Les aliments dans les poumons : Causes et conséquences

Maintenir une fonction pulmonaire optimale et prévenir les maladies respiratoires nécessite de connaître les aliments à éviter et ceux à privilégier. Certains aliments peuvent exacerber les problèmes respiratoires ou contribuer à des inflammations nuisibles à la santé des poumons. Cet article explore les causes et les conséquences de la présence d'aliments dans les poumons, ainsi que les mesures préventives et les solutions disponibles.

Crédit Image : www.sphere-nutrition.be

Qu'est-ce qu'une fausse route ?

Faire une fausse route, c’est « avaler de travers », il s’agit du passage de liquides ou d’aliments dans les voies respiratoires. La fausse route se manifeste généralement par une toux pendant ou après la déglutition. La personne a avalé de travers et on a l’impression qu’elle s’étrangle. Pourtant, la fausse route peut aussi être silencieuse.

La déglutition se déroule en trois phases :

  1. Phase orale : la nourriture est en bouche et vous la mastiquez tout en appréciant sa texture et ses saveurs. Durant cette phase, la nourriture constitue ce que l’on appelle le « bol alimentaire ».
  2. Phase pharyngée : le bol alimentaire est alors propulsé vers l’arrière de la cavité buccale.
  3. Phase œsophagienne : le bol alimentaire est propulsé à l’extrémité supérieure de l’œsophage.

Un problème lors d’une des trois phases peut entraîner une fausse route. La fausse route se traduit lors de la phase œsophagienne. Au lieu de rejoindre l’œsophage et l’estomac, l’aliment se coince dans le pharynx, le larynx, la trachée ou l’une des deux bronches. Il bloque les voies respiratoires, et empêche l’air extérieur de rejoindre les poumons. La personne ne peut plus respirer : elle s’étouffe. La déglutition est un processus complexe qui nécessite une coordination précise depuis la mise en bouche jusqu’à l’estomac.

Si les fausses routes sont régulières, voire quotidiennes, on parle de « trouble de la déglutition » : la dysphagie.

Dysphagie (troubles de la déglutition) et Fausse route, qu'est-ce que c'est ?

Causes des fausses routes

Plusieurs types d’aliments peuvent obstruer les voies aériennes et gêner (ou bloquer) la respiration : un aliment liquide ou solide, un morceau de viande trop gros ou, au contraire, un aliment de petite taille (une cacahuète ou une pistache, un bonbon rond et dur, un grain de raisin…). Un repas pris trop rapidement, des difficultés à mâcher et à avaler, un éclat de rire ou un mouvement de surprise en mangeant peuvent aussi être des causes.

Facteurs de risque

  • Les personnes dont le système immunitaire est affaibli (personnes âgées, enfants de bas âge)
  • Les fumeurs et les alcooliques
  • Les personnes souffrant d’insuffisance rénale

Conséquences des aliments dans les poumons

Les fausses routes peuvent être à l’origine de troubles importants (infections pulmonaires, gêne respiratoire, etc.). Si elle ne fait pas attention, une personne peut facilement s’étouffer avec un petit objet du quotidien (une vis ou une cheville qu’elle tient entre ses dents pendant qu’elle bricole, par exemple). Les bébés et les jeunes enfants peuvent quant à eux avaler de travers les petits jouets ou les objets à leur portée (une bille ou une petite pile ronde, un capuchon de stylo ou une pièce de monnaie…)

Pneumopathie d'inhalation

Si une personne avale de travers de manière répétée, cela peut conduire à une pneumopathie d'inhalation. La pneumonie d’inhalation se caractérise par l’inhalation d’un liquide gastrique qui se dépose dans les voies aériennes inférieures ou au niveau du pharynx. Pour être plus claire, la pneumonie d’inhalation provient de passage de reflux gastrique ou d’aliments dans les voies respiratoires. Elle est communément appelée fausses routes. Ce genre de pneumopathie touche généralement les personnes âgées qui se trouvent dans le coma ou dans un état de santé critique.

