillement franche de toute espèce de charges (Études historiques sur le Rouergue, de Gaujal). En 1638 fut créée la foire du 5 novembre.
Celle du 17 mai, dite de « la loue » n’a jamais été mentionné comme une foire, mais comme une continuité de celle du 6 mai : « c’est une foire où, d’habitude, il ne se traite pas d’affaires commerciales et qui a surtout pour but le louage des domestiques. Les paysans se rendant à la foire.
Celle du premier jour de carême que nous évoquons aujourd’hui était connue comme celle où l’on allait acheter des porcelets, des chevaux, des mulets, des brebis et comme le disaient nos aînés « per las pèls de sauvatgina », une foire identique se tenait à Rodez pour la « Mi Carême ».
Les foires au porc en Aveyron ont une longue histoire, marquée par des périodes de prospérité et de difficultés. Voici quelques exemples tirés d'archives :
L’arrivée de la guerre mit en sommeil ce jour de fête : « Notre foire du mercredi des Cendres a eu peu d’importance. Il y avait des chevaux et des porcs aussi. C’était le moment d’ouverture des laiteries et il y avait du petit lait alors tout le monde en achetait pour engraisser les porcs.
Pour acquérir ou voir les porcs, il fallait se rendre Place de l’Hospice (actuelle place Bompaire), mais aussi Place de la Tine, où on se tenait en hiver des marchés aux cochons très prisés par les Millavois. Une grande animation régnait dans ce quartier où l’on côtoyait les « habillés de soie ».
Jules Artières regrettait en 1943 sa disparition : « Depuis la guerre, hélas ! il est désert. Quand reverrons-nous ces habillés de soie, si sympathiques à nos bonnes ménagères ? Des charrettes aux roues solidement cerclées ébranlèrent ses « castres » peu odorants la clientèle millavoise des toucheurs de bestiaux dont la célébrité a retenu les noms, tels les Cabirou (ancien boucher au 3 avenue Jean-Jaurès devenu marchand de bestiaux), les Grousset, les Amat, les Bétou, les Valès étaient les maquignons les plus réputés pour la qualité de leurs bêtes. Vendeurs et acheteurs se retrouvaient Place de la Tine.
Chaque vendeur avait son « castre » et les acheteurs venaient les choisir là. Ils portaient les porcs sur le dos. Les personnes vivant misérablement en profitaient pour gagner quelques sous. Le plus représentatif fut sans doute Gardette, toucheur de bestiaux « a la barbe hirsute » et à la démarche souvent louvoyante. Mais comme nous l’avons dit plus haut, on y venait aussi pour la sauvagine, avec ses vendeurs et acheteurs de peaux.
En 1980, cette foire n’avait plus son lustre d’antan, comme nous le rappelle la presse de l’époque : « Des peaux de renard, plus particulièrement, qui suscitent un marché de plus en plus restreint bien que conservant son caractère ancien place du Mandarous où un carré d’amateurs de pelleterie se retrouve encore entouré de quelques curieux. Combien les renards ? Ça dépend de la qualité du poil et de la façon dont a été écorchée la bête. Entre 50 et 100 francs…100 francs les plus belles. Un tarif loin de celui pratiqué il y a trois ans où l’on payait jusqu’à 180 francs le beau renard. Pourquoi cette différence ?
Même constat à Rodez pour la foire de la Mi-Carême, où en 1982, on trouvait plus de peaux de renard que de blaireaux. Pour les premières, les cours s’établirent entre 100 et 120 francs l’unité suivant l’état de conservation, et les « extra » parvenant à 150 francs pièce. Pour les premières, le Levézou a eu longtemps une grande importance par le volume de ses apports à cette foire.
Désormais ce sont entre 150 et 200 exposants qui viennent pour la foire du mercredi des Cendres pour vendre aussi bien de l’alimentaire que du vestimentaire, en passant par la musique et le linge de maison.
Cette foire traditionnelle se déroule chaque premier week-end de février au Col Saint-Roch et a pour thème le porc et ses différentes préparations dans la cuisine corse. « Tradition ancestrale, la Tumbera (tuaison du cochon) se perpétue encore de nos jours dans la majorité des villages corses.
Jadis, la viande et la graisse du cochon se consommaient toute l’année dans les familles, sous forme de prisuttu (jambon), figatelli (saucisse), ou autre sangui (boudin). La Tumbera donnait aux villageois, l’occasion de se retrouver autour de la confection du boudin par exemple, tâche confiée aux femmes du village. » La Tumbera s'inscrit aujourd'hui dans une démarche d'accompagnement des producteurs et des socio-professionnels pour l'obtention d'une AOC charcuterie corse.
