Comprendre la "Cocotte" au Rugby : Explication et Lexique

Avouons-le, un sport qui donne à ses joueurs comme objectif d’aller de l’avant pour marquer des points avec l’obligation d’envoyer toujours le ballon derrière soi peut d’emblée dérouter l’esprit le plus cartésien. En deux siècles, pas un prix Nobel de physique n’a réussi à trouver une formule capable d’expliquer pourquoi le rebond du ballon ovale s’orientait un coup devant, un coup derrière, un coup à droite, un coup à gauche. Parfois même de travers.

Les règles du Quinze ? Accusé de corseter la croissance du pays et de donner à nos chefs d’entreprise des envies de tout plaquer, le code du travail français est un aimable manga à côté de l’épais « dictionnaire des lois du jeu de rugby » que les arbitres doivent non seulement ingurgiter mais encore réciter sur le terrain aux joueurs et au téléspectateur après chaque coup de sifflet.

Si "botter en touche", "transformer l’essai", "renvoyer dans ses 22" sont devenues des expressions populaires au-delà du champ de jeu, la suite reste une affaire d’initiés. Comme la mêlée, qui est au rugby ce que la cathédrale est à la religion catholique pas seulement parce qu’elle repose aussi sur des piliers. Ses codes resteront à jamais indéchiffrables pour qui n’a pas appartenu à la caste dite du « cinq de devant », laquelle a pour signes distinctifs le profil cubique et l’oreille en chou-fleur, et pour règles absolues la restitution coup pour coup pendant le match et la confraternité devant le comptoir après le match.

Ce jeu devient carrément une affaire d’experts s’il faut en plus expliquer les déviations et autres défoulements masqués dans les « groupés pénétrants », déceler les entrées latérales interdites dans le ruck et identifier les écrans plus ou moins licites dans la ligne d’attaque. Ils sont désormais sanctionnés par un autre écran, celui de la vidéo, cet assistant aussi précieux pour l’arbitre qu’énervant pour le téléspectateur.

Insaisissable comme un ailier fidjien lancé le long de la ligne le rugby ? Allons donc. A écouter dans le vestiaire, la séance motivation sonorisée d’un entraîneur de club de Fédérale 3 basque ou catalan au timbre rocailleux et caverneux juste avant que le défilé des crampons de ses joueurs fracasse le carrelage et un coup de tronche d’un pilier une porte en passant, tout semble devenir soudain limpide. Le discours se résume ainsi : «Bon les gars, on leur rentre dedans d’entrée, on file deux gros tampons au demi d’ouverture, on déroule derrière et on enterre le ballon pour gérer la fin».

Au fait qui va gagner à la fin ? Quant à nos Bleus, s’ils ont remisé leur mythique « french flair » au profit d’un rugby efficace de petit périmètre, ils ont préservé leur souveraineté sur la mêlée et un caractère imprévisible dans la performance.

Quand on parle de cocotte, on pense plutôt à une poule ou à la cuisine mais ce terme est pourtant bien connu dans le monde du rugby. La “cocotte” est au rugby une phase de jeu appelée aussi maul ou encore ballon porté. Autrement dit, une cocotte est un regroupement de joueurs debout, composée au minimum du porteur du ballon, d’un soutien (autre joueur de son équipe) et d’un joueur de l’équipe adverse.

Cette phase de jeu qui intervient la plupart du temps après une touche est une véritable arme pour mettre en difficulté son adversaire et marquer un essai. Une phase de jeu qui “permet de marquer sans la moindre passe”, comme le souligne Martin Saleille, entraîneur du RCA. Une phase de jeu très intéressante surtout dans des conditions compliquées ne favorisant pas le jeu au large par exemple.

Une véritable épreuve de force qui est bien plus technique que l’on peut l’imaginer. “Même en étant moins puissant on peut faire la différence par la technique même si ça reste un rapport de force”, estime l’entraîneur Amiénois. Si c’est une arme offensive très intéressante, c’est aussi un cauchemar pour les défenses.

Si cette phase de jeu permet d’aller derrière la ligne d’en-but ou de pousser à la faute son adversaire, elle permet aussi de lancer le jeu. En effet, un ballon porté est une phase de fixation. Cela permet de fixer la défense et un nombre plus ou moins important de joueurs sur une petite zone ouvrant ainsi de nombreux espaces.