La toux accompagnée de crachat, la dyspnée et la fièvre en sont les symptômes les plus courants.

Autres complications possibles

  • Infections pulmonaires
  • Gêne respiratoire
  • Dénutrition (en raison de la crainte de manger)

Aliments à éviter pour la santé pulmonaire

Pour maintenir une fonction pulmonaire optimale, il est important de limiter la consommation de certains aliments :

  1. Les aliments riches en acides gras trans : Ils sont liés à l'inflammation qui peut affecter la santé des poumons. On les trouve dans les aliments transformés et frits, ainsi que dans les biscuits et pâtisseries industrielles.
  2. Les produits laitiers excessifs : Une consommation excessive peut augmenter la production de mucus, rendant la respiration plus difficile. Il est conseillé de considérer des alternatives plus légères ou des substituts non laitiers.
  3. Les aliments riches en sodium : Une consommation élevée de sodium peut contribuer à la rétention d'eau, ce qui peut aggraver les symptômes chez les personnes atteintes de certaines maladies pulmonaires. On les trouve dans les aliments transformés, les conserves et les repas préparés.
  4. Certains types de boissons : Les boissons alcoolisées et caféinées peuvent déshydrater le corps et nuire à la fonction pulmonaire.
  5. Les aliments qui provoquent des ballonnements : Ils peuvent mettre de la pression sur le diaphragme, rendant la respiration plus difficile. Préparez correctement ces aliments pour réduire leur potentiel de causer des gaz.
  6. Les conservateurs alimentaires : Certains additifs comme les sulfites, présents dans les fruits secs et le vin blanc, peuvent provoquer des réactions chez les personnes asthmatiques.
  7. Les viandes fumées ou grillées à haute température : Elles peuvent contenir des niveaux élevés de composés pro-inflammatoires qui pourraient aggraver les conditions respiratoires.

Que faire en cas de fausse route ?

Il est important de savoir comment réagir en cas de fausse-route alimentaire, pour pouvoir aider la personne à débloquer ses voies aériennes.

Si la personne peut encore respirer

Si l’aliment ne bloque pas totalement le passage de l’air vers les poumons (obstruction partielle), la personne peut continuer à respirer. Elle présente néanmoins une gêne respiratoire, tousse violemment et sa respiration est bruyante. Dans ce cas, il ne faut effectuer aucune manœuvre de secours (au risque de déplacer l’aliment, et de provoquer une obstruction totale des voies aériennes). Si la toux ne permet pas de déloger le corps étranger, il faut conduire la personne à l’hôpital, en position assise.

Si la personne ne peut plus respirer

Si un adulte ou un enfant de plus de deux ans est victime d’une fausse-route devant vous, vous devez d’abord utiliser la technique des claques. Placez-vous sur le côté de la personne, un peu en arrière. Penchez-la vers l’avant, et soutenez sa poitrine dans l’une de vos mains (cela évite au corps étranger de s’enfoncer encore plus dans la trachée). Avec le talon de votre autre main, donnez des claques fermes et vigoureuses entre ses deux omoplates (au milieu du haut du dos). Entre chaque claque, vérifiez l’état de la personne et si l’objet a été expulsé (par un mouvement de toux). Si les claques dans le dos n’ont pas d’effet, il faut passer aux compressions abdominales.

Réservée aux adultes et aux enfants à partir de deux ans, la manœuvre de Heimlich suppose d’abord de mettre la personne qui s’étouffe debout. Placez-vous derrière elle et entourez sa taille à l’aide de vos deux bras (au niveau de la partie supérieure de son abdomen). Faites en sorte que son buste s’incline légèrement vers l’avant. Avec l’une de vos mains, formez un poing : placez ce poing fermé au centre de l’abdomen de la personne, entre le nombril et l’extrémité inférieure de son sternum. Plaquez ce poing contre son ventre à l’aide de votre autre main, et enfoncez-le brusquement et fortement vers vous et vers le haut. Lorsque vous effectuez ce geste, vous devez avoir l'impression de soulever la personne.

