Additifs Alimentaires pour Animaux: Types et Utilisation

Depuis les années 1950, l’alimentation animale a considérablement évolué, permettant d’améliorer les performances des élevages, en particulier sur le plan zootechnique. De nouvelles connaissances et techniques laissent espérer qu’elles augmenteront encore à l’avenir. L’élevage de précision promet d’adapter la ration à chaque animal et la modification du microbiote influencera les processus de digestion et de conversion des aliments. Un recours accru aux additifs d’origine biologique (probiotiques) ou chimique favorisera aussi les gains de performance.

La maîtrise de l’alimentation, qui est la consommation de nourriture, et plus encore de la nutrition, c’est-à-dire la manière dont l’organisme utilise la nourriture pour couvrir ses besoins, permet le maintien en bonne santé des animaux et améliore les performances zootechniques des élevages. Pour cela, le rationnement doit être optimal. On peut le définir comme le choix des aliments (quantité et qualité) à distribuer à un animal pour lui permettre d’assurer au mieux la couverture de ses besoins d’entretien et de production. La ration peut être complétée par des additifs ajoutés aux aliments ou à l’eau.

Le rationnement, c’est-à-dire la formulation de la ration alimentaire adéquate, permet de maintenir les animaux en bonne santé et d’améliorer les performances zootechniques de l’élevage, à condition qu’il soit bien équilibré et adapté à l’animal et à la production visée. Il est important de connaître les relations entre les intrants consommés par l’animal et les résultats produits (lait, viande, œufs, laine, etc.).

Types d'Additifs Alimentaires et Leurs Fonctions

Les additifs sont définis par le règlement (CE) n° 1831/2003, qui régit leur utilisation, comme « des substances, micro-organismes ou préparations, autres que les matières premières pour aliments des animaux et les prémélanges, délibérément ajoutés aux aliments pour animaux ou à l’eau pour remplir notamment une ou plusieurs fonctions ». La réglementation est stricte et vise entre autres à assurer la sécurité de l’animal, de l’éleveur et du consommateur des produits d’origine animale. Les produits autorisés sont inscrits sur un registre consultable.

Il existe plusieurs catégories d'additifs alimentaires pour animaux, chacun ayant une fonction spécifique :

  • Additifs technologiques: Ils améliorent la qualité et la sécurité des aliments, notamment leur conservation, leur texture et l’homogénéité des aliments.
  • Additifs sensoriels: Ils améliorent les propriétés organoleptiques des aliments et les rendent plus appétants.
  • Additifs nutritionnels: Ils fournissent des nutriments essentiels tels que les vitamines et les oligo-éléments.
  • Additifs zootechniques: Ils jouent un rôle essentiel pour la qualité des productions, l’atténuation des impacts sur l’environnement, et sur le confort et le bien-être des animaux.

Du début des années 2010 à 2020, un grand nombre d’autorisations a été délivré. Aujourd’hui, plus de 1 500 additifs sont autorisés en alimentation animale, avec des usages d’ordres technologique (conservation), sensoriel (colorant, arôme), nutritionnel, zootechnique (effet sur la croissance), etc. Ces additifs font l’objet d’une concurrence entre États.

Certains additifs sont simples et utilisés depuis longtemps, comme les oligo-éléments et les vitamines. Faciles à fabriquer et à conserver, ils sont produits par l’industrie chimique. D’autres, comme les acides organiques et les enzymes, améliorent la digestibilité de la ration en déclenchant une phase similaire à une prédigestion.

Des antiparasitaires (coccidiostatiques, histomonostatiques, etc.) et des peptides antimicrobiens, ajoutés à l’aliment, sont employés chez le lapin et les volailles. La création de souches de micro-organismes génétiquement modifiés, pouvant sécréter des produits spécifiques suite à l’insertion dans leur génome des gènes codants adéquats, est aussi en forte croissance.

Des lignes directrices spécifiques ont été élaborées par l’Efsa pour aider les industriels à constituer leur dossier de demande d’autorisation par la Commission européenne, prise sur avis de l’Efsa. Celles-ci précisent que l’évaluation du dossier doit confirmer l’intérêt d’une telle modification génétique, et vérifier qu’elle n’entraine ni une résistance aux antimicrobiens ni une toxicité supplémentaire.

D’autres additifs, plus complexes mais d’importance croissante, ont été mis en lumière par des travaux récents sur le microbiote. Les additifs agissant sur le microbiote sont majoritairement des prébiotiques, probiotiques, postbiotiques et symbiotiques (figure 4).

Figure 1: Prébiotiques, probiotiques et postbiotiques

Les probiotiques ont été découverts par le pastorien Elie Metchnikoff en 1904. L’engouement récent pour le microbiote explique leur développement actuel. Leur intérêt réside dans la multiplicité de leurs effets : ils favorisent la microdigestion, augmentent le taux de conversion de la ration et peuvent remplacer les antibiotiques en tant que promoteurs de croissance. Ils améliorent donc les performances zootechniques.

