Aide Alimentaire à Montréal : Les Organismes en Action

À Montréal, de nombreux organismes se consacrent à la lutte contre l'insécurité alimentaire, offrant un soutien essentiel aux populations vulnérables. Parmi ces acteurs clés, Moisson Montréal se distingue comme la plus grande banque alimentaire au Canada.

Moisson Montréal : Un Pilier de la Sécurité Alimentaire

Moisson Montréal est devenue au fil des années la plus grande banque alimentaire au Canada en redistribuant environ 86 millions $ en denrées chaque année, ce qui témoigne autant de la constance des besoins que de l’ingéniosité de l’organisme et de la générosité de ses précieux donateurs.

Chaque année, la présence de 11 000 bénévoles correspond au travail de plus de 50 employés à temps plein. Ces bénévoles, qui effectuent des tâches de tri de denrées, de valorisation de produits et d’optimisation de la logistique de distribution, jouent un rôle absolument essentiel au bon fonctionnement de l’organisme.

En 2023, Moisson Montréal a répondu à près d’un million de demandes d’aide alimentaire par mois. Et pourtant, l’insécurité alimentaire reste largement ignorée ou banalisée. La campagne vise précisément à la rendre tangible.

« L’alimentation est malheureusement une dépense compressible. Quand il faut choisir, c’est souvent sur l’épicerie que les ménages font des compromis. »

Chaque dollar reçu à Moisson Montréal donne la capacité de distribuer une valeur de 17$ en denrées. Cela signifie qu’un don de 5$ permet à Moisson Montréal, selon les données du Dispensaire diététique de Montréal, de subvenir aux besoins d’un enfant pendant deux semaines.

Impact et Reconnaissance

En 2018, Moisson Montréal s’est hissée au sein du prestigieux Top 10 Canadian Impact Charities de Charity Intelligence, un groupe de chercheurs indépendants qui évalue chaque année 760 organismes au pays en vertu de quatre paramètres :

  1. Rapport des donateurs
  2. Transparence financière
  3. Besoins de financement
  4. Pourcentage des dons qui vont à la cause

En plus de dons en argent et en denrées, le don de temps est l‘une des ressources les plus précieuses de Moisson Montréal.

Au-delà des aliments, chaque conserve offerte contient une promesse de réconfort. Offrir une collation, c’est offrir un moment de réconfort.

Lasouveraineté alimentaire, enjeu global pour lutter contre la faim

Initiatives et Campagnes de Sensibilisation

Une campagne de sensibilisation percutante a été mise en place avec un panier d'épicerie volontairement trop petit pour y placer ne serait-ce qu’un repas complet. Un objet perturbant qui incarne physiquement ce que vivent chaque jour les 239 000 Montréalais·es qui font appel à l’aide alimentaire chaque mois.

À travers cette campagne, Moisson Montréal veut aller au-delà de la prise de conscience. Un panier, une idée simple, un message percutant : quand la créativité sert à éveiller les consciences, l’impact est immédiat.

Dès que l’information sera disponible, nous la communiquerons ici sur Sisyphe et dans les réseaux sociaux.

Mme Émilie Thuillier, vice-présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal et responsable du développement social et communautaire, de la famille et des aînés, de la condition féminine et de la jeunesse, en compagnie de M. Dany Michaud, directeur général de Moisson Montréal, du comédien Thomas Vallières, porte-parole de l’événement, ainsi que de plusieurs maires d’arrondissement, a donné aujourd’hui le coup d’envoi à la campagne De petits pas contre la faim.

« De petits pas contre la faim est l’occasion de rappeler que l’insécurité alimentaire se vit tous les jours, sans distinction pour les saisons », indique Dany Michaud, directeur de Moisson Montréal.

Grâce à l’implication des moniteurs des camps de jour municipaux et de nombreux partenaires, la journée De petits pas contre la faim se tiendra simultanément dans les arrondissements de Montréal le 30 juillet prochain. Ces denrées contribueront à regarnir les réserves de l’organisme qui tendent à s’épuiser durant cette période de l’été.

Les Montréalais sont donc invités à consulter le site Web de leur arrondissement où seront publiés prochainement des renseignements entourant la collecte qui aura lieu dans leur quartier.

