Ces expressions en occitan sont le soleil de notre langue du sud. Elles nous plaisent et nous avons voulu en savoir plus : d'où viennent-elles et comment les emploie-t-on ?
L'humoriste toulonnais Yves Pujol nous dévoile les résultats de nos recherches avec sa faconde légendaire.
Cabanon de chasse dans le Parc naturel régional de Camargue
* Chasper : Palper, tâter, peloter. Vient du provençal "chaspa".* À dache : Loin, très loin. Viendrait du mot "diache" (diable) ou d'un ancien magasin marseillais excentré.* S'escamper : Partir, décamper, s'esquiver. Vient de l'occitan "escampar" ou de l'italien "scappare" (fuir).* Gâche : Un travail, un petit boulot, pas souvent déclaré. Vient de l'italien "guazzo" (terrain détrempé).* Taquet : Coup de poing. A l'origine, pièce de bois utilisée sur les bateaux. Être au taquet signifie aussi être motivé, être à fond.* Gobie : Personne à qui on peut tout faire avaler, qui croit tout, qui gobe tout. Désigne aussi un petit poisson.* Agassins : Les pieds. Vient de l'occitan "agacin" (cor au pied). "Tu me casses les agassins" = tu me casses les pieds.* Barigoule : Faire n'importe quoi, être à côté de la plaque, devenir fou. Vient du provençal "barigoulo" (champignon). C'est aussi une façon de cuisiner les artichauts.* Se lever le maffre : Travailler dur, se donner du mal, se fatiguer.* Bisquer : Enrager, être en colère, être énervé. Vient de l'occitan "biscar" ou du provençal "biscaïre" (pester, éprouver du dépit).* Encatané : Quelqu'un qui n'a pas de chance, qui a le mauvais œil, quelqu'un qui est maudit. Vient du provençal "encatana" (enrager).* Landolfi : Personnage imaginaire du film Marius de Marcel Pagnol.* Oaï : Le bazar, le bordel. Viendrait de l'italien "uino" (pagaille).* Zou : En avant. Viendrait du latin "sursum" (sus, en avant).* Se niasquer : Se saouler, se prendre une cuite. Vient du provençal "la niasque" (l'ivresse).* Emboucaner : Sentir mauvais, énerver, se disputer. Vient de "boucaner" (noircir par la fumée).* Être à payolle : Être fauché, ne plus avoir de sous. Vient de l'italien "pagliolo" (la paille).* Cagnard : Le soleil quand il tape très fort. Viendrait du latin "cania" (la chienne).* S'estramasser : Tomber, s'étaler.* Tanquer : Être planté, bloqué. Décrit aussi une belle femme ou un homme costaud.* Clafi : Plein. Selon l'endroit, on dit aussi "cafi".* La targue : Le nom qui désigne les joutes nautiques en Provence.* Cambaler : Enjamber, enfourcher. Vient du provençal "cambala".* Chercher Molinari : Expression dont l'origine remonte au XVIIIe siècle, lorsqu'un bateau a coulé et bouché l'entrée du Vieux-Port de Marseille.* Encaper : Avoir de la chance, réussir, ou bien tomber aussi. Vient de l'occitan "encapar" (atteindre, arriver à son but).* Gangasser : Remuer, secouer. Vient du provençal "gangassa".* Espanter : Effrayer. Vient de l'occitan "espantar".* Mariole : Quelqu'un de costaud. Faire le mariole, c'est faire le malin, le fanfaron.* Chourer : Voler, dérober, chaparder. Vient du provençal "chouras" (vaurien, chapardeur).* Moulon : Une grande quantité, beaucoup, plein. Vient de l'occitan "molon".* Tête d'aï : Tête d'âne. Quelqu'un qui est têtu, borné, idiot.* Esquicher : Serrer, presser, comprimer, écraser. Vient de l'occitan "esquichar".* Néguer : Se noyer, frapper quelqu'un, le cogner. Déformation du mot latin "necare" (faire périr par la noyade).* Gâté : Un câlin, une étreinte.Les Musiciens de Brême
Couronné d’une crête, le coq porte fièrement son plumage flamboyant. Les oreilles dressées sur le crâne, l’âne affiche un discret pelage gris. A priori, le roi de la basse-cour et le roturier bourricot, n’ont rien en commun. Pour quelle raison une expression française réunit des animaux aussi différents ? Que signifie la locution ? Et quelle est son origine ? “Passer du coq à l’âne” ou “sauter du coq à l’âne” signifie passer soudainement d'un sujet à un autre sans lien évident, sans transition ni liaison. Pour la petite histoire, les Anglo-saxons disent “cock-and-a-bull”, coq et un taureau.Si, aujourd’hui, la locution verbale qualifie l’action de tenir des propos incohérents et décousus qui perturbent la bonne intelligence d’un discours, il n’en n’a pas toujours été ainsi. Certains ont cru voir l’origine de l’expression dans Les Musiciens de Brême, un récit paru en 1815. Dans le fameux conte des frères Grimm, quatre animaux - un âne, un chien, un chat et un coq - montent les uns sur les autres pour épouvanter des brigands. L'âne se trouvant en bas et le coq en haut, l’image ”ׅsauter du coq à l'âne” prenait alors tout son sens.En réalité, on trouve la première trace d’une expression similaire au XIVe siècle sous la forme “saillir du coq à l'asne”. À la fin du moyen-âge, “saillir du coq à l’âne” signifiait changer de sujet inopinément, passer d’une conversation à une autre sans que celle-ci n’ait un lien direct avec la première, s’inspirant de la méprise du coq qui se trompait de partenaire. L’incohérence était alors associée au genre humain pour désigner celui qui parlait sans avoir de suite dans les idées. Exemple dans cet écrit attribué à Guillaume Crétin : « De moi vraiment vous vous raillez ; trop vous faillez, car vous saillez du coq en l'asne évidemment.L’évolution linguistique a ôté son s à “asne” et l’a coiffé d’un circonflexe. Parallèlement, le mot “âne” a cessé de désigner à la fois la femelle du canard et l’équidé. Mais dans la locution verbale, la confusion est restée. Quant au verbe saillir, il s’est vulgarisé au XVIe siècle pour devenir, dans la locution verbale, “sauter” puis ”passer”. La formule était alors davantage employée pour désigner la volonté d’introduire un autre sujet dans un dialogue afin de faire diversion. On pouvait ainsi dire des enfants qu’ils passaient du coq à l’âne pour échapper à une réprimande après avoir commis une sottise.On rencontre en littérature l’expression sans trait d’union. Ainsi, en plaçant un article devant "coq-à-l’âne", les écrivains ont inventé un nom commun. Au XVIe siècle, le substantif décrit un genre poétique créé de toutes pièces par Clément Marot, pour critiquer, par le biais du non-sens et de l’énigme, des personnages ou des événements réels. Sa première œuvre satirique intitulée “Epistre du Coq en l'Asne” daterait de 1531. Un large consensus attribue au poète français l’association de cette formule à un discours interrompu, qui n’a ni queue ni tête.| Type de viande | Temps de cuisson (cocotte-minute) |
|---|---|
| Viande blanche | 20 minutes |
| Viande rouge | 25 minutes |
En suivant ces conseils, vous pourrez profiter pleinement des avantages de la cocotte-minute : gain de temps et plats savoureux !
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