Par exemple, selon une étude américaine, chez le poulet de chair, 17 probiotiques couramment utilisés stimulent le système immunitaire, réduisent les inflammations intestinales, préviennent la colonisation de l’intestin par des pathogènes, diminuent l’excrétion d’ammoniaque et d’urée, et augmentent la croissance.

Figure 2: Microbiote intestinal

Dans l’Union européenne, les antibiotiques sont interdits comme promoteurs de croissance depuis 2006 et, depuis 2022, l’importation de denrées issues d’animaux traités en provenance de pays tiers l’est aussi. À l’échelle de la planète, plus de 20 % des pays membres de l’Organisation mondiale de la santé animale les utilisent toujours, augmentant les risques d’antibiorésistance. Dans les prochaines années, la multiplication des interdictions stimulera très probablement le marché des probiotiques.

Les probiotiques étant des additifs vivants, plusieurs exigences techniques s’imposent. Ils doivent rester en vie tout au long du tractus digestif, jusqu’à la zone cible, et y être délivrés en quantité suffisante pour avoir une efficacité. Ceci limite le nombre de souches utilisables et nécessite des vecteurs efficaces, capables de transporter, protéger (contre les attaques enzymatiques) et libérer le micro-organisme au bon endroit. La validation de leur efficacité se fait à la fois in vitro et in vivo.

Sur le plan technique, les probiotiques doivent être faciles à distribuer et à manipuler. Ils doivent aussi être compatibles avec les technologies de fabrication des aliments (humidité, température, pelliculage, pression, etc.), et des alternatives sous forme de poudre distribuée avec l’aliment existent (premix). Au vu de ces contraintes, les prébiotiques et les postbiotiques, qui ne sont pas vivants, présentent des avantages. Ils sont plus simples à fabriquer, à utiliser, moins coûteux et leur contrôle réglementaire est plus aisé.

Utilisation des Extraits Végétaux

Le secteur de l’alimentation animale est également concerné par le boum de la phytothérapie (médecine fondée sur l’usage des plantes). Ces produits sont parfois à la frontière entre plusieurs types d’aliments pour animaux (matière première ou additif).

Les végétaux se sont dotés de composés métaboliques dits secondaires car ils n’entrent pas dans la croissance de l’individu ou dans sa reproduction. Pourtant ils sont bien synthétisés et ont une fonction. Certains sont volatiles et sont impliqués dans la communication des végétaux vis-à-vis des prédateurs ou des congénères, soit pour rendre les organes inappétants (le plus souvent amers) soit pour rendre certains fruits attractifs (en vue de dissémination) quand ce n’est pas pour alerter les congénères ou même lutter contre d’autres espèces végétales.

Les extraits végétaux autorisés sur le marché européen ont des compositions chimiques très variées et des modes d’actions très complémentaires. La composition des produits dépend du mode d’extraction et de la variabilité en actif. Mais quel que soit le choix du produit que vous ferez, il sera confronté à une réalité complexe et fluctuante. C’est ce qui explique les effets parfois aléatoires des extraits végétaux.

Réglementation et Contrôle des Additifs

En Europe, le cadre réglementaire lié aux substances utilisables dans l’alimentation animale est régulé par le règlement 1831/2003 CE. L’implication d’une entreprise dans une interprofession telle que la FEFANA est un gage de fiabilité dans le choix de son additif.

Dans ce domaine, les réglementations applicables à l’alimentation humaine et à l’alimentation animale sont différentes. Les conditions d’autorisation, d’utilisation et de mise sur le marché des additifs pour l’alimentation animale sont encadrées par le règlement (CE) n°1831/2003. Un additif ne peut être mis sur le marché ou utilisé que s’il a obtenu une autorisation conformément au règlement (CE) n°1831/2003 et s’il respecte les termes de cette autorisation.

La DGCCRF contrôle l’étiquetage, la composition et la présentation des produits d’alimentation animale et la loyauté des allégations qui sont mentionnées. Si des allégations figurent sur le produit, elles doivent être objectives, vérifiables et compréhensibles. Elles ne peuvent pas avoir une visée thérapeutique (traitement ou guérison d’une maladie).

Additifs Spécifiques pour Animaux de Compagnie

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Les capteurs de mycotoxines neutralisent les mycotoxines présentes dans les aliments pour le petfood, réduisant leur toxicité. Ils améliorent la sécurité alimentaire et préviennent les problèmes de santé comme les troubles digestifs et les affections immunitaires.

Dans l’industrie de la nutrition pour le petfood, la qualité des matières premières et des additifs est déterminante. En tant que fabricant ou mélangeur, assurez-vous de choisir des produits fiables et innovants pour garantir la santé et la performance des animaux.

Des spécialités bio comme la levure de bière, la farine de caroube, le tanin de châtaigner et la terre de diatomée s’inscrivent dans la volonté d’offrir une alimentation saine et équilibrée pour le petfood, tout en respectant l’environnement. Certifiées conformes aux normes biologiques exigeantes des règlements (UE) 2007/834 et (UE) 2008/889, elles garantissent qualité et traçabilité.

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