Collecte de Denrées et Paniers des Fêtes

Du 4 au 10 décembre, votre panier remplit aussi celui d’une famille! Pour chaque produit Origine Québec acheté, deux repas seront remis à BAQ, et une partie de cette aide profitera directement à Moisson Montréal! En magasin, vous pouvez aussi contribuer à la caisse avec un petit don qui fait une grande différence, surtout à l’approche des Fêtes!

Parce que lorsqu’un don est fait avec générosité, il devient bien plus qu’un simple aliment : il se transforme en œuvre d’art!

Pour donner vie à ce concept, nous avons demandé à nos partenaires de nommer leur œuvre ainsi qu'une courte description! Un geste simple qui nourrit, rassemble et réchauffe les cœurs.

Le 19 novembre, des milliers de personnes étaient au rendez-vous pour célébrer l’édition 2025 du Train des Fêtes, un moment féerique où la solidarité était à l’honneur et où chaque sourire réchauffait novembre! Grâce à la générosité extraordinaire du public rassemblé aux gares de Beaconsfield et Montréal-Ouest, nous avons amassé plus de 6 000 $ et 1645 kg en denrées pour soutenir les personnes et les familles qui comptent sur nous durant la période des Fêtes! Un immense merci également à CPKC pour son don exceptionnel de 20 000 $, une contribution qui fait briller l’espoir encore plus fort!

Nous sommes extrêmement fiers de présenter le premier emballage en coproduction de l’histoire de Moisson Montréal, réalisé en collaboration avec Delicouki pour nos paniers des Fêtes : de délicieux biscuits en pain d’épice qui goûtent la magie des Fêtes! Quand des partenaires mettent la solidarité au centre, on avance plus loin, et plus humainement.

Un immense merci à Bimbo Canada Canada, qui nous offre généreusement des milliers de pains chaque semaine! Lors de leur plus récent envoi, ils ont même ajouté 700 pains supplémentaires, en plus de leur don hebdomadaire! À l’approche des Fêtes, votre soutien est précieux pour des milliers de personnes qui pourront compter sur cette denrée essentielle! Un aliment simple, mais qui fait toute la différence au quotidien! Merci de nourrir la communauté, semaine après semaine!

C’est un départ pour l’édition 2025 de la guignolée des médias! Cette année, plus que jamais, l’élan de solidarité doit se transformer en urgence d’agir. La guignolée des médias devient la guignolée de l’immédiat! Des milliers de familles comptent sur nous maintenant pour les aider à remplir leur frigo et traverser la période des Fêtes avec dignité! Grâce à vous, la solidarité résonne plus fort et plus loin!

Le Dépôt Alimentaire NDG : Un Modèle Communautaire

Le Dépôt alimentaire NDG (pour Notre-Dame-de-Grâce) a été fondé en 1986 pour offrir une aide alimentaire d’urgence face à la crise économique. La fusion de ces trois organismes a ainsi permis de rassembler au sein d’un même centre les activités de jardinage, de cuisine, d’accès à l’alimentation et d’éducation.

En juin 2018, suite à un appel à projets, le Dépôt rejoint le réseau des centres communautaires d’alimentation du Canada, avec lequel il partage des valeurs et des objectifs communs. Le Dépôt est situé dans l’arrondissement Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce, premier arrondissement de la ville de Montréal en termes de population (Montréal en statistiques, 2018), et qui compte plus de 45 000 résidents (soit 27 % de la population) vivant avec un faible revenu (Table ronde pour la réduction de la pauvreté CDN-NDG, 2018).

En 2017, 14 100 de ces résidents, soit 8,5 % de la population, ont utilisé les services d’une banque alimentaire. Trois secteurs du quartier NDG ont été classés par la direction régionale de santé publique de Montréal en 2013 comme « des déserts alimentaires » (Rotman, 2014). L’arrondissement se distingue également par sa diversité linguistique et ethnoculturelle, avec 47 % d’immigrants - le plus haut taux de la ville de Montréal (Montréal en statistiques, 2018).

« Nous sommes convaincus au Dépôt que l’insécurité alimentaire est un symptôme de la pauvreté, et la façon la plus efficace de combattre la pauvreté c’est d’augmenter les revenus des individus. Ça a beaucoup influencé notre positionnement ces dernières années. On a une vingtaine de programmes basés autour de la santé : des programmes qui visent à améliorer la santé mentale et physique de notre communauté, avec plusieurs portes d’entrée à l’organisme. Soit vous pouvez venir pour un panier d’urgence (avec des choix sains), ou vous pouvez entrer par nos jardins collectifs, nos cours de cuisines, nos marchés de fruits et légumes sains, via nos repas communautaires… Tous nos programmes sont basés sur la santé ainsi que la dignité et le respect. L’idée c’est de bâtir une confiance avec nos participants pour les accompagner à accomplir leurs objectifs de vie » présente Daniel Rotman, le directeur du Dépôt (Rotman, 2021).

