Compléments Alimentaires et Jus de Fruits : Bienfaits et Risques

De nombreux compléments alimentaires sont fabriqués à partir de plantes, dont certaines sont reconnues pour leurs vertus médicinales. Cependant, l'utilisation de ces plantes peut présenter des risques pour la santé en raison d'interactions avec des médicaments ou de contre-indications. Dans un avis publié le 19 avril 2023, l’Anses rappelle qu’il est crucial d’améliorer l’information des consommateurs sur ces produits qui présentent des risques pour la santé.

Qu'est-ce qu'un complément alimentaire ?

Les compléments alimentaires sont définis comme « les denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d'autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés… ». Ils peuvent être à base de plantes, minéraux et vitamines entre autres et prennent différentes formes (sachets, gélules, pilules, sirop, gouttes etc.). Ils sont présentés comme des produits qui « contribuent à améliorer les apports nutritionnels des consommateurs, et les aident à mincir, affronter l’hiver, mieux digérer, avoir de beaux cheveux, réduire les désagréments de la grossesse ou de la ménopause » d’après l’Anses.

Les risques potentiels des compléments alimentaires à base de plantes

À l’inverse des médicaments, ils ne sont pas soumis à une obligation de fournir une notice détaillée contenant des informations sur la sécurité du produit. Ce manque d’informations peut avoir des conséquences graves, car certaines plantes utilisées dans les compléments alimentaires, contrairement aux idées reçues, peuvent entraîner des effets indésirables chez certaines personnes et notamment en cas de diabète. Par exemple, elles peuvent interagir avec des médicaments, affecter la coagulation sanguine, avoir des effets sur la glycémie, provoquer des réactions allergiques sévères ou même entraîner des dommages hépatiques potentiellement mortels.

Pour rappel, l’année dernière l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) avait supprimé du marché un complément alimentaire censé faciliter la perte de poids suite à des complications cardiovasculaires avérées liées à son utilisation.

Nécessité d'informer les patients

Pour remédier à cette situation, l'Anses a mené une analyse approfondie des mentions et restrictions existantes pour les médicaments à base de plantes et les a adaptées aux compléments alimentaires contenant ces mêmes plantes. L'avis publié par l'Anses est accompagné d'une annexe détaillée sous forme de tableau répertoriant les précautions d'emploi, les recommandations, les contre-indications et les interactions médicamenteuses potentielles pour 118 plantes médicinales couramment utilisées dans les compléments alimentaires.

Cette information scientifique, basée sur des études et des recherches rigoureuses, constitue une ressource précieuse pour les professionnels de santé et donc leurs patients. De plus, pour garantir la sécurité des consommateurs, l'Anses recommande aux fabricants de compléments alimentaires d'inclure de manière explicite les éventuelles restrictions d'utilisation liées à la présence de plantes, que ce soit dans la notice ou sur l'emballage.

Enfin, les professionnels de santé responsables de la vente et des conseils relatifs aux compléments alimentaires sont encouragés à se former sur la sécurité et l'utilisation des plantes contenues dans ces produits, afin de fournir des recommandations adaptées à chaque individu.

La tentation peut être grande d’utiliser ces produits délivrés sans prescription médicale. Les compléments alimentaires, y compris ceux à base de plantes, ne sont pas sans danger pour la santé dans certaines conditions d’utilisation. En 2019, l’Anses avait déjà alerté les patients concernant les compléments alimentaires à base de glucosamine et chrondroïtine notamment au sujet des effets indésirables inquiétants pour les personnes vivant avec un diabète.

Nous tenons à vous rappeler qu’un régime alimentaire équilibré peut parfaitement suffire à vous donner toutes les vitamines et minéraux dont vous avez besoin. Néanmoins, si vous ressentez le besoin de prendre des compléments, n’hésitez pas à en parler avec un professionnel de santé, notamment votre médecin, qui sera apte à vous prescrire une prise de sang afin d’observer de potentielles carences et vous orienter au mieux.

Soyez également vigilants sur la promotion frauduleuse de produits naturels prétendument « miraculeux ». En effet, le 10 juin 2023, une nouvelle loi fut promulguée afin de réguler l’activité des influenceurs, en particulier lors de la promotion de remèdes miracles ou bien de détournement de traitement. En cas de doute, demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien.

Nutrivigilance : Surveillance des effets indésirables

Comme les médicaments, les compléments alimentaires font également l’objet d’une surveillance après leur mise sur le marché grâce à un dispositif appelé Nutrivigilance. L’Anses encourage les consommateurs à déclarer les effets indésirables pouvant être liés à la consommation de ces produits. Elle recommande de prendre contact avec un professionnel de santé pour effectuer la déclaration.

Santé - Le danger des compléments alimentaires naturels

Jus de fruits : Avantages et inconvénients

Tous les jus sont-ils à mettre dans le même sac ? Pourquoi en boirait-on, à quoi servent-ils, comment faut-il les boire ? En effet, un jus pasteurisé vendu dans le commerce est un aliment mort, dont les nutriments ne sont plus bio disponibles, et qui est très acidifiant pour le corps, donc nocif. Ce qui n’est pas le cas si le jus est artificiellement isolé, car alors le sucre arrive en masse d’un coup, ce qui impacte le foie et le pancréas.

Et le foie n’a alors pas d’autre choix que de stocker cet afflux massif de sucre sous forme de graisse. L’alimentation de l’homme, actuellement, est basée essentiellement sur des aliments anti physiologiques, la plupart du temps transformés, déjà par la cuisson, mais souvent aussi par les additifs chimiques, ce qui est hautement acidifiant et inflammatoire.

Les jus de légumes, vivants et frais donc hautement vibratoires, non transformés par la cuisson, arrivent dans l’organisme avec leur charge nutritionnelle intacte en minéraux, électrolytes, vitamines … dont les cellules peuvent se gorger.

Si la quantité de jus est très importante -certains boivent 2 litres, 3 litres de jus par jour en croyant bien faire- le sang se trouve submergé par tous ces minéraux, et deviendrait donc alcalin, ce qui n’est juste pas envisageable pour rester en vie.

En effet, le ph sanguin est compris entre 7,3 et 7,4 ; pour rester dans ces normes, le corps va donc déloger des acides présents dans les cellules, pour faire baisser son alcalinité excessive. Oui, mais si l’apport est trop massif, surtout sur le long terme, le corps sera alors contraint de produire des acides, au lieu de seulement les déloger (ce qui créera fatigue, tremblements, perte de cheveux, problèmes de dents, perte de masse osseuse …).

Si les minéraux sont vraiment en trop grande quantité, ils vont même devoir se déposer sous forme de cristaux, dans les articulations par exemple. Un autre problème existe avec les jus : l’oxydation.

Il sera bienvenu également chez les personnes déminéralisées, convalescentes, en sous vitalité, dont les intestins son irrités et/ou enflammés, pour les personnes constipées, ou en diarrhées fréquentes, ou en cas de descente ou reprise alimentaire autour d’un jeûne.

En conclusion, je dirais que, mis à part les cas particuliers évoqués pus haut, boire des jus de légumes peut être intéressant ponctuellement, mais n’est pas obligatoire pour être en santé.

Consommation de compléments alimentaires en France

D’après l’étude Inca 3, 22 % des adultes consomme des compléments alimentaires et 14 % des enfants en consomme. La durée annuelle de la prise d'un complément alimentaire est en moyenne de 4 mois et demi chez les adultes et de 2 mois et demi chez les enfants mais se révèle très variable d'une personne à l'autre.

Chez les adultes, les plus grands consommateurs sont les femmes, les individus âgés de 18 à 44 ans et ceux ayant un niveau d’étude élevé.

Compléments alimentaires : Utilité et précautions

Le complément alimentaire n’est pas un médicament, il ne peut donc, par définition, revendiquer aucun effet thérapeutique. Par ailleurs, les allégations nutritionnelles et de santé, susceptibles d’être indiquées sur les produits, sont strictement encadrées par la réglementation européenne.

De manière générale, en l’absence de pathologie, la couverture des besoins nutritionnels est possible par une alimentation variée et équilibrée dans le cadre d’une vie quotidienne physiquement active. En revanche, des carences en nutriments peuvent toucher davantage des groupes particuliers de la population ayant des besoins accrus ou des déficits d’apport tels que les femmes enceintes, les enfants, les personnes âgées...

De plus, certains comportements alimentaires peuvent conduire à réduire, voire supprimer, la consommation d’aliments sources de nutriments indispensables. Par exemple, le régime végétalien est totalement dépourvu de vitamine B12, présente uniquement dans les denrées d’origine animale. De même, un régime alimentaire écartant la consommation de poissons et de fruits de mer ne permettra pas de couvrir les besoins en EPA et DHA (acides gras polyinsaturés à longue chaîne).

Plus généralement, un régime insuffisamment varié expose à un risque de couverture insuffisante des besoins nutritionnels. Dans ces cas particuliers, le recours aux compléments alimentaires peut présenter un intérêt.

Avant de consommer un complément alimentaire, la première question à se poser est « en ai-je vraiment besoin ? » Pour y répondre, il convient d’identifier ce qui motiverait cette prise.

Action de l'Anses pour prévenir les risques

L’Anses a mis en place en 2009 un dispositif de nutrivigilance afin de surveiller les effets indésirables liés à la consommation des compléments alimentaires ainsi que d’autres produits alimentaires tels que les aliments enrichis, les nouveaux aliments ou ceux destinés à une alimentation particulière (nourrissons, patients souffrant d’intolérance alimentaire...).

Ce dispositif permet de collecter et d’identifier les effets indésirables déclarés par les professionnels de santé, notamment des médecins et des pharmaciens, les fabricants ou distributeurs ainsi que tout particulier et contribue ainsi à renforcer la sécurité du consommateur.

Grâce à ces données, l’Anses réalise des expertises afin d’évaluer les risques liés à la consommation de ces produits et émet des recommandations. Ainsi, l’Anses a publié de nombreux avis relatifs à différents produits, tels que les boissons dites énergisantes, des compléments alimentaires et aliments enrichis pour sportifs et différents compléments alimentaires (contenant la plante Garcinia Cambogia, de la levure de riz rouge ou de la mélatonine par exemple).

Par ailleurs, elle est régulièrement amenée à évaluer les risques liés à la présence de certains ingrédients dans les compléments alimentaires. Ces travaux permettent le cas échéant de fixer une teneur limite dans les compléments alimentaires.

Tableau récapitulatif des recommandations de l'Anses :

Recommandation Détails
Information des consommateurs Améliorer l'information sur les risques potentiels des compléments alimentaires.
Restrictions d'utilisation Inclure explicitement les restrictions d'utilisation liées à la présence de plantes sur les emballages et notices.
Formation des professionnels de santé Encourager la formation sur la sécurité et l'utilisation des plantes dans les compléments alimentaires.
Déclaration des effets indésirables Encourager les consommateurs à déclarer les effets indésirables via le dispositif de nutrivigilance.

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