Si le ballon ressort au bon moment, cela peut permettre de mettre sur orbite les joueurs non présents dans le maul qui sont souvent les plus rapides. Pour le RCA qui aime le jeu au large, cette phase de jeu est donc un véritable atout.

“Nous travaillons cette phase surtout après les touches et c’est pour nous quelque chose d’important. Car si l’on ne parvient pas à aller au bout mais que l’on ressort le ballon dans le bon timing cela va nous offrir une phase de jeu au large très intéressante.

Vu de l’extérieur, on peut penser que cette phase de jeu est un simple affrontement physique entre deux groupes de joueurs qui poussent chacun le plus fort possible. Mais si c’est effectivement une phase d’affrontement à l’image de la mêlée, il y a une véritable part de technique.

“C’est une phase de jeu où la puissance est très importante mais pour bien le réaliser, une certaine technique est nécessaire. Il faut savoir utiliser la force de l’adversaire pour avancer. Il y a plusieurs étapes avec dans un premier temps se structurer, mettre le ballon à l’abri le plus loin possible de l’adversaire, puis pousser.

Si l’on passe avant tout par l’axe, il faut savoir se désaxer quand on n’avance plus pour continuer la progression. C’est le rôle du joueur que l’on voit dos au jeu qui est en quelque sorte le pilote du maul. C’est lui qui va le diriger et ressentir où la pression est moins forte pour aller de ce côté. Après, quand on n’arrive plus à avancer il faut savoir sortir le ballon au bon moment.

C’est souvent le talonneur qui est en position de dernier qui va alors sortir en force ou le numéro neuf va être appelé par l’ouvreur qui va lancer une phase de jeu. Si c’est une phase de jeu très intéressante pour l’attaque, pour la défense c’est l’un des phases les plus compliquées à défendre.

“Pour défendre il y a plusieurs possibilités. La première, c’est de faire tomber immédiatement le sauteur après une touche avant que le maul ne soit structuré. Ensuite il faut répondre à l’épreuve de force et empêcher ce dernier de progresser pour les obliger à ressortir le ballon. Ensuite on peut essayer d’aller arracher le ballon en s’introduisant dans le groupé pénétrant en passant par l’axe pour ne pas être pénalisé. Après on peut, au moment de la création de maul, ne pas aller au contact pour créer un hors jeu mais c’est quelque chose de très difficile à faire. On essaye de varier nos façons de défendre pour perturber au mieux l’adversaire. Après quand un maul est bien structuré et lancé, c’est très difficile à stopper sans faire de faute.

Un maul, appelé aussi ballon porté ou cocotte, qui se forme lorsque le porteur du ballon se retrouve debout et lié avec au moins un de ses partenaires et un adversaire avec pour objectif d’avancer vers la ligne d’en-but adverse.

Souvent utilisé sur pénaltouche, les Millavois sont très efficaces dans ce secteur (trois essais la semaine dernière) et on reconnaît là, la patte de l’entraîneur des avants Sebastien Petit.

"Le maul, comme une mêlée, demande beaucoup de cohésion. Il faut avoir les bonnes attitudes et être au bon endroit au bon moment. La réussite d’un maul, c’est d’être bien placé et cela demande beaucoup de travail ; il faut répéter, répéter, répéter encore comme nous le faisons tous les mercredis et vendredis, confie-t-il.

Le plus dur, c’est d’être constant dans le travail et d’impliquer tout l’effectif des avants car on doit composer avec les blessés et les absences et s’adapter chaque semaine. Nous n’avons pas de capitaine de touche précis, tout le monde connaît les annonces et est impliqué dans le projet. Le travail se fait sans opposition, l’opposition elle est effective le dimanche, et, parfois, nous travaillons avec des boucliers.

Toujours modeste, le coach millavois avoue donner des clés aux joueurs mais que c’est uniquement leur travail qui paye et qu’il est content pour eux quand ça marche.

Il faut un excellent timing lanceur - sauteur ainsi que des soutiens efficaces pour éviter l’arrachement, le blocage ou l’écroulement une fois que le maul a avancé. Ce n’est pas une histoire de puissance mais de cohésion. Avec la règle de la pénaltouche, il y a de ce fait de plus en plus de touches dans un match de rugby et l’idée c’est de s’adapter à l’adversaire pour éviter d’être contré. Nous utilisons beaucoup le maul offensivement et nous sommes efficaces là-dessus en marquant beaucoup d’essais. Mais en défense, c’est aussi une arme pour sortir plus facilement de son camp. Le demi de mêlée a un rôle important aussi car il doit être dans le bon tempo pour savoir sortir le ballon au bon moment avant blocage et nous avons des combinaisons après touche pour nos trois-quarts que nous travaillons régulièrement aussi.