Une Vision Holistique de l'Alimentation

Au contraire de l’aide alimentaire classique vue seulement comme une consommation d’aliments, le Dépôt voit l’alimentation non seulement comme une réponse à la faim, mais surtout comme une occasion d’aider des personnes à faible revenu face aux diverses difficultés qu’elles rencontrent.

En entrant au Dépôt par telle ou telle activité, les participants rejoignent un véritable écosystème, qui permet d’agir sur les enjeux systémiques liés à la pauvreté : insécurité alimentaire bien sûr, mais aussi isolement social, santé, développement personnel, engagement citoyen, insertion professionnelle, etc.

En ce sens, on peut considérer le Dépôt, et plus largement les centres communautaires d’alimentation du Canada, comme des espaces de démocratie alimentaire, l’initiative étant un projet porté par la société civile, pour un accès décent à une alimentation saine et durable, avec des valeurs inhérentes de justice sociale (accès, participation, pouvoir d’agir) et de citoyenneté.

Cette transformation sociale, ce changement de paradigme, repose sur une vision holistique de la pauvreté mais aussi de l’alimentation. Multidimensionnelle, l’alimentation l’est autant que la pauvreté.

Elle s’assure que les aliments fournis par le centre sont frais, sains et nutritifs, et ce aussi bien pour la santé des participants que pour la sensibilisation du plus grand nombre aux sujets relatifs à la nutrition et à la pauvreté. Cette politique a été créée avec et pour les participants.

Le Dépôt a de fait repensé tous ses programmes, mais aussi sa politique d’achat, pour s’assurer de la sélection rigoureuse des aliments offerts. Les aliments frais et non transformés d’origine locale et/ou biologique sont privilégiés autant que possible, permettant ainsi également de soutenir une transition vers une agriculture plus durable.

En 2019, le Dépôt a reçu la plus haute distinction du concours Prix d’excellence du ministère de la santé et des services sociaux.

En parallèle, réduire l’isolement social ou encore partager les valeurs et les objectifs du Dépôt requièrent que celui-ci soit un espace de mixité sociale, où chacun peut découvrir, apprendre et participer, que ce soit aux ateliers ou en tant que bénévole, quelle que soit sa classe sociale. Les ateliers d’agriculture urbaine, les marchés ou encore les évènements sont ainsi ouverts à toutes et tous. Le Dépôt accueille environ 80 % de personnes à faible revenu, et 20 % issues d’autres classes sociales.

« L’idée, c’est vraiment de continuer ce changement pour pouvoir être un espace pour accompagner les participants et les aider à accomplir ce qu’ils veulent dans la vie. Donc on essaie de créer des programmes de réinsertion d’emploi ou pré-insertion d’emploi. On a plusieurs programmes pour soutenir différents groupes de la population sur certains enjeux spécifiques. C’est vraiment une approche d’empowerment, de respect et de dignité mais aussi une approche d’écoute » explique Daniel Rotman (Rotman, 2020).

L'Empowerment et la Démocratie Alimentaire

Ainsi, cette notion implique une démarche émancipatrice, qui part de l’individu grâce à un développement, un renforcement de ses capacités, de son estime et de sa confiance en soi, qui lui permettent de s’engager au sein de l’action collective, pour transformer la communauté . En ce sens, la notion d’empowerment rejoint bien le concept de démocratie alimentaire, tout en insistant sur la dimension individuelle propre à l’émancipation de chacun.

« Il y a plus de huit mille personnes qui passent par le Dépôt chaque année.