Si les gestes de premiers secours ne suffisent pas à déloger l’aliment qui bloque la respiration, vous devez prévenir les services médicaux d’urgence. Vous pouvez joindre les secours au 15 (Samu) ou au 112 (numéro d’urgence européen), depuis un téléphone fixe ou mobile. Vous pouvez également appeler les pompiers, au 18.

Chez les nourrissons et les enfants de moins de 2 ans, on utilise la manœuvre de Mofenson en cas de fausse-route alimentaire. Les secours doivent quant à eux être alertés dès les premiers signes d’étouffement et d’asphyxie (appel gratuit, depuis le 15 ou le 112). Les gestes de premiers secours ne doivent être effectués que si l’enfant ne peut plus du tout respirer, à cause d’une obstruction totale de ses voies respiratoires.

Prévention

Certaines mesures simples permettent d’éviter les fausse-routes alimentaires :

  • Ne jamais donner d’aliments de petite taille à un bébé (cacahuètes, pistaches, petits bonbons ronds et durs…) et toujours les garder hors de sa portée.
  • L’enfant doit apprendre à manger assis (jamais en courant), dans le calme et sans parler.
  • Prendre ses repas dans le calme, assis et à table.
  • Si la personne âgée a du mal à mâcher ou à avaler, il faut découper ou mixer les aliments trop gros ou trop durs.
  • Les médicaments doivent être avalés avec de l’eau, et les prothèses dentaires bien entretenues et régulièrement vérifiées.
  • La personne ne doit pas manger allongée : le buste doit être relevé, en position assise.
  • Manger dans le calme, sans parler ou être sollicité, ni regarder la télévision.

En cas de fausses routes répétées, il vous faudra consulter un médecin généraliste. Il sera en mesure de diagnostiquer l’origine du problème et de prescrire les éventuels moyens à mettre en œuvre pour en réduire le risque. Il vous dirigera très certainement vers un ORL et une orthophoniste.

Traitements et remèdes

Pour soigner la pneumopathie d’origine bactérienne, le meilleur traitement est l’antibiothérapie. Elle doit être réalisée le plus tôt possible pour faciliter la guérison. En cas de pneumopathie d’origine virale, les antibiotiques ne sont pas généralement efficaces. La pneumopathie virale ne requiert pas de traitement spécifique. Elle est généralement sans gravité, mais un contrôle radiologique doit être effectué quelques semaines ou quelques mois après le traitement notamment en cas de pneumonie sévère.

La médecine douce comme l’homéopathie propose des solutions pour soigner la pneumopathie. Les huiles essentielles ont aussi leur place dans la guérison de la pneumopathie. Fluidifiante, antiseptique, expectorante, l’huile essentielle de sapin de Baumier aide à combattre les maladies pulmonaires. Elle est également astringente et antispasmodique. En massage, cette essence est un anti-inflammatoire et un stimulant.

Remèdes naturels

Certains aliments renforcent le système immunitaire en raison de leur forte teneur en vitamines, en oligo-éléments et en minéraux.

  • Jus de carotte : fortifie les poumons et procure une quantité énorme d’antioxydants.
  • Ail et oignon : antibiotiques naturels qui peuvent soigner les poumons et purifier l’organisme.
  • Curcuma : remède naturel pour soigner la pneumonie et autres infections respiratoires.
  • Gingembre : agit comme un antibiotique et aussi un calmant.
  • Goyave, fraise et tomate : trio d'aliments essentiels afin de vaincre des maladies comme la pneumonie.

Aliments/boissons à éviter Aliments/boissons à privilégier
Plats chauds et boissons froides, chaudes ou pétillantes. Les plats tièdes ou boissons tempérées.

Un humidificateur peut être utilisé pour stimuler l’expulsion du mucus. Il faut bien s’hydrater pour éviter la sécheresse et pour rester en bonne santé. Les bains d’oxygènes sont aussi utiles en cas de pneumopathie. Les vapeurs d’eau chaude permettent de désenflammer les poumons et d’inhiber la résistance des mucosités dans les alvéoles.

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