La dysphagie se définit par une gêne ou un blocage ressenti lors du trajet d’un aliment ou d’une boisson depuis la bouche jusqu’à l’estomac. En France, 2 millions de personnes en souffriraient. La dysphagie est un obstacle à la déglutition. La dysphagie se manifeste par un blocage qui empêche la descente de certains aliments, et parfois même de liquides, dans l’œsophage. La dysphagie est une sensation de gêne ou d’obstacle à la progression des aliments au cours de la déglutition, pouvant survenir par intermittence.
Elle se distingue de l’odynophagie, qui elle est caractérisée par une douleur empêchant d’avaler. L’aphagie, enfin, désigne l’absence de déglutition. Il ne faut pas non plus confondre la dysphagie avec une douleur lors de la déglutition ou odynophagie. La dysphagie ne doit pas être confondue avec le syndrome qualifié de boule dans la gorge qui correspond à la sensation d'avoir une boule ou une masse dans la gorge, non corrélée à la prise d'aliments et alors qu'aucune masse n'est présente.
Les troubles de déglutition peuvent être rencontrés à tous les âges de la vie. Elle peut survenir à tous les âges de la vie, dans la petite enfance comme chez les personnes très âgées. Les jeunes enfants et les personnes qui ont des difficultés à communiquer ou des troubles cognitifs n’expriment pas toujours de façon précise ou ne ressentent pas forcément de façon typique leurs difficultés à avaler. La dysphagie affecte le plus souvent les personnes âgées. Il s’agit d’un trouble fréquent en gériatrie.
Lorsqu'ils sont bloqués dans l’œsophage, les aliments provoquent une gêne, parfois accompagnée d’hypersalivation, de douleurs ou de sensations d’oppression dans la poitrine, voire d’étouffement dans certains cas. Si la dysphasie concerne majoritairement des aliments solides, elle peut, dans certains cas, avoir lieu uniquement avec des aliments liquides.
Faire une fausse route, c’est avaler « de travers » : l’aliment ou le liquide passe dans les voies respiratoires au lieu d’aller dans l’œsophage, ce qui peut provoquer des bronchites ou des infections des poumons à répétition ou encore entrainer un étouffement.
Déglutir est beaucoup plus complexe qu’il n’y parait. Cela suppose des actions volontaires et involontaires reposant sur des muscles striés et des muscles lisses, parfaitement coordonnés entre eux et aussi avec les muscles respiratoires.
Trois étapes sont nécessaires pour acheminer jusqu’à l’estomac un simple morceau de pain :
L’origine d’une dysphagie peut se situer à chacune de ces trois étapes.
Si la difficulté à avaler est apparue de façon brutale, une consultation en urgence s’impose car il peut s’agir d’un aliment bloqué ou d’un corps étranger (bille, pile bouton…). Il faut appeler le Samu (15) si la personne s’étouffe.
En dehors de cette situation, il faut prendre rendez-vous avec son médecin généraliste pour toute dysphagie persistante. Il pourra entreprendre un premier bilan et orienter, si besoin, vers le spécialiste le plus adapté (ORL, gastro-entérologue, neurologue…). Consulter sans trop tarder, c’est important afin d’éviter de subir de trop lourdes conséquences de la dysphagie et pour bénéficier au plus vite d’un traitement efficace.
La dysphagie peut avoir plusieurs causes. C’est la raison pour laquelle elle peut être traitée par un oto-rhino-laryngologiste (ORL), un gastro-entérologue ou un neurologue.
Parmi les causes possibles :
| Cause Possible | Description | Examen Recommandé |
|---|---|---|
| Infections ORL (angine, pharyngite) | Inflammation temporaire de la gorge | Examen clinique ORL |
| Cancer de l'œsophage ou ORL | Croissance tumorale affectant la déglutition | Endoscopie digestive haute, biopsie |
| Reflux Gastro-Œsophagien (RGO) | Remontée acide irritant l'œsophage | Endoscopie, manométrie œsophagienne |
| Maladies Neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer) | Dysfonctionnement neurologique affectant la déglutition | Évaluation neurologique |
| Diverticule de Zenker | Poche formée à l'entrée de l'œsophage | Examen radiologique, endoscopie |
Il est important d’être attentif aux signes et aux symptômes qui peuvent indiquer la présence d’une dysphagie chez un proche âgé.
Voici quelques manifestations possibles :
Si vous constatez un ou plusieurs de ces signes chez votre proche, il est important de consulter un médecin pour poser un diagnostic et mettre en place un plan de prise en charge adapté.
Si votre proche est atteint de dysphagie, voici quelques conseils pour l’aider au quotidien :
Enfin, n’oubliez pas que la dysphagie peut être source de stress, de frustration et d’isolement pour votre proche. Il est donc essentiel de l’accompagner avec bienveillance, de l’encourager et de favoriser les moments de partage autour des repas. N’hésitez pas à lui proposer des plats appétissants et variés, en tenant compte de ses préférences et de ses besoins nutritionnels.
En complément des conseils précédents, voici quelques astuces qui peuvent faciliter la prise en charge de la dysphagie chez un senior :
En cas de dysphagie sévère et persistante, évoquez avec le médecin la possibilité d’avoir recours à une aide technique, comme une sonde de nutrition entérale, pour assurer les apports nutritionnels et l’hydratation de votre proche.
En cas de dysphagie haute, un examen ORL est d’abord pratiqué, afin de vérifier une éventuelle anomalie du pharynx ou des amygdales. En cas de suspicion de dysphagie haute, un examen ORL ("laryngoscopie" ou "nasofibroscopie") s’impose. Il est malgré tout possible de ressentir un blocage au niveau du cou, alors même que la dysphagie est basse ou œsophagienne.
Quel que soit le type de dysphagie, une endoscopie digestive haute est effectuée pour vérifier l’état de la muqueuse et détecter une possible sténose. C’est la raison pour laquelle une endoscopie digestive haute ou œso-gastro-duodénale doit être systématique. Au moyen d’un tube souple équipé d’une caméra et d’un éclairage (endoscope) introduit par la bouche, elle explore l’état de la muqueuse, constatant la présence ou non d’une sténose de l’œsophage. L’endoscopie digestive haute est indispensable au diagnostic d’une dysphagie. Des prélèvements ont lieu à cette occasion pour préciser le diagnostic. Si l’endoscopie est normale, des examens plus spécialisés sont prescrits : la manométrie œsophagienne, notamment. Cet examen permet de repérer plus facilement un éventuel trouble moteur au niveau de l’œsophage.
La dysphasie étant un symptôme, c’est en soignant sa cause qu’il sera possible de le supprimer. En cas de trouble fonctionnel, mais aussi en présence d’une tumeur, il est possible de les traiter par la chirurgie ou l’endoscopie, selon les cas. En cas de sténose, il est possible de la dilater pendant l’endoscopie digestive, à l’aide de ballonnets. Le gastro-entérologue peut également choisir de placer une prothèse provisoire ou définitive, afin de faciliter le passage des aliments.
La prise en charge de la dysphagie chez un senior est avant tout une question d’adaptation et de collaboration entre le patient, les proches aidants et les professionnels de santé. En prenant en compte les besoins et les capacités de votre proche, et en mettant en place des stratégies adaptées, vous pourrez l’aider à mieux vivre avec ce trouble et à préserver sa qualité de vie au quotidien.
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