Le Groupe Carrefour, un des leaders mondiaux du commerce alimentaire avec un réseau multi-formats de 13 000 magasins dans plus de 30 pays et un chiffre d’affaires de 78,6 milliards d’euros en 2020, s'engage dans une profonde transformation. Pour restaurer la confiance des consommateurs dans les systèmes alimentaires, certains distributeurs ou fabricants mobilisent la technologie blockchain en support de la traçabilité totale de leurs chaînes d’approvisionnement, ou supply chains.
Carrefour s'est positionné comme un pionnier dans l'utilisation de la technologie blockchain pour assurer la traçabilité de ses produits alimentaires et textiles. En effet, le groupe a annoncé que la première blockchain alimentaire en Europe, initialement utilisée pour le poulet d'Auvergne, serait étendue à huit autres produits d'ici fin 2018. Cette initiative s'inscrit dans le cadre de son programme "Act For Food" en faveur de la transition alimentaire.
Nous analysons comment Walmart et Carrefour, deux pionniers des blockchains alimentaires, utilisent cette technologie. Nous montrons comment elle contribue aux dimensions et enjeux de la traçabilité. Nous caractérisons deux approches contrastées. La première a pour objectif de maîtriser la sécurité sanitaire de l’alimentation en s’appuyant sur l’amélioration du pilotage et du fonctionnement de la supply chain, que la technologie permet.
Les bénéfices de la blockchain appliquée aux filières alimentaires sont nombreux. Pour les consommateurs, elle répond à un besoin de transparence de plus en plus grand. Pour les éleveurs, elle leur permet de valoriser leur production et leur savoir-faire.
Grâce à la technologie de la « blockchain », Carrefour prétend mettre en place une traçabilité sans faille de ses produits. Traçabilité ! À l’heure des œufs au fipronil et des laits infantiles contaminés par des salmonelles, ce dispositif réglementaire n’a jamais été autant attaqué ni sa véracité remise en cause par des consommateurs qui réclament toujours plus d’informations sur ce qu’ils mangent.
Début mars, le géant de la grande distribution annonçait le lancement de la première « blockchain » (base de données sécurisée qui permet la transmission d’informations sans intermédiaire) alimentaire en Europe. Objectif : garantir aux consommateurs « une transparence totale sur la traçabilité de ses produits, une étape importante dans le plan de transformation Carrefour 2022 », précise le communiqué de l’enseigne.
Pour son premier essai, Carrefour a choisi comme cobaye un produit de sa marque propre : le poulet fermier d’Auvergne filière qualité Carrefour, vendu à 1 million d’unités chaque année. Le principe : le consommateur flashe avec son smartphone le QRCode (un type de code barre en deux dimensions) présent sur l’emballage, et reçoit instantanément un ensemble d’informations spécifiques concernant ce poulet et son parcours, depuis son lieu d’élevage jusqu’à sa mise en rayon.
Par exemple, dans quel couvoir est né le poussin, chez quel éleveur il a grandi, le profil de son alimentation (nourri aux céréales et au soja français, sans OGM…), l’absence de traitement (sans antibiotiques), son âge à l’abattage, etc. En prime, un film de 45 secondes présente l’éleveur sur son exploitation, dans un cadre évidemment bucolique.
« Tout l’intérêt de la « blockchain » est de rendre accessible au consommateur la traçabilité de son produit, de façon très simple », explique Hervé Gomichon, directeur de la filière Qualité Carrefour (FQC). Né en 2008 avec la monnaie virtuelle du bitcoin, ce dispositif permet à chaque acteur de la chaîne d’approvisionnement (producteurs, transformateurs et distributeurs) d’enregistrer toute transaction ou information dans une base de données partagée par l’ensemble des ordinateurs du réseau.
Le dispositif est sécurisé et quasiment infalsifiable, car toute modification des données enregistrées est automatiquement signalée à l’ensemble des contributeurs.
Fin avril, grâce à la technologie blockchain d’IBM, les consommateurs de purée Mousline pourront obtenir des informations sur l’ensemble de la chaîne de transformation du produit en scannant le QR-Code présent sur l’emballage. C’est une première pour une marque nationale en Europe, qui plus est pour un produit élaboré ! Et une collaboration inédite entre un industriel, Nestlé, et un distributeur, Carrefour.
Le projet a mis moins de six mois à se concrétiser, grâce à l’expertise de chaque intervenant. Nestlé a de son côté initié plusieurs tests en tant que membre fondateur de la plate-forme Food Trust d'IBM. Ce réseau cloud collaboratif, comparable à un immense registre sécurisé, fournit aux distributeurs, fournisseurs, producteurs et aux industriels de l’agroalimentaire des données provenant de l'ensemble de leur écosystème.
L’engagement du groupe Nestlé dans cette démarche de transparence traduit sa volonté de renouer une relation de confiance et de proximité avec le consommateur. Une ambition qui l'a par ailleurs conduit à mettre en place l’opération « C’est moi qui fabrique » au cours de laquelle il ouvre les portes de ses usines.A défaut de découvrir la production de ses propres yeux, le consommateur dispose aujourd'hui grâce à la blockchain de données de traçabilité infalsifiables.
Concrètement, en scannant le QR-Code, il accède via son smartphone à une plate-forme sécurisée qui lui permet de retracer les étapes clés de production, du champ au rayon, enrichies par des illustrations ou des vidéos :
Carrefour étend également l'utilisation de la blockchain au secteur textile. Cette blockchain textile concerne dans un premier temps 450 références de la gamme de linge de lit TEX en percale BIO et les bodies bébé BIO en France et en Espagne. Afin de bénéficier d’une plus grande transparence sur les produits qu’ils achètent, les consommateurs, en scannant un simple QR code, peuvent accéder à un grand nombre d’informations.
Ces dernières incluent entre autres le lieu de production et la composition du textile, le mode de culture du coton ainsi que la date et le lieu des différentes étapes par lesquelles il est passé : l’égrenage, la filature, le tissage, la teinture, le processus de fabrication et l’expédition.
Il est important de noter que la certification GOTS est l’unique moyen d’assurer aux consommateurs une traçabilité des vêtements qu’ils achètent et que l'OEKO-TEX® standard 100 est un système international de contrôle et de certification sur les substances nocives dans les textiles.
IBM est reconnu comme le leader dans la mise en place de projets blockchain destinés aux entreprises. Les chercheurs, les experts techniques et métiers de la compagnie ont repoussé les frontières dans la vitesse de traitement des transactions, ont développé la cryptographie la plus avancée pour sécuriser les transactions et fournissent des millions de lignes de code en open source afin de faire progresser la blockchain pour les entreprises.
La plateforme IBM Blockchain basée sur le Cloud fournit les capacités de bout en bout dont les clients ont besoin pour activer rapidement et développer, opérer, gérer et sécuriser avec succès leurs propres réseaux. IBM est un des premiers membres fondateurs d'Hyperledger, un projet de développement collaboratif open source créé afin de faire progresser les technologies blockchain inter-industries.
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