Toutes les tactiques de score GENIUS du rugby expliquées en 23 minutes

Lexique du Rugby pour les Débutants

Bienvenu en Ovalie ! Le pays du rugby où les chandelles pleuvent et où vous devez éviter les caramels pour aller à dame. Si vous découvrez ce sport, vous vous rendez compte que son vocabulaire est aussi riche que ses bienfaits. Nous vous proposons ici notre lexique de ce sport de contacts et d’expressions.

Quelques Termes Essentiels

  • Ailier: Aux ailes de la ligne des trois-quarts aux postes 11 et 14, vous vous occupez de la finition.
  • Alignement: Lors des lancers en touche, les deux équipes peuvent aligner leurs avants sur deux lignes parallèles pour récupérer le ballon.
  • Arrière: Derrière les ¾, vous couvrez l’arrière du terrain. Dernier rempart en défense et à la reception sous les chandelles, vous vous occupez des relances, au pied ou à la main.
  • Avantage: Si l’équipe adverse commet une faute en défense, l’arbitre peut vous laisser continuer votre attaque.
  • Avants: Les joueurs ou joueuses aux postes 1 à 8, qu’on appelle aussi le pack ou affectueusement “les gros”.
  • Bras cassé: Un bras cassé caractérise le geste qu'exécute un arbitre pour signaler un coup-franc.
  • Ballon d'essai: Cette expression désigne une occasion franche d’aller aplatir dans l’en-but adverse.
  • Botter: C’est l’action de taper dans le ballon avec le pied.
  • Buter: Vous devez envoyer le ballon entre les poteaux sur les pénalités, les drops et les transformations.
  • Cadrage débordement: Un classique du 1 contre 1 en attaque.
  • Centre: Numéros 12 et 13, vous êtes au milieu de la ligne de ¾.
  • Chandelle: Vous tapez le ballon derrière la défense et assez haut pour avoir le temps de foncer jusqu’au point de chute.
  • Charnière: Si vous êtes demi de mêlée ou d’ouverture, vous êtes la moitié de la charnière !
  • Chistera: La chistera est une passe dans le dos.
  • Coffre-fort: Vous pouvez faire leur faire confiance pour provoquer la défense en première intention, le ballon est en sécurité.
  • Conquête: C’est un des fondamentaux du rugby et le gros du boulot si vous jouez avant.
  • Cravate: Au rugby, la cravate est interdite ! Elle désigne un plaquage au dessus des épaules et elle est sévèrement sanctionnée.
  • Crochet: Les crochets sont les divers changements d’appuis pour surprendre votre adversaire.
  • Croisée: Vous croisez ou faites une passe croisée quand vous transmettez la balle à votre partenaire qui passe dans votre dos dans le sens inverse de votre course.
  • Cuillière: Plongez pour toucher avec la main le pied de votre adversaire au dernier moment.
  • Déblayage: Lors d’un ruck, vous déblayez en repoussant avec les bras vos adversaires.
  • Demi d'ouverture: Numéro 10 et deuxième moitié de la charnière, votre rôle est de mener le jeu.
  • Demi de mêlée: Numéro 9 et première moitié de la charnière, vous êtes souvent le plus petit gabarit sur le terrain et surtout le ou la plus agile.
  • Deuxième ligne: Numéros 4 et 5, vous êtes deux en deuxième ligne.
  • Dribbling: Ce terme anglais consiste à pousser le ballon avec le pied, souvent en pleine course.
  • Drop: Pour dropper, vous devez lâcher le ballon et le botter juste après son rebond afin de l’envoyer entre les poteaux.
  • Écran: Si vous vous trouvez devant le porteur ou la porteuse de balle et que vous gênez l’adversaire qui vient plaquer, c’est un écran, et une pénalité contre votre équipe.
  • En avant: C’est le tabou du rugby ! Si vous faites tomber le ballon vers l’avant, ou si vous effectuez une passe vers l’avant, vous perdez la possession.
  • En but: C’est la terre promise du rugby. L’en-but est la zone derrière les poteaux où vous devez aplatir le ballon pour marquer un essai.
  • Essai: Pour marquer l’essai tant désiré, vous devez aplatir le ballon dans l’en-but adverse.
  • Hors-jeu: Vous devez toujours vous trouver entre votre en-but et le ballon, sinon vous êtes hors-jeu !
  • Marque: La marque ou arrêt de volée est un geste défensif.
  • Maul: Vous restez debout avec le ballon et vos partenaires viennent se lier à vous pour faire une bonne vieille cocotte.
  • Mêlée: Un symbole du rugby et le domaine des avants.
  • Offload: C’est une passe après contact, un geste un peu acrobatique effectué lorsqu’on est en train de tomber pour continuer le mouvement du ballon.
  • Ovalie: Ce nom dérivé de la forme ovale du ballon est le surnom de l’univers du rugby.
  • Pack: Si vous jouez avant, vous faites partie du pack.
  • Passe sauté.e: Lors d’une passe sautée, vous “sautez” le ou la partenaire à côté de vous pour passer la balle directement au joueur ou à la joueuse suivant·e.
  • Pénalité: Si l’équipe adverse commet une faute, vous bénéficiez d’une pénalité.
  • Pénaltouche: Si vous choisissez de taper en touche après une faute adverse, le lancer en touche vous revient.
  • Pick and go: Vous ramassez la balle dans le regroupement (Pick) et vous avancez (Go).
  • Pilier: Vous faites partie de la première ligne.
  • Plaquage: C’est le geste de base en défense.
  • Quinziste: Si vous jouez au rugby à XV, vous faites donc partie des quinzistes.
  • Raffut: Pour protéger le ballon et éviter le plaquage lors de vos folles chevauchées dans la défense adverse, vous pouvez raffuter.
  • Renversement: Vous renversez le jeu quand vous passez la balle dans le sens opposé au jeu, pour prendre à revers la défense.
  • Ruck: Les joueurs et joueuses des deux équipes peuvent alors protéger le ballon au sol en restant debout sur leurs appuis au dessus de la balle.
  • Septiste: Si vous préférez les matchs courts et intenses du rugby à 7, vous êtes septiste.
  • Soutien: Le soutien désigne les partenaires disponibles autour de vous quand vous portez le ballon.
  • Talonnage: Vous talonnez la balle dans une mêlée ouverte ou fermée.
  • Talonneur: Vous lancez le ballon sur les touches et vous talonnez la balle dans les mêlées.
  • Tee: Les socles en plastique appelés tee remplacent le sable dur pour maintenir le ballon pendant vos tirs au but.
  • Temps de jeu: Un temps de jeu désigne la phase entre deux regroupements, pendant laquelle vous faites vivre la balle.
  • Touche: Vous pouvez jouer une touche rapidement, mais c’est souvent une phase de conquête.
  • Transformation: Après un essai marqué, vous pouvez passer une transformation pour 2 points de plus.
  • Treiziste: Si vous êtes plutôt rugby à XIII, vous êtes treiziste !

