L'oronge, également connue sous le nom d'amanite des Césars, est un champignon très apprécié pour sa saveur délicate et sa texture agréable. On le reconnaît à son chapeau orange vif à orange rougeâtre, convexe à plat, pouvant atteindre 15 cm de diamètre.
On le trouve en été et en automne, principalement dans les régions méditerranéennes et d’Europe du Sud, généralement dans les bois clairs de chênes, de châtaigniers et de pins. Si vous cueillez les oranges vous-mêmes, attention à ne pas les confondre avec d’autres champignons possiblement toxiques. L’amanite des césars est un excellent champignon comestible. Il est souvent considéré comme l’un des meilleurs.
Les oronges peuvent être consommées crues ou cuites. Pour une préparation simple, il suffit de les poêler dans un peu d’huile d’olive et de les assaisonner d’une pincée de sel.
Une recette simple et rapide pour apprécier la saveur des oronges.
*Les quantités sont toujours données à titre approximatif et pour un nombre précis, elles dépendent du nombre de personnes en plus ou en moins, de la grandeur des plats utilisés et du goût de chacun.
Une entrée facile et originale à réaliser avec des plantes sauvages comestibles.
Notes:
Les étapes de la recette en photo:
Les plantes de la recette en photo:
Les champignons de la recette:
La France est un splendide pays pour la cueillette des champignons. On dit que le cèpe affectionne la région de Bordeaux ou les Vosges, la trompette-de-mort le Jura ou les moyennes montagnes des Alpes, la girolle et la trompette-chanterelle la Côte d’Or et les Alpes-Maritimes, et le lactaire délicieux, les Pyrénées-Orientales.
Tout bon ramasseur de champignons vous le dira avec des étoiles dans les yeux, chasser les champignons est un sentiment unique. L’espace d’un instant, vous voilà pris·e d’une fièvre irrépressible, proche de celle du chercheur d’or. Vous furetez en tous sens et l’excitation de trouver quelque chose l’emporte sur la perspective de revenir bredouille.
En tout état de cause, quand on habite à Montpellier, la sentence est encore plus implacable : on doit se payer au minimum 2 heures de route pour arriver dans une forêt digne de ce nom et le retour bredouille fait d’autant plus mal au derrière.
Pour éviter tout malentendu, j’ai une technique implacable : « S’il y a des lamelles en-dessous, tu laisses. Il faut rechercher ceux qui ont des tubes / de la mousse sous le chapeau, et si possible avec un gros pied joufflu. Et tu laisses aussi ceux qui sont jolis, là, les rouge-vif avec les points blancs sur le dessus ».
Malgré leur apparente modestie, les champignons nous renvoient à un monde fantastique que l’humain a eu beau décortiquer depuis des siècles, on a l’impression qu’on n’en verra jamais le bout.
Sachez par exemple qu’il existe près de 5 millions de variétés de champignons sur Terre, dont seulement 1000 sont comestibles. Il y a donc vraiment de quoi se planter.
“Ce qu’on appelle couramment « champignon » n’est en fait que la « fructification » temporaire et visible, le sporophore, d’un organisme à caractère plus durable et plus discret, le macromycète, dont la structure habituellement filamenteuse constitue le mycélium, formé de filaments généralement invisibles à l’œil nu lorsqu’ils sont isolés. Le sporophore se présente souvent sous forme d’un pied portant un chapeau”.
En gros, le champignon tel qu’on le connaît, un peu bonhomme, avec son pied et son chapeau (= le sporophore), n’est que la partie émergée de l’iceberg de l’individu, sous forme de fruit (c’en est aussi son organe reproducteur, produisant des spores lui permettant de se multiplier). Sous terre, le champignon possède un hallucinant réseau de filaments ramifiés, le mycélium, qui lui permet d’absorber sa nourriture. Le sporophore est donc un amas de mycélium ramassé sur lui-même ayant formé un tissu spongieux.
Le mycélium est indispensable à la survie du champignon car, à la différence des plantes mais à l’instar du lion ou de la vache, le champignon est hétérotrophe : il ne se sait pas synthétiser lui-même sa propre matière organique (par exemple avec la photosynthèse) et doit trouver de quoi se nourrir dans son environnement.
Les champignons ont donc développé plusieurs stratégies poussées pour pousser :
« En échange du carbone fourni par la plante-hôte (sous forme de glucose, saccharose et de fructose), le Champignon rend à son « ami » des services indispensables à sa croissance et parfois même à sa survie. Les arbres (et autres plantes) sont limités dans leur croissance par l’incapacité à optimiser le prélèvement par leurs racines d’eau et de minéraux peu mobiles du sol (phosphore, azote, phosphate, etc…) et c’est là que les Champignons entrent en scène grâce à leur mycélium qui transporte l’eau et les minéraux vers les racines. Ils assurent ainsi un approvisionnement normal du système racinaire. L’arbre profite ainsi du réseau mycélien du Champignon, plus vaste que toutes ses racines réunies. De plus la protection de l’arbre-hôte (ou plante) est assurée par la faculté qu’ont de très nombreux Champignons à produire des substances antibiotiques, créant des barrières difficiles à franchir pour les micro-organismes pathogènes. Il existe également un processus de reconnaissance entre l’hôte et le Champignon. Souvent un arbre est associé à plusieurs espèces de Champignons, mais certains de ces derniers ont souvent une préférence pour un type d’arbre, c’est le cas du Bolet élégant qui pousse exclusivement au pied de « son mélèze. » »
À bon entendeur, si vous cherchez un champignon, trouvez d’abord son arbre-hôte !
Les savants ont récemment décrété, après des siècles de classement du champignon dans la catégorie “végétaux bizarres” suspectés de “génération spontanée”, que les champignons étaient plus proches… des animaux !
Plantes-animaux étranges dont on est incapables, sauf pour une poignée d’espèces (champignons de Paris et pleurotes essentiellement), de reproduire l’environnement de culture artificiellement en vue d’une production industrielle, le champignon a beaucoup à nous apprendre sur la nature et ses équilibres extraordinairement complexes.
On ne part pas aux champignons le nez au vent, sans rien y connaître, en ramassant les spécimens qui nous paraissent jolis.
Notre poudre d’oronges est 100% naturelle et sauvage, sans aucun additif et non traitée.
Nous avons testé la recette avec de la crème fraîche. C'était vraiment délicieux. Délicieux !!
tags: #cuisson #des #oronges #techniques #et #recettes
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic