Cet article explore l'univers des collectionneurs de barbecues, leur histoire, leurs motivations et l'impact de cette passion sur la culture culinaire en plein air.
Le monde des passionnés de grillades en plein air est en plein essor, comme en témoigne la troisième édition de Barbecue Expo à Paris. Fabricants, influenceurs et amateurs se réunissent pour célébrer cette pratique culinaire.
Cette année, 20 000 visiteurs ont fait le déplacement, contre 15 000 en 2023. Sous un soleil printanier, des fabricants appâtent les visiteurs avec des côtes de bœuf, de la hampe et de l’ananas flambant sur d’imposants appareils de toutes formes.
Un groupe de curieux, munis de piques en bois, se précipite sur un stand où de la viande rouge fumante est posée sur une planche. Un homme en chemise de bûcheron pique quelques morceaux de courgette, de carotte, de poivron. « Je me mets en mode végé », dit-il joyeusement, avant de faire bifurquer sa fourchette vers un morceau d’entrecôte saignante, recouvert de sauce chimichurri pimentée.
L'événement Barbecue Expo est un exemple de l'engouement croissant pour cet art culinaire, attirant un public varié et passionné.
Daniel Accard, un homme de 75 ans, est connu à Aumale pour avoir été au service des Aumalois pendant 25 années au sein du conseil municipal. Mais ce que vous ne savez peut-être pas encore, c’est que derrière cet homme se cache un collectionneur compulsif.
Pendant plus de 40 années, il a amassé des objets aussi multiples que divers : des cendriers en cuivre et en bronze, calendriers, timbres, pièces de monnaies, petits soldats de plombs, buvards, livres, des voitures miniatures et chars miniatures.
Il y a 40 ans, il avait mis de côté des pierres réfractaires dans l’idée de construire un barbecue. Il vient tout juste de le terminer.
Quelle explication donner à cette fascination pour les collections ? « J’ai d’abord collectionné les timbres, pièces de monnaies, cartes postales, calendriers et buvards, rappelle Daniel Accard. J’ai toujours eu besoin de conserver les choses. Cela permet de replonger dans les souvenirs. Aujourd’hui, je suis à la retraite et cela me permet de replonger dans différentes périodes de mon existence. Je retrouve des éléments de ma vie. J’ai aussi toujours essayé de rassembler des choses à moindre coût, tout ce que je pouvais trouver ».
Levé tous les matins à 6 heures, il se dit « archi-débordé ». Passionné d’histoire, cinéma, sport, il a pratiqué le football jusqu’à 61 ans, il ne voit pas le temps passer. « Et en plus je n’ai pas Internet. Je n’ai pas le temps » sourit-il.
Il a pris le temps pour se lancer deux défis de taille avec la construction de deux maquettes évoquant la marine nationale. Il y a passé 4 500 à 5 000 heures en réalisant chacune des pièces « à partir des plans du musée de la marine ». Elles trônent en bonne place dans sa maison… à quelques mètres d’une impressionnante collection de toiles qu’il a lui-même réalisées. La peinture, l’un de ses autres dadas.
Il n’est pas forcément un adepte du chinage, il confirme que s'il le fait, c’est pour trouver des cadres pour ses tableaux. Il ne confie pas avoir envie de se lancer dans une dernière collection, comme un baroud d’honneur.
Le concept de collectionneur inspire également le monde du design et de l'art, comme le montre la collection "Le Collectionneur" présentée par Edgar Jayet à Design Miami Paris.
La collection prend place dans un décor imaginé comme un hommage libre au pavillon conçu par le décorateur Jacques-Émile Ruhlmann en 1925. Largement inspirée du mouvement Art déco, qui célèbre cette année ses cent ans et auquel la scénographie fait écho, la collection a été imaginée en collaboration avec la Maison Lelièvre.
Pour cette nouvelle collection, le designer a imaginé trois typologies d'objets inspirés de l'univers du voyage : une armoire, une méridienne de 1925 millimètres et des malles auxquelles vient s’ajouter un tapis.
Le Collectionneur, « ce n'était pas simplement l'idée de faire des pièces historiques visibles dans une galerie, mais de repenser certains codes pour faire de l'usuel », résume Emmanuel Lelièvre. Plus qu'un hommage aux ensembliers de l'Art déco, c'est donc surtout un hommage à l'union des savoir-faire que Le Bain du Collectionneur semble abreuver.
L'art et le design ne se limitent pas aux galeries. Ils influencent également les objets du quotidien, comme le démontrent les collaborations entre designers et marques.
Ces exemples montrent comment l'art et le design peuvent transformer des objets utilitaires en œuvres d'art, enrichissant notre quotidien.
| Collectionneur | Type de Collection | Motivation |
|---|---|---|
| Daniel Accard | Cendriers, timbres, pièces de monnaie, etc. | Replonger dans les souvenirs et différentes périodes de sa vie. |
| Edgar Jayet | Mobilier Art Déco | Hommage à l'union des savoir-faire et repenser les codes pour faire de l'usuel. |
| Christian de Portzamparc | Architecture | Créer des bâtiments dans un esprit de collectionneur, en intégrant l'art et l'environnement. |
Les collectionneurs, qu'ils soient de barbecues, d'art ou de design, partagent une passion commune pour la recherche, la préservation et la mise en valeur d'objets qui ont une signification particulière pour eux.
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