La gastronomie française est mondialement reconnue, et le Japon ne fait pas exception à cette admiration. L'engouement des Japonais pour la pâtisserie française remonte à l’arrivée des premiers salons de thé à Tokyo au début du XIXe siècle. Depuis, les chefs pâtissiers japonais ne cessent de s’inspirer de leurs homologues français.
Si des entrepreneurs normands explorent le Japon, d'autres s'y sont installés depuis longtemps, contribuant au rayonnement de la Normandie à l'autre bout du monde. C'est le cas de Frédéric Madelaine, un chef pâtissier originaire de Caen, qui a fait ses premiers pas au pays du Soleil Levant en 1999. Il travaille alors comme chef pâtissier pour une grande maison parisienne. En 2004, il quitte cette maison et, fin 2005, il ouvre sa première boutique Le Pommier, à Tokyo. Une seconde voit le jour en 2009, puis un café en 2013.
À travers ses boutiques, Frédéric Madelaine a à cœur de faire rayonner l’esprit normand. En tant que Normand, il a décoré ses boutiques avec des représentations de poules ou de vaches normandes sur bois flotté, réalisées à Cambremer.
Vingt ans après sa première implantation au Japon, "l'intérêt pour la gastronomie française se maintient très bien, et la pâtisserie a beaucoup évolué", analyse Frédéric Madelaine, qui a tenté d'habituer les palais à des viennoiseries et gâteaux moins sucrés, plus raffinés.
Rien de surprenant, donc, à voir ce chef pâtissier normand oser un mélange pour le moins inattendu : le camembert au chocolat. Et pour prolonger cette image gourmande, il a créé, par passion, deux spécialités emblématiques : un camembert au chocolat (à base de camembert AOP au lait cru) et des Pommes d’amour au chocolat, devenus de véritables signatures.
Le camembert au chocolat est un produit phare, vendu environ 30€, particulièrement populaire… pour la Saint-Valentin ! Il s'en écoule entre 1 500 et 1 700 par an. Frédéric Madelaine explique : "Je le fais depuis 7 ou 8 ans. Ça se présente comme six portions dans une boîte à camembert qu'on a créée. On a trois parfums de ganache : framboise, miel et figue. Au-dessus, il y a une couche de ganache au camembert. D'autres saveurs de ganaches sont aussi disponibles dans ce camembert d'un autre type, comme la tatin ou, plus normande, le calvados."
Aussi surprenant que cela puisse paraître, le pâtissier nous assure qu'il fait partie de ses best-sellers au rayon des produits chocolatés. Pour les chocolatiers, c'est une aubaine dans une période plutôt creuse après les fêtes de Noël. "La Saint-Valentin, c'est énorme pour nous !", témoigne Frédéric Madelaine. Il faut essayer d'être innovant, de se démarquer. Lui propose par exemple des chocolats en forme de camembert ou des "éclairs dalmatiens" en cette année du chien dans l'horoscope japonais.
Dans l'archipel, "la Saint-Valentin est le jour de l'année où l'on consomme le plus de chocolat", rappelle le confiseur Mary Chocolate à l'origine de la déclinaison nippone de la fête. “Une Japonaise va faire en moyenne 8 à 10 cadeaux, et ensuite l'homme doit rendre la pareille en multipliant la valeur du présent par trois ou quatre fois".
Si l'association du camembert et du chocolat peut surprendre, Daniel Mercier révolutionne l’art du chocolat en pâtisserie. Il réinvente des recettes classiques en délivrant des gourmandises qui troublent les sens avec de subtils mélanges.
Découvrez toute la créativité de Daniel Mercier dans ce Camembert en chocolat le Berrichon. Ne vous laissez pas tromper par l’apparence trompe l'œil de cette pâtisserie. Sa forme originale de camembert ne laissera personne de marbre. Le camembert géant au chocolat et praliné est disponible au format XXL pour plus de gourmandises.
Son cœur en praliné offre une texture à la fois fondante et croustillante. Ce camembert saura charmer les papilles de vos convives tout en leur offrant une expérience gustative accompagnée d’une illusion d’optique. Dès la première bouchée, le camembert dévoile un cœur praliné croustillant. Il est enrobé d'un revêtement tendre et fondant au chocolat noir. Ce dernier est fabriqué à partir des propres fèves de cacao de Daniel Mercier, cultivées au Mexique.
Quelques touches gourmandes d'amandes, de noisettes, ainsi que de la feuilletine à la crêpe dentelle viennent agrémenter le tout pour ajouter du croquant à la dégustation. Le camembert en chocolat le Berrichon a été préparé de manière artisanale au cœur du Berry. Après avoir été moulé à la louche, il a été emballé à la main dans son traditionnel emballage de peuplier (typique des emballages de camembert) pour un effet trompe-l'œil réussi.
Daniel Mercier est un chocolatier qui a hérité du savoir-faire centenaire de son grand-père. Parce qu'un bon chocolat, passe d'abord par une bonne fève, la Maison Mercier a rejoint l'association des Chocolatiers Engagés qui milite pour une production de cacao plus responsable. En créant sa plantation "Ticul" au Mexique, la chocolaterie favorise ainsi un circuit-court, où le travail main dans la main avec les producteurs locaux et le respect de l'environnement sont des priorités.
Si la qualité du chocolat est l'un des piliers de la chocolaterie, la créativité de ses produits en est un autre. Des jeux de plateaux en chocolat, des chocolats en forme de fromages... Sur la forme ou sur le fond, la Maison Mercier a fait du chocolat un art et son imagination est sans limite.
Le chocolat français renvoie une image de luxe à laquelle les Japonais identifient la France et il est donc un produit haut de gamme, réservé aux grandes occasions. En effet, si le chocolat appartient à la culture française depuis très longtemps, au Japon, on est loin de la barre de chocolat glissée dans un morceau de pain au goûter. Les Japonais consomment presque 3 fois moins de chocolat que les Français et le réservent aux événements comme la Saint-Valentin ou les périodes de fêtes.
En 2018, ce ne sont pas moins de trois chocolatiers français qui ouvrent leur premier point de vente dans la capitale nipponne. Le succès de Pierre Hermé au Japon est très représentatif de l’engouement des Japonais pour les produits français , il y ouvre sa toute première boutique il y a maintenant plus de 20 ans.
Cependant, le fromage français est assimilé à un produit de luxe dans l’esprit des consommateurs japonais, et la France étant le plus gros consommateur de fromage au monde, cela ajoute à la fascination. Un bon camembert ou un comté fin ne se consomme donc pas tous les jours au pays du soleil levant.
Les Japonais sont des amateurs de fromages mais leur production nationale ne couvre que 13 % de leur consommation, une opportunité pour les fabricants de fromage qui souhaitent vendre des produits français au Japon. Si l’essentiel de leur consommation est importée de pays comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis, les produits laitiers français touchent un public plus raffiné et passionné.
| Pays d'Origine | Part de la Consommation |
|---|---|
| Japon | 13% |
| Australie, Nouvelle-Zélande, États-Unis | Majorité des importations |
| France | Public raffiné et passionné |
Bien connaître le marché sur lequel vous souhaitez vous implanter est indispensable pour faire des affaires au Japon. Si vous envisagez de vendre des produits français au Japon, sachez que les Japonais ont des modes de consommation spécifiques, qui découlent souvent d’une tradition et de coutumes bien ancrées.
C’est pourquoi faire équipe avec un partenaire implanté sur place et qui possède une bonne connaissance du marché, des pratiques et des processus nécessaires pour vendre des produits français au Japon, pourrait faire du développement ou de la création de votre entreprise au Japon une véritable réussite.
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