Cette manifestation populaire et conviviale rassemble de nombreux exposants autour de plusieurs temps forts: repas pulenta, brocciu et figatellu, démonstration de cuisine avec Cucina Corsa, vente aux enchères du cochon découpé, animations musicales... La Tumbera est une vitrine de la production de qualité qui valorise et promeut la filière porcine, source de retombées économiques pour les communes de l'intérieur.
Organisée par une équipe de bénévoles dynamiques et amoureux de leur village, la première foire rurale de l'année reste un moment chaleureux à partager en famille ou entre amis au coeur d'une des plus belles régions de Corse.
La visite commence par la découverte des produits et la rencontre avec les producteurs et les artisans. A midi, les visiteurs se mettent à table pour un repas typiquement corse.
La cité médiévale de Bruniquel organise sa fête de la saucisse, ce samedi 19 juillet dès 19h30. Repas, bal et feu d’artifice pour une belle soirée de convivialité. Voilà une belle tradition qui souffle ses 40 bougies cette année ! Ce samedi 19 juillet 2025, à Bruniquel dans le Quercy, vous avez rendez-vous avec la fête de la saucisse.
Cette manifestation est organisée par le Comité des fêtes de ce village. Cette fête de la saucisse, à Bruniquel, est un moment de partage et de bonne humeur autour des bons produits du terroir. Durant la soirée, possibilité de gagner un jambon en participant à une tombola.
La fabrication de cette saucisse traditionnelle commence avec une sélection rigoureuse des viandes : du pur porc provenant de producteurs du Gers, principalement du jambon et de l’épaule. C’est le boucher de la supérette U Utile à Monclar-de-Quercy qui transforme lui-même la viande et qu’il assaisonne selon une recette maison. Cela fait plus de 25 ans qu’il travaille et prépare ce produit. Il confectionne cette saucisse la veille de la fête pour avoir une production bien fraiche.
Dans la vidéo ci-dessous, René Tabarly, le co-créateur de cette fête de la saucisse, en raconte la genèse. Nous sommes en 1985, à Bruniquel, quand Madame Rouch fraichement élue présidente du syndicat d’initiative de cette cité médiévale et ses 2 châteaux, forme une équipe pour travailler à ses côtés. Avec le couple Tabarly et son époux, ils forment le premier bureau. En discutant avec l’épicier et le boulanger du village, ils décident de faire une fête pour rassembler les bruniquelais.
Depuis, c’est le Comité des fêtes de la commune qui se charge de l’organisation et la mise en place de l’événement. Situé au sommet d’une falaise, Bruniquel s’élève majestueusement au cœur des Gorges de l’Aveyron, dans le Tarn-et-Garonne. La première chose qui attire l’œil à Bruniquel, ce sont ses châteaux. Perchés à une hauteur impressionnante au-dessus de la rivière Aveyron, ils dominent le paysage.
Les châteaux qui couronnent le rocher sont constitués du Château « Jeune » et du Château « Vieux ». Le Château « Jeune », avec son labyrinthe de pièces en partie restaurées et la tour de la reine Brunehaut datant du XIIe siècle, est un véritable trésor.
Le samedi 2 août, le village de Beaucens vibrera au rythme des traditions et de la gastronomie locale à l’occasion de la première édition de la Fête du Porc Noir.
Au cœur des Pyrénées, cette première édition a pour ambition de faire découvrir le porc noir dans tous ses états : charcuterie artisanale, plats cuisinés, et secrets de production. L’événement s’adresse aussi bien aux amateurs de bonne chère qu’aux curieux en quête de traditions rurales et festives.
Du lundi 5 au dimanche 18 janvier et à nouveau du lundi 2 au dimanche 8 février, nous vous invitons à sa traditionnelle Foire au Porc, l’occasion idéale pour faire le plein de saveurs artisanales directement issues de notre élevage au cœur du Pays Basque.
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La Chambre d’agriculture Occitanie sera présente sur le stand Occitanie pour valoriser un grand territoire riche et complexe ; à la fois attractif et en pleine croissance démographique. Un agriculteur sur 10 innove en Occitanie face au changement climatique.
La diversité de nos productions agricoles, réparties sur des territoires variés tels que plaines, littoral, et montagne, reflète notre richesse et aussi notre complexité. Les prochaines décennies représentent de nouveaux défis. Elle a pour vocation de permettre au citoyen de faire le lien entre eau, agriculture, alimentation et vitalité des territoires.
Plusieurs départements d'Occitanie mettent en avant leurs produits et traditions agricoles lors de salons et foires :
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