Quelques Expressions du Rugby

  • Le vent a tourné, la chance a changé de camp, bref, les mouches ont changé d’âne ! Dans un contexte rugbystique, cette expression est utilisée lorsqu’il y a un retournement brutal de situation. L’équipe qui semblait dominer le match se trouve finalement être dominée.
  • « Ouvrir la boîte à gifles » annonce généralement du grabuge sur le terrain puisque cette métaphore illustre tout simplement le début d’une bagarre entre les joueurs.
  • « C’est à la fin de la foire que l’on compte les bouses » signifie tout simplement que le match n’est pas terminé et que le score est encore susceptible d’évoluer, dans un sens comme dans l’autre.
  • « La cabane est tombée sur le chien » signifie qu’une équipe vient de creuser l’écart avec la quasi-certitude de remporter le match.
  • « Les carottes sont cuites ! » annonce un suspense haletant, appelant de nombreux rebondissements dans les minutes qui viennent.
  • « Monter en cathédrale » Lorsqu’un joueur monte en cathédrale un autre joueur, c’est qu’il le plaque d’une façon particulièrement violente et dangereuse.

Oreilles en chou-fleur

Saviez-vous que les avants, surtout les joueur·ses en première ligne, sont les plus concerné·es par ce qu'on appelle “les oreilles en chou-fleur” ? Cette pathologie, la périchondrite, se manifeste par une déformation du cartilage et du pavillon qui, à force de coups violents et de frottements, devient flétri tel un chou-fleur : d’où ce nom. C'est le sang qui, en s'accumulant entre la peau et le cartilage de l'oreille, forme un hématome. Hématome après hématome, l'oreille s'épaissit, le pavillon gonfle et prend cet aspect cabossé si particulier. D'ailleurs, c'est pour cette raison que certain·es joueur·ses portent des bandages ou un casque.