  • Au club de justice sociale, les participants, les membres de l’équipe du Dépôt et des personnes extérieures discutent, invitent des militants, des représentants du monde académique, des personnes qui vivent dans des situations de pauvreté, pour témoigner, échanger et débattre.
  • La série d’évènements et d’ateliers sur le plaidoyer permet aux membres de s’informer et de se former sur des sujets tels que l’insécurité alimentaire mais aussi le « mal logement » ou encore l’emploi. Évènements et ateliers permettent ainsi de mettre le doigt sur les sujets cruciaux qui touchent les participants directement et quotidiennement. Plus globalement, le Dépôt participe à des activités de plaidoyer envers les médias ou les élus locaux « car on est conscients que nos activités locales ne seront pas suffisantes pour s’adresser aux causes de la pauvreté ou de la sécurité alimentaire » (Rotman, 2021).
  • Un soutien individuel est offert à chaque participant, par exemple au moyen de ressources juridiques mais aussi pour les aider à trouver ou retrouver un emploi. Chaque année, c’est plus de sept cents demandes de référence et d’assistance qui sont satisfaites. Soixante-trois pourcents des participants qui se sont engagés en tant que bénévoles ont acquis de nouvelles compétences grâce au Dépôt, des compétences qui permettent de (re)trouver un emploi plus facilement.

Ainsi, sur mille quatre-vingt-seize bénévoles actifs, douze ont quitté leurs missions pour accepter un emploi (Le Dépôt, 2018a). C’est le cas de Mikhail, qui est venu au Dépôt prendre un panier alimentaire d’urgence lorsqu’il est arrivé au Canada de Russie et qu’il se trouvait avec sa famille dans une situation de précarité. Il a trouvé son premier emploi au Dépôt en tant qu’assistant à la distribution pendant 8 mois.

Depuis le rapprochement des trois organismes pour former le Dépôt centre communautaire d’alimentation, un nouveau modèle d’évaluation a été mis en place, appelé « modèle logique ». Cet outil permet une planification et une évaluation permanente grâce à une explicitation des chemins d’impact des actions.

« Le fait de bâtir une culture ensemble, ça créé une culture où la peur du changement n’existe pas, cela nous permet d’essayer des choses » explique Daniel Rotman (Rotman, 2020).

Actuellement, le Dépôt occupe deux lieux distincts, un pour la partie administrative et l’autre pour les programmes, ce qui est contraignant pour une bonne organisation mais aussi pour un décloisonnement et un développement des activités, notamment avec les organismes partenaires.

Facteurs Clés de Succès

Tout d’abord, le fait d’intégrer plusieurs activités sous un seul chapeau permet aux participants d’avoir plusieurs portes d’entrée : une fois entrés par un atelier de jardinage ou par un panier d’aide alimentaire, ils sont davantage en confiance pour participer à d’autres activités au sein du même organisme, ils n’ont pas à refaire la démarche et à redonner leur confiance, surtout lorsque l’on parle de personnes isolées qui n’ont pas confiance en elles.

Un second facteur clé est de construire une relation de confiance avec chaque partie prenante, une relation qui se construit autour de valeurs et d’objectifs communs. Les parties prenantes dans ce cas peuvent être aussi bien un jardinier d’Action Communiterre, qu’un bénévole au Dépôt, ou un partenaire financeur historique.

Un dispositif d’évaluation permanente des impacts est également essentiel pour la réussite d’un tel projet.

La Grande Boucle Solidaire et Autres Initiatives

La Grande Boucle Solidaire est un projet collectif d’aide alimentaire porté par le RAEM et financé par Centraide du Grand Montréal et la Ville de Montréal. L’objectif principal du projet est de répondre au besoin en aide alimentaire d’urgence en offrant aux personnes vulnérables des repas congelés avec une durée de conservation plus longue.

Tous ces plats ont été rachetés au secteur de l’aviation. Ils ont été distribués aux personnes dans le besoin dans 10 quartiers, dont une ville liée du territoire de l’Est de Montréal, grâce à l’organisation et la mobilisation de plus de 40 organismes dans l’Est.

Toute la logistique est coordonnée de manière mutualisée avec la mise en place de points de chute dans chaque quartier.

Le RAEM reconnaît l’implication des donateurs et des donatrices qui s’engagent à faire la différence avec leur contribution pour contrer l’insécurité alimentaire et pour faciliter la mise en place de solutions collectives et durables à la pauvreté et à l’exclusion sociale. Chaque donateur est un catalyseur de changement et contribue à répondre aux besoins criants et accrus.

Aide d'Urgence aux Demandeurs d'Asile

L’appel des organismes communautaires œuvrant auprès des demandeurs d’asile a été entendu. Une aide d’urgence sera versée à 22 d’entre eux à Montréal, à Laval, en Montérégie et en Capitale-Nationale.

