Au cœur des Antilles, un petit fruit acide et coloré, souvent méconnu, éveille la curiosité des gourmets et des amateurs de saveurs authentiques. La confiture de surelles, un délice typiquement antillais, incarne l’authenticité et la richesse du terroir caribéen. Bien que la surelle ait été une composante essentielle de l’alimentation dans les Antilles, elle a progressivement été éclipsée par des fruits plus connus. Aujourd’hui, elle fait son retour grâce à un regain d’intérêt pour les produits locaux et artisanaux.
La confiture de surettes cochon est indissociable de ma Marraine Juliette qui me l’a un jour enseignée. Ce n’est pas ma marraine, mais dans le temps, il était d’usage d’appeler ainsi les personnes qui comptent.
📍Complexe Tatie Maryse. Z.I La Jambette 97232 Le Lamentin.
Je sais que cette recette de confiture de surettes cochon ne pourra être réalisée que par ceux résidant aux Antilles, car les surelles ne font pas encore partie de ces produits tropicaux expédiés en Métropole.
La surelle, aussi appelée grosseille étoilée, est un petit fruit jaune au goût acidulé. Le Phyllanthus acidus, aussi appelé Grosellier pays, Surelle, Surette pays, Oseille de Guinée ou encore Grosella dans certaines régions, est un fruit tropical très apprécié aux Antilles, en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. En Martinique et en Guadeloupe les fruits sont également appelés Surettes Cochon. Ce surnom vient du fait que les fruits étaient souvent consommés par les cochons sauvages aux Antilles.
Originaire de Madagascar, elle s’est répandue à travers le Sud-Est asiatique avant de s’installer fermement dans les Caraïbes. Originaire d’Asie du Sud-Est et de Madagascar, puis introduit dans la Caraïbe, il est aujourd'hui largement répandu sur l'ensemble de l'arc caribéen.
Dans les Caraïbes, la surelle est connue sous divers noms, reflétant la richesse linguistique de la région. On la retrouve sous le nom de surette, cochon, gros, ou encore trilet girambelle. Les différentes appellations de la surelle ne sont pas seulement des curiosités linguistiques, elles permettent aussi de comprendre comment ce fruit s’intègre dans les traditions culinaires locales.
De février à mai, les surelles produites par l'arbre sont des petites baies rondes jaune-orangées, de 1 à 2 cm de diamètre.
La surelle a une histoire fascinante, qui commence à Madagascar, son lieu d’origine présumé. De là, elle s’est répandue dans le Sud-Est asiatique, avant d’arriver en Jamaïque en 1493 grâce aux colons. Introduite par les colons, la surelle a rapidement conquis les palais des habitants des Caraïbes. Sa culture s’est étendue, et elle est devenue un élément central de la gastronomie locale.
La surelle, fruit aux nombreux surnoms, est originaire de Madagascar. De là, elle s’est répandue vers le Sud-Est asiatique avant de faire son entrée dans le Nouveau Monde. La surelle débarque dans les petites Antilles entre la fin du 18e et le début du 19e siècle.
Malgré son potentiel, la surelle reste méconnue en dehors de son lieu d’origine. Aujourd’hui, la surelle connaît une certaine renaissance. De nombreuses personnes redécouvrent ses nombreuses utilisations culinaires et ses bienfaits pour la santé.
La surelle, bien plus qu’un simple fruit, est un véritable symbole du patrimoine culinaire des Antilles. Sa diversité d’appellations, ses bienfaits pour la santé et sa versatilité en cuisine en font un trésor à redécouvrir. Que ce soit en confiture, en jus ou en sirop, elle invite à un voyage gustatif au cœur des traditions caribéennes.
La cueillette de la surelle est un moment essentiel dans l’année agricole antillaise. Elle se fait généralement à la main, afin de préserver la qualité du fruit. Une fois récoltée, la surelle est souvent transformée de manière artisanale. Que ce soit en confiture, en sirop ou en jus, chaque méthode de transformation met en valeur le goût unique de ce fruit.
