L'USB-C est devenu un connecteur omniprésent, des smartphones aux ordinateurs portables, promettant une simplicité d'utilisation sans précédent et visant à la standardiser. Cependant, il présente des avantages et des contraintes qu'il est important de comprendre.
Lorsque votre PC est branché, vous pouvez voir un message indiquant que votre PC se charge lentement ou se décharge lorsque vous pointez sur ou sélectionnez l’icône Batterie dans la barre des tâches. Cela peut se produire si vous utilisez un chargeur qui ne répond pas aux exigences de votre appareil.
Il est donc essentiel de connaître les limitations et les solutions pour alimenter correctement votre PC portable via USB.
Sur un PC moderne, tous les ports USB ne se valent pas. Entre USB-A, USB-C, USB 2.0, USB 3.2 ou USB4, il est facile de brancher un périphérique « au mauvais endroit » et de perdre en débit ou en stabilité.
Les ports USB-A restent les plus faciles à identifier, mais aussi les plus trompeurs. Derrière un port USB-A peuvent en effet se cacher plusieurs standards, allant de l’USB 2.0 à l’USB 3.2 Gen2. Le problème apparaît lorsqu’on y branche des périphériques gourmands, comme des SSD externes rapides (SSD PCIe 4), des cartes de capture ou des webcams 4K. Le port fonctionne, mais il devient un goulot d’étranglement.
Côté alimentation, l’USB-A est également limité. Il est donc normal que la recharge ne prenne pas si on utilise le smartphone tout en le laissant connecté. Dans le meilleur des cas, recharger un smartphone via un port USB-A d’ordinateur fonctionne, mais lentement, très lentement.
Le USB-C est aujourd’hui un connecteur qui a tout pour plaire : débits élevés, recharge rapide, vidéo, tout sur un seul câble. Smartphone Android et même les récents iPhone l’ont adopté.
Derrière un port USB-C peut en effet se cacher de l’USB 2.0, de l’USB 3.2, de l’USB4 ou même du Thunderbolt. Son autre force est la recharge via USB Power Delivery. Selon le chargeur et le câble, un port USB-C peut fournir de 20 W pour un smartphone à 100 W pour un ordinateur portable, voire davantage sur du matériel très récent.
Contrairement à l’USB-A, il n’existe pas de code couleur universel pour l’USB-C. Brancher un SSD rapide ou une carte de capture sur le premier port venu peut ainsi diviser les performances par deux.
La seule solution fiable consiste à consulter la documentation du PC et à réserver les ports les plus rapides aux périphériques exigeants.
La première erreur consiste à croire que tous les ports USB-C se valent. Beaucoup sont limités par le contrôleur interne ou le câble utilisé. Autre piège courant, recharger un smartphone sur un port USB-A de PC et s’étonner de la lenteur. Ce n’est pas une panne, c’est une limite technique.
Enfin, multiplier hubs bas de gamme et adaptateurs empilés dégrade les débits et parfois la stabilité.
Le connecteur USB-C pourrait devenir le connecteur universel pour l’audio, la vidéo et les données. Il en a les capacités. Mais il présente aussi des contraintes. Les connecteurs HDMI et DisplayPort restent donc d’actualité.
L’USB-C est la dernière évolution du célèbre connecteur informatique USB. L’USB dans sa version 1.1 avec le connecteur plat USB-A existe depuis plus de 20 ans. Il est connu de tous et utilisé mondialement. Il a ensuite connu des déclinaisons en termes de connecteur (mini-, micro-, USB-B) et de versions lui apportant plus de débit.
En 2008, l’USB 3.0 a été officialisé avec un débit maximal porté à 5 Gbps. Il se reconnaît pas l’intérieur de son connecteur de couleur bleue. En 2013, l’USB 3.1 a doublé le débit pour atteindre 10 Gbps. Cette version inaugure le connecteur USB-C. Cette nouvelle prise présente un avantage majeur : elle n’a pas de sens d’insertion !
Comparativement au connecteur USB-A « bleu », le nombre de contacts passe de 6 à 24. Contrairement à l’USB type A ou B, le connecteur USB type C est multi-fonctions. Et c’est là où tout se complique. Toutes les prises USB sont identiques mais elles ne sont pas pour autant pleinement compatibles. Rien ne les différencie si ce n’est l’appareil qui les accueille.
Sur un ordinateur PC ou un smartphone Android, le connecteur USB-C fait passer de l’USB 3.2 à 20 Gbps maximum. Universel, il sert aussi bien aux données, à l’image, au son qu’à la recharge.
Le connecteur USB-C sur un appareil Apple, Mac ou iPad, s’appelle Thunderbolt 3 (ou TB3). Il supporte un débit de 40 Gbps, ce qui le rend incompatible avec l’univers PC/Android pour certains types d’applications. Un port Thunderbolt 3 est capable d’alimenter deux écrans 4K chaînés par exemple.
L’USB-C peut être réduit à transporter uniquement un signal DisplayPort, alternativement au connecteur DP classique. Il ajoute l’alimentation.
Nous avons vu le connecteur en détail. Il est aussi question du câble en lui-même. Les protocoles USB 3.1/3.2 comme le Thunderbolt 3 savent faire passer 100 Watts à travers un cordon USB-C. Mais il existe deux types de cordons : 60 Watts maximum ou 100 Watts maximum. Il faut choisir le bon cordon selon le type d’appareil à alimenter.
Tous les cordons ne sont pas capables de gérer les mêmes débits. Un cordon TB3 doit faire passer 40 Gbps. Il est donc nécessaire de choisir des cordons certifiés pour l’usage prévu afin de ne pas se retrouver bloqué en termes de débit.