Une somme qui amorce la création d’un fonds d’urgence, qui, selon Stephan Reichhold, directeur général de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI), répond « à très court terme aux besoins essentiels des personnes immigrantes en situation de précarité ».

Répartition des Fonds

3 millions seront versés à Centraide, qui sera responsable de leur redistribution auprès des 22 organismes ciblés de Montréal. Cette somme va soutenir l’aide alimentaire, l’hébergement, l’habillement et l’aide aux familles.

Puis, 12 organismes qui soutiennent l’intégration des nouveaux arrivants, et déjà financés par le MIFI, recevront 500 000 $ CAN. Situés à Montréal, à Laval, en Montérégie et dans la Capitale-Nationale, ces organismes pourront mieux aider à la recherche de logements et à informer les nouveaux arrivants des services auxquels ils ont accès.

Enjeux et Besoins

Une semaine plus tôt, le 24 janvier 2023, la TCRI coorganisait justement une conférence de presse pour mettre en lumière les besoins des organismes communautaires en matière de financement et de ressources humaines pour répondre aux besoins grandissant des demandeurs d’asile.

Le nombre de demandeurs d’asile a en effet augmenté ces dernières années : ils étaient ainsi 92 175, depuis le seul Québec en 2022, selon des données d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) publiées en janvier 2023.Cela représente une hausse de 44 % par rapport à 2019.

Un enjeu relevé par les organismes de Montérégie, également. C’est en effet dans cette région que se situe le chemin Roxham vers les États-Unis, emprunté par 42 % des demandeurs d’asile en 2022.

« On est démunis, débordés par les autres travailleurs temporaires ou résidents permanents. Il y a des jours où des dizaines de demandeurs arrivent chez nous », expliquent Jessica Côté et Khadija Aoutil de l’ANCRE à Saint-Jean-sur-Richelieu.

« Les députés et autres acteurs sont très conscients de ces enjeux et beaucoup de travail est fait pour débloquer la situation des demandeurs d’asile, notamment pour les rendre éligibles à aux services employabilité de Service Québec », poursuit Khadija Aoutil, la coordonnatrice.

Questions Autour des Organismes Admissibles

Bien que l’ANCRE soit un organisme de référence dans la MRC du Haut-Richelieu et qu’il opère en lien direct avec les demandeurs d’asile, il n’est pas admissible au fonds d’urgence « à cause d’une technicalité administrative dans notre entente avec le MIFI », explique Mme Aoutil.

Mme Aoutil précise que l’ANCRE ne reçoit de financement que pour aider les demandeurs d’asile en matière de logement, dans le cadre du Programme d’accompagnement et de soutien à l’intégration (PASI). Une aide qui est à la fois difficile à réaliser en raison d’une pénurie de logements, mais aussi insuffisante, car les besoins des demandeurs d’asile vont bien au-delà de la seule question du logement.

En effet, l’organisme ne reçoit pas de financement pour les vêtements d’hiver, la banque alimentaire, le soutien administratif, l’accompagnement pour trouver et s’inscrire à l’école, l’employabilité, etc. Autant de services d’accompagnement que l’ANCRE dit pour le moment assumer pro bono.

Il a été précisé le 6 février 2023 que d’autres organismes pourraient être soutenus dans un deuxième temps. Une lueur d’espoir pour l’ANCRE et d’autres acteurs de première ligne, auprès des demandeurs d’asile.

Tableau Récapitulatif des Organismes et de Leur Impact

Organisme Mission Principale Impact
Moisson Montréal Assurer un approvisionnement alimentaire optimal aux organismes communautaires montréalais. Redistribution de 86 millions $ en denrées chaque année.
Le Dépôt alimentaire NDG Offrir une aide alimentaire d’urgence et promouvoir la démocratie alimentaire. Programmes basés sur la santé, la dignité et le respect, touchant plus de 8000 personnes par an.
RAEM (La Grande Boucle Solidaire) Répondre au besoin en aide alimentaire d’urgence avec des repas congelés. Distribution de repas dans 10 quartiers de l'Est de Montréal.
Organismes d'aide aux demandeurs d'asile Fournir une aide d'urgence aux demandeurs d'asile en situation de précarité. Aide financière pour l'alimentation, l'hébergement, l'habillement et l'intégration.

tags: #aide #alimentaire #Montréal #organismes

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