Chez Marie Judit, la transformation de la surelle est un art. Bien que les méthodes aient évolué, l’amour du fruit reste inchangé. Marie Judit, transformateur de produits naturels, ne se contente pas de la surelle. Elle travaille également avec le cacao, les fleurs et autres trésors locaux pour créer sirops, thés et liqueurs.
La confiture de surelle est une des spécialités les plus prisées des Antilles. Sa préparation nécessite une attention particulière pour obtenir le juste équilibre entre sucre et acidité. Pour réaliser une confiture de surelle, il est essentiel de choisir des fruits mûrs et sains. La qualité des ingrédients est primordiale pour obtenir une confiture savoureuse et authentique.
Pour préparer la confiture de surelle, il est conseillé de se munir d’une sauteuse, d’une balance pour peser les fruits et le sucre, ainsi que de bocaux stérilisés pour la conservation.
Lavez les fruits à l’eau et mettez-les à tremper dans une 1ère eau pendant 24 heures. Au bout de ces 24 heures, retirez l’eau, pressez légèrement les fruits et couvrez à nouveau d’eau. Laissez tremper à nouveau 24 heures. Egouttez les fruits et pressez-les légèrement pour retirer une partie de l’eau. Vous obtiendrez un poids d’environ 750g de fruits.
La méthode traditionnelle commence par le trempage des surelles pour réduire leur acidité. Après avoir lavé et trempé les surelles, pesez les fruits et ajustez le sucre selon votre goût. Dans une sauteuse, combinez le sucre, les fruits et le zeste de citron. Laissez mijoter jusqu’à ce que les fruits deviennent d’un rouge sombre et que le sirop épaississe.
Allumer le feu et porter à ébullition à feu vif pendant 20 minutes. Laisser cuire ensuite à feu doux pendant 1h20 et remuant de temps en temps.
Une fois la confiture prête, l’usage est de la verser encore chaude dans des bocaux hermétiques. La confiture se conserve ainsi plusieurs mois à l’abri de la lumière et de la chaleur.
Le saviez-vous?
Outre la confiture, la surelle se prête à la réalisation de sirop, de jus et de punch. La surelle se prête à de multiples préparations culinaires : elle est délicieuse en confiture, confite ou cristallisée au sucre. Dans certaines régions d’Asie, la surelle est un ingrédient essentiel dans les plats traditionnels.
Le jus de surelle est une boisson rafraîchissante et saine. Mixer les surelles avec l’eau, puis filtrer le mélange. Facile à préparer, il suffit de mixer les fruits avec de l’eau, de filtrer, puis d’ajouter du sucre ou du miel selon les goûts.
La surelle est une source riche en fer, ce qui en fait un aliment idéal pour combattre l’anémie. La surelle est particulièrement prisée pour ses propriétés détoxifiantes. Elle contient des éléments diurétiques qui aident à lutter contre l’hypertension artérielle. Ce fruit possède des propriétés diurétiques, aidant à éliminer les toxines du corps et à lutter contre l’hypertension artérielle.
Malgré ses bénéfices, la surelle n’est pas exempte de contre-indications. Elle est déconseillée aux personnes souffrant d’insuffisance rénale en raison de sa forte teneur en acide oxalique. Il est conseillé de consommer la surelle avec modération, surtout pour les personnes souffrant d’insuffisance rénale.
Avant d’intégrer la surelle à son alimentation, il est toujours prudent de consulter un professionnel de santé, surtout si l’on a des problèmes de santé existants.
| Aspect | Description |
|---|---|
| Origine | Madagascar et Asie du Sud-Est |
| Bienfaits | Riche en fer, propriétés diurétiques et détoxifiantes |
| Utilisations | Confiture, sirop, jus, punch, plats traditionnels |
| Contre-indications | Déconseillée en cas d'insuffisance rénale |
La surelle, fruit aux multiples facettes, continue de séduire par son goût unique et ses nombreux atouts. Qu’il s’agisse de confitures, de jus ou d’autres délices, elle offre un éventail de saveurs qui ravit les papilles.
La surelle, véritable trésor des Antilles, offre une richesse culinaire et nutritionnelle inestimable. De son histoire fascinante à ses transformations artisanales, en passant par ses bienfaits pour la santé, ce fruit mérite d’être redécouvert et valorisé.
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