La Mêlée

La mêlée, aussi appelée mêlée fermée ou ordonnée, est une phase de jeu cruciale qui se forme à l'endroit où il y a eu faute ou arrêt de jeu ou au plus près de ce point. À ne pas confondre avec le ruck ou mêlée spontanée ou ouverte. La mêlée fermée engage 8 joueur·ses de chaque équipe (les avants). Lorsqu'il y a un en-avant, c'est-à-dire quand l'équipe qui attaque fait tomber le ballon au sol vers l'avant ou quand une passe est réalisée vers l'avant, il y a une mêlée fermée. Pour former une mêlée, les avants de chaque équipe se regroupent en un pack, un bloc pour faire simple. Les deux packs se mettent en place, alignés face à face pour essayer de conquérir le ballon. L’arbitre donne le signal et les joueur·ses des deux packs se lient (s’accrochent par les bras et les mains à leur coéquipier·ère ou leur adversaire). Le·la demi de mêlée introduit le ballon en mêlée, le dépose au centre, mais toujours par la gauche.

Si les joueur·ses poussent avant que le ballon ne soit introduit, l’arbitre ordonne des sanctions. Pour éviter de faire écrouler la mêlée ou de causer des blessures, les joueur·ses doivent avoir les épaules au même niveau que le bassin.

Autres Termes

  • 50:22 : le 50:22 offre un avantage à l’équipe en possession du ballon si celle-ci trouve depuis son camp (avant la ligne des 50 mètres) une touche indirecte dans les 22 mètres adverses.
  • 10 mètres : lors d'une pénalité, distance de recul minimale que doivent respecter les joueurs de l'équipe pénalisée.
  • 15 mètres (ligne des) : ligne signalée par des pointillés située à 15 mètres de la ligne de touche, limite arrière de l'alignement lors des remise en jeu de touche.
  • 89 : combinaison classique en mêlée fermée.
  • Annonce : phrase ou mot-clé, si possible incompréhensible pour l'adversaire, prononcé par un joueur de l'équipe attaquante pour lancer un enchaînement répété à l'entraînement.
  • Avantage : cette règle est appliquée par l'arbitre qui a le droit de laisser une action se dérouler, même si une faute de l'adversaire a été commise, si l'action est favorable à l'équipe qui n'a pas fait de faute.
  • Cannes (les) : les jambes.
  • Cape : vient du mot anglais cap, « casquette », couvre-chef donné à tout joueur sélectionné en équipe nationale au Royaume-Uni, puis en France, portant la date de la première sélection et le nom de l’adversaire rencontré.
  • Caramel : plaquage violent ou spectaculaire.
  • Cathédrale : désignation familière d'un plaquage spectaculaire dans lequel le plaqué est retourné, en l'air, à la verticale.
  • Chistera : passe effectuée dans le dos, en jetant le bras vers l'arrière, généralement par un demi de mêlée.
  • Combat : terme désignant les efforts consentis pour s’emparer du ballon ou pour le conserver.
  • Cravate : plaquage à hauteur du cou ou du visage effectué le bras tendu.
  • Cuillère de bois : trophée symbolique traditionnellement attribué à l'équipe ayant perdu tous ses matchs au cours du Tournoi des six nations.
  • Déblayage : action consistant à écarter en le poussant un adversaire qui gêne la sortie du ballon dans un regroupement.
  • Impact-player : se dit d'un joueur que l'on fait entrer en cours de jeu, et dont la tonicité et la fraîcheur physique l'avantagent par rapport aux adversaires.
  • Manette : synonyme de l'en avant.
  • Nettoyage : action qui consiste à dégager de force les adversaires afin de libérer le ballon d'un regroupement.
  • Pas de l'oie : geste technique inventé par l'Australien David Campese. Il s'agit d'un jeu de jambe qui permet à l'attaquant de marquer un temps d'arrêt, très court, dans sa course d'une impulsion sur la jambe d'appui puis de repartir rapidement vers la ligne d'en-but.
  • Passe à cartouche : passe dont la réception empêche le joueur d'éviter un plaquage de l'adversaire.
  • Périmètre (petit) : zone située aux abords des regroupements.

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