Les cordons USB-C capables de passer 40 Gbps sont des cordons aux longueurs très limitées pour des questions de débit et de puissance. Il n’existe pas d’extendeur USB-C à ce jour, même s’il est possible de chaîner les appareils, chaque appareil faisant office de répéteur.
Pour avoir des cordons plus longs, et peut-être même sur fibre optique, il faudrait alors logiquement se passer de l’alimentation. Ce n’est pour l’instant pas à l’ordre du jour.
De plus en plus d’ordinateurs sont équipés d’un port USB-C remplaçant la sortie vidéo habituelle. Les Mac bien sûr, mais aussi les PC désormais.
A ce jour, il n’existe pas encore de sources audiovisuelles où l’USB-C aurait remplacé le HDMI ou le DisplayPort. L’USB-C est donc cantonné à l’univers informatique.
En résumé, la connexion USB-C offre autant d’avantages que de contraintes. D’un côté elle simplifie la connexion et vise à la standardiser, avec des débits jusqu’à 40 Gbps. De l’autre, elle est limitée en termes de longueur de câble avec des disparités sur les capacités selon les versions et les cordons.
A ce sujet, la prochaine évolution USB 4 reprendra le fonctionnement et le débit du TB3 et offrira donc une compatibilité totale du connecteur USB-C sur toutes les plateformes. Un seul câble pour les gouverner tous !
Depuis les dernières réglementations européennes, l’USB-C est devenu le câble universel. Des smartphones aux ordinateurs portables, en passant par les tablettes, ce connecteur promet une simplicité d’utilisation sans précédent.
Le cœur du problème se situe au niveau de la batterie. Contrairement aux chargeurs propriétaires, qui sont conçus spécifiquement pour votre machine, la charge USB-C fonctionne différemment. Au lieu d’alimenter directement les composants de votre ordinateur, l’énergie passe d’abord par la batterie.
Cela peut sembler anodin, mais les conséquences sont loin d’être négligeables. Imaginez que votre batterie court un marathon. Avec un chargeur propriétaire, elle court une fois, puis se repose. Avec l’USB-C, c’est comme si elle courait constamment des sprints. Ce cycle incessant de mini-charges et décharges accélère son usure.
Certains fabricants ont tenté de résoudre ce problème en introduisant la technologie USB-C Power Delivery (PD) Pass-Through. Cette innovation permet à l’ordinateur de puiser l’énergie directement depuis le chargeur, sans solliciter la batterie.
Une solution parfaite, direz-vous ? Le PD Pass-Through est complexe à mettre en œuvre et coûteux. Résultat : peu d’ordinateurs en sont équipés. Et même lorsqu’ils le sont, les limites de puissance peuvent poser problème.
Prenons l’exemple d’un PC gaming comme le ROG Zephyrus d’ASUS : sa charge USB-C est plafonnée à 100W. Pour un usage bureautique, c’est suffisant. Mais lancez un jeu gourmand ou un logiciel de rendu 3D, et votre ordinateur consommera bien plus.
La différence ? Le problème ne s’arrête pas là. Même sur les ordinateurs équipés du PD Pass-Through, son implémentation varie grandement d’un modèle à l’autre. Certains continuent de solliciter la batterie même lorsqu’elle est pleine et que l’ordinateur est branché.
Face à ces défis, certains utilisateurs avertis ont trouvé des parades. L’une d’elles consiste à limiter la charge de la batterie entre 40% et 60% grâce à des logiciels de gestion des performances. Cette astuce permet de réduire le stress sur la batterie.
Alors, faut-il totalement bannir la charge USB-C ? Pas nécessairement. Pour un usage ponctuel ou en déplacement, elle reste une option pratique. Le vrai problème survient lors d’une utilisation prolongée, notamment pour des tâches intensives comme le gaming ou le montage vidéo.
La solution ? Revenez aux sources. Utilisez le chargeur propriétaire de votre ordinateur pour les sessions de travail longues ou exigeantes. Il est conçu spécifiquement pour votre machine et sait comment la traiter avec soin. Réservez l’USB-C pour les situations d’urgence ou les courtes sessions de travail.
La charge USB-C peut accélérer l’usure de la batterie de votre ordinateur portable. Même avec la technologie Pass-Through, les limitations de puissance peuvent poser problème pour les tâches intensives.
Privilégiez le chargeur propriétaire pour les longues sessions et réservez l’USB-C aux situations d’urgence.
Si vous rencontrez des problèmes USB Type-C (USB-C), tels qu'un périphérique USB non reconnu, des limitations de fonctionnalité des périphériques Thunderbolt, des problèmes d'affichage USB Type-C, etc., suivez les étapes de dépannage suivantes :
| Type d'USB | Débit Maximal | Tension Typique | Utilisations Courantes |
|---|---|---|---|
| USB-A 2.0 | 480 Mbps | 5V | Claviers, souris, périphériques bas débit |
| USB-A 3.0/3.1 | 5 Gbps / 10 Gbps | 5V | Disques durs externes, clés USB |
| USB-C 3.1/3.2 | 10 Gbps / 20 Gbps | 5V - 20V | Ordinateurs portables, smartphones, transferts rapides |
| USB-C Thunderbolt 3 | 40 Gbps | 5V - 20V | Stations d'accueil, écrans 4K, transferts ultra-rapides |
Comprendre les limitations et les solutions associées à l'alimentation des PC portables via USB est essentiel pour optimiser l'utilisation de vos appareils et prolonger leur durée de vie.
tags: #alimenter #pc #portable #par #usb #limitations
Vrac zéro déchet et Primeurs de saison au plus proche de chez vous à Thorigné-Fouillard près de rennes en Ille et Vilaine 32
© 2021 - Du bocal à l'assiette - Tous droits réservés